L'essentiel
Un ETF thématique IA affiche souvent plusieurs dizaines de lignes, un chiffre qui suggère une diversification propre. Sur les trois fonds que je mesure ici face à un ETF Nasdaq-100, la part de leur pondération qui recoupe les mêmes titres va d'au moins 12 à au moins 37 points, à une date donnée et amenée à évoluer chaque jour. Le nombre de lignes ne permet pas de la deviner.
- Le nombre de lignes ne mesure pas l'indépendance des paris. Un ETF thématique IA affiche plusieurs dizaines de lignes, mais une partie de sa pondération recoupe les mêmes entreprises que celles qui pèsent déjà le plus lourd dans un ETF Nasdaq-100.
- Recalcul ligne par ligne sur trois fonds. Sur les 25 premières lignes de chacun, le recouvrement de pondération avec un ETF Nasdaq-100 ressort à au moins 37 points pour AIQ, au moins 29 pour WTAI et au moins 12 pour BOTZ, compositions arrêtées au 14 août 2026.
- Les chiffres publiés en face viennent d'un émetteur en conflit d'intérêt. WisdomTree compare son propre fonds à un concurrent qu'elle n'identifie pas, et un seul de ses nombres, les 40 % de ce concurrent, est rattaché sans ambiguïté au mot recouvrement.
Un ETF thématique intelligence artificielle affiche en général plusieurs dizaines de lignes. Ce chiffre ne dit rien de ce qu’un portefeuille déjà investi en actions larges détient par ailleurs. Une partie de cette pondération recoupe pourtant les mêmes entreprises que celles qui pèsent déjà le plus lourd dans un ETF Nasdaq-100. C’est le seul indice large que je mesure ici. La question se pose de la même façon pour un S&P 500, mais je ne l’ai pas calculée et aucune source de ce dossier ne porte sa composition : rien ici ne permet d’y répondre. Le nombre de lignes mesure la diversité nominale d’un fonds, pas son indépendance économique par rapport à ce que le porteur détient déjà ailleurs.
Compter les lignes n’est pas mesurer la diversification
Rappel, non redémontré ici. L’Analyse fondatrice du dossier documente ce mécanisme pour un ETF cap-pondéré large : un porteur croit détenir plusieurs centaines de paris indépendants, et le compte des lignes ne dit pas combien il en détient réellement. Le chiffre que cette analyse avance en réponse n’est pas versé au présent dossier et aucune de mes sources ne le porte : je ne le reprends donc pas ici, et je n’en garde que la question. Un ETF thématique pose la même question à une autre échelle. Son univers d’investissement est défini par un thème plutôt que par une capitalisation boursière, ce qui ne dit rien a priori de son recouvrement avec un indice large. Ce que je peux opposer à cette question, ce sont des tables de composition et ce que les émetteurs publient d’eux-mêmes. Le reste de cet article s’y tient, en disant chaque fois ce que la source porte et ce qu’elle ne porte pas.
Ce que révèle le recouvrement de pondération
Ce qu’une source unique, en conflit d’intérêt, avance. Une analyse publiée par WisdomTree, l’un des émetteurs d’ETF thématiques IA, compare son propre fonds à un concurrent qu’elle n’identifie pas. Elle écrit que le sien, WTAI, « has relatively low overlap with the Nasdaq-100 and holds only 29% weight in the holdings common with the broad tech gauge », et que le concurrent, désigné Fund A, « has a relatively high overlap of around 40% and has invested around 62% weight in the stocks represented in the Nasdaq-100 ». Il faut lire cette phrase de près avant d’en tirer quoi que ce soit. Un seul nombre y est rattaché sans ambiguïté au mot recouvrement, les 40 % de Fund A. Pour son propre fonds, l’émetteur qualifie le recouvrement de faible sans le chiffrer, et le 29 % qu’il donne porte sur le poids détenu dans les titres communs. Ce n’est pas forcément la même grandeur, et je ne peux pas trancher : la construction est la même que celle des 62 % de Fund A, dont j’explique plus bas qu’ils ne se confondent pas avec un recouvrement. Il n’y a donc pas, dans ce document, de fourchette de recouvrement de 29 à 40 %. Il y a un recouvrement chiffré, sur un fonds non identifié, et deux poids en titres communs.
Ce que la méthode interprète. Même lue au plus prudent, cette page dit une chose utile : l’émetteur oppose un recouvrement faible à un recouvrement élevé à l’intérieur de sa propre catégorie de comparaison. Cela suffit à rendre impossible la généralisation du type « tous les ETF thématiques IA font double emploi avec le Nasdaq-100 », et cela ne suffit à rien d’autre. Le chiffre pertinent n’est pas générique : il est propre à chaque fonds, et se vérifie fonds par fonds. Deux limites en plus de l’ambiguïté de mesure. Le fonds à 40 % n’est pas nommé, la source le désigne seulement comme le fonds le plus performant depuis le début d’année du groupe IA européen à la date du 30 juin 2023 : il est défini sans être identifié, et ses 40 % ne sont attribuables à aucun produit. Et l’émetteur a un intérêt direct dans les deux sens, à minorer son propre recouvrement comme à majorer celui du concurrent. Une piste de vérification pour le lecteur pressé : la même page porte un second nombre proche de 29, un rendement moyen de 29,75 %, qui n’a rien à voir avec un recouvrement.
Point de comparaison indépendant. Un porteur n’a pas besoin de la fourchette communiquée par un émetteur pour vérifier ce chevauchement lui-même : des outils indépendants comme le Portfolio X-Ray de Morningstar ou le comparateur d’ETF.com recoupent en principe les poids de deux fonds ligne par ligne. Ils m’ont tous deux été inaccessibles le 17 août 2026, et de nouveau le 1er septembre 2026, avec le même code de refus (erreur 403). J’ai donc mené le calcul qui suit à la main, ligne par ligne, à partir de données de pondération publiques et datées, pour qu’il reste intégralement vérifiable par un lecteur.
Ce qu’en dit déjà la presse spécialisée. Le sujet n’est pas propre à cet article. Un article de 247wallst.com publié le 3 août 2026 écrit que « foreign chip and memory suppliers such as Samsung, SK hynix, and TSMC sit outside the Nasdaq 100 », et qu’un fonds IA qui les détient en poids a de ce fait une exposition que l’indice ne peut pas répliquer. Noter le sens de lecture : la source explique ce qui écarte certains fonds de l’indice, elle n’écrit pas que les autres le reproduisent, et elle ne publie aucun chiffre de recouvrement. Noter aussi son format, une recommandation de trois fonds à acheter, dont ni la liste des candidats comparés ni les critères de sélection ne sont publiés. Un autre contenu financier, investsnips.com, avance que des fonds IA larges comme AIQ ont « souvent » un recouvrement de 60 à 70 % avec le Nasdaq-100, et, ailleurs sur la même page, que détenir un ETF large donne « 40 à 70 % » d’exposition aux principales lignes de ces fonds. Deux fourchettes différentes, aucune méthode, aucune date, aucune source : ce chiffre ne se compare pas au mien, et il ne peut pas non plus le contredire. Le phénomène est donc déjà identifié, mais il n’est pas tranché fonds par fonds : aucune de ces sources ne publie de recalcul daté, méthodologiquement explicite, et nommant les fonds comparés ligne par ligne.
Un calcul indépendant : méthode, puis résultats pour trois fonds
Méthode. Plutôt que de m’en tenir à la fourchette fournie par l’émetteur, j’ai recalculé le recouvrement de pondération pour trois fonds thématiques IA : deux fonds cités dans la source WisdomTree, le Global X Artificial Intelligence & Technology ETF (AIQ) et le WisdomTree Artificial Intelligence UCITS ETF (WTAI) lui-même, et un troisième fonds non cité par WisdomTree, le Global X Robotics & Artificial Intelligence ETF (BOTZ), ajouté pour appuyer le repère indicatif de redondance sur trois points de données plutôt que deux. Pour chaque fonds, je prends les 25 premières lignes du portefeuille et je les compare aux 25 premières lignes d’un échantillon d’indice, en l’occurrence celles d’un ETF qui réplique le Nasdaq-100, faute d’accès aux pondérations de l’indice lui-même. Pour chaque titre présent dans les deux listes, je retiens le plus petit des deux poids, et j’en fais la somme. Cette définition n’est pas la mienne : c’est mot pour mot celle que WisdomTree publie avec ses propres chiffres, « an overlapping weight is computed as the lower weight of a security that is held both in a given fund and the Nasdaq-100 ». La reprendre telle quelle écarte une source d’écart, la définition de la métrique. Il en reste trois, et elles ne sont pas petites : le périmètre, la date, et la grandeur que ses nombres mesurent réellement. Le résultat s’exprime en points de pourcentage de l’actif du fonds.
Source et date. La page interactive des composants du Nasdaq-100 est restée inaccessible au moment de la vérification, y compris à une nouvelle tentative le 13 août 2026 (page bloquée). L’indice publie en revanche un factsheet officiel au format PDF (Nasdaq Index Research, indexes.nasdaq.com), qui donne ses 10 premières lignes par poids, datées du 30 juin 2026 : NVIDIA, Apple, Micron, Microsoft, AMD, Amazon, Tesla, Alphabet (classe A), Intel et Alphabet (classe C), dans cet ordre. Il faut le comparer au proxy sans lui faire dire plus qu’il ne dit. À huit semaines d’écart, neuf de ces dix noms se retrouvent dans les dix premières lignes du proxy ; le dixième diverge, Intel chez l’indice, Broadcom chez le proxy. L’ordre ne coïncide que sur les deux premiers rangs, et les poids s’écartent jusqu’à 1,59 point sur Microsoft (4,35 % à l’indice contre 5,94 % au proxy), puis 1,13 sur NVIDIA. Le contrôle le plus direct est celui de l’agrégat, et il est plus favorable : les dix premières lignes pèsent 45,04 % à l’indice contre 45,99 % au proxy, moins d’un point d’écart. Cela situe le proxy, cela ne le valide pas. Il ne publie toutefois pas les rangs 11 à 25 nécessaires au calcul qui suit : faute de table complète en accès libre chez l’émetteur de l’indice, le calcul utilise donc en proxy les 25 premières lignes du QQQ, l’ETF qui réplique cet indice, publiées par l’agrégateur de données tiers stockanalysis.com. Les tentatives de remonter directement aux pages ou fichiers de holdings publiés par Global X pour AIQ n’ont pas non plus permis d’obtenir de données exploitables cette fois-ci. Une première série de calculs, en août 2026, comparait chaque fonds à un échantillon d’indice proche du sien, sur deux échantillons d’indice distincts, ce qui rendait les trois résultats mal comparables entre eux. Le dossier ne conserve de cette série qu’une seule date de table de fonds, celle d’AIQ au 10 août. Je les ai refaits le 1er septembre 2026 sur un jeu homogène : les compositions des trois fonds y portent toutes la même date d’arrêté, le 14 août 2026, et sont confrontées à un seul et même échantillon d’indice, arrêté au 27 août 2026. Les quatre tables sont relevées le même jour, chez le même agrégateur, et déposées au dossier documentaire. Deux d’entre elles seulement sont archivées à date chez un tiers, celles du proxy d’indice et de WTAI. Pour BOTZ, la copie renvoyée par l’archive est datée de 2025 et ne corrobore donc pas la table relevée ; pour AIQ, la demande d’archivage a échoué. Le calcul est mécanique et tient en une ligne d’arithmétique par titre commun, si bien qu’il n’y a rien à croire sur parole : n’importe qui disposant des mêmes quatre tables retombe sur les mêmes nombres, ou montre où je me trompe.
Ce jeu homogène a un coût qu’il faut dire : l’écart de date entre les fonds et l’indice y est de treize jours, plus large que dans la première série. J’ai tranché pour la comparabilité des trois fonds entre eux, qui est ce que l’article prétend établir, contre la fraîcheur relative de chaque paire, qui ne l’est pas. Les trois calculs reposent en dernier ressort sur le même agrégateur tiers, faute de corroboration accessible ailleurs.
Résultat, AIQ. Sur ses 25 premières lignes, qui pèsent 68,51 % de l’actif au 14 août 2026, AIQ recoupe l’échantillon d’indice à hauteur d’au moins 37,1 points de pourcentage, par 15 titres communs. Le mot « au moins » est la mesure, pas une précaution de style : au-delà du rang 25, ni le fonds ni l’indice ne sont couverts par le calcul, et tout ce qui s’y trouve ne peut qu’ajouter au recouvrement. Oracle (3,42 % du fonds) est le premier exemple de cette limite : la ligne n’apparaît pas dans les 25 premières de l’échantillon d’indice, sans qu’on puisse en conclure qu’elle est absente des 105 lignes du fonds indiciel. Une première série de calculs, faite en août sur des tables antérieures, donnait 37,2 points. Ces tables ne sont pas au dossier : l’agrégateur ne sert que son arrêté courant, et je n’en avais pas gardé de copie. Le rapprochement des deux chiffres se lit donc comme un souvenir de mesure, pas comme un point de contrôle. Un chiffre de la même page mérite d’être posé ici, parce qu’il va contre l’intuition : les dix premières lignes d’AIQ ne pèsent que 31,93 % de son actif, contre 45,99 % pour l’échantillon d’indice. Le fonds au plancher le plus élevé des trois est donc moins concentré en tête que l’indice auquel on le compare. Là encore, cela vaut pour les planchers, pas pour les recouvrements réels.
Résultat, WTAI. Sur ses 25 premières lignes, qui pèsent 72,11 % de l’actif au 14 août 2026, WTAI recoupe le même échantillon d’indice à hauteur d’au moins 29,4 points, par 10 titres communs. La première série donnait 29,1 points. C’est le seul fonds du dossier pour lequel un chiffre d’émetteur nommément attribué existe, 29 %, et mon recalcul en tombe très près. Une précision s’impose pourtant sur ce que cette proximité prouve : les 29 % de l’émetteur sont arrêtés au 30 juin 2023, ma mesure au 14 août 2026. Trois ans séparent les deux. Ce n’est donc pas une réplication du chiffre de l’émetteur. C’est une mesure faite trois ans plus tard, dont je ne sais pas si elle porte sur la même grandeur que la sienne, et qui retombe au même endroit.
Résultat, BOTZ. Sur ses 25 premières lignes, qui pèsent 84,69 % de l’actif au 14 août 2026, BOTZ recoupe le même échantillon d’indice à hauteur d’au moins 12,5 points, portés par trois titres seulement : NVIDIA, Alphabet et Tesla. La première série donnait 12,3 points. C’est le fonds le plus concentré des trois en tête de portefeuille, 59,72 % sur dix lignes contre 31,93 % pour AIQ, et celui dont le plancher est le plus bas. Sur ces trois cas, le classement des planchers est l’exact inverse de celui de la concentration en tête : 31,93 %, 38,38 % et 59,72 % sur dix lignes, face à des planchers de 37,1, 29,4 et 12,5 points. Trois points ne suffisent pas à établir un lien, et un plancher n’ordonne pas les recouvrements réels : cet ordre inverse est ce que je constate sur ces trois fonds, pas ce que je démontre.
Ce que la méthode interprète. Les trois fonds avaient été mesurés une première fois en août, sur d’autres tables : 37,2 points pour AIQ, 29,1 pour WTAI, 12,3 pour BOTZ, contre 37,1, 29,4 et 12,5 ici. Trois écarts de moins d’un demi-point, et je résiste à en tirer un argument de robustesse, parce que les tables de la première série ne sont pas au dossier et qu’un lecteur ne peut donc pas la refaire. Ce qui est vérifiable est la seconde série, et elle seule. De la stabilité du recouvrement dans le temps, cet article ne dit rien : il faudrait des relevés espacés de plusieurs mois, et je ne les ai pas. Ce que trois applications réussies montrent, sans plus, c’est que la procédure tient sur ces trois cas. Elle ne se généralise pas d’office : ce dossier documente lui-même trois fonds ou indices pour lesquels la table nécessaire n’était pas accessible, et sans table il n’y a pas de calcul. L’écart entre les trois résultats de la série homogène, au moins 12,5 points pour BOTZ contre 29,4 pour WTAI et 37,1 pour AIQ, est compatible avec l’idée que le recouvrement tient à la construction du fonds plutôt qu’à son étiquette. Aucune source de ce dossier ne teste ce lien, et une seule règle de pondération publiée y est versée, celle de WisdomTree : dans WTAI, les « enhancers », les sociétés dont l’intelligence artificielle n’est qu’une part des produits et des revenus, « receive only 10% weight during each semi-annual period ». Un fonds, une règle, un plancher : ce n’est pas un faisceau, et je me garde de le présenter comme tel.
L’écart entre les trois résultats se lit sur les tables, à condition de compter les trois termes et pas deux. Les 25 premières lignes d’un fonds se partagent en trois : ce qui recoupe l’échantillon d’indice, ce qui n’y a aucune contrepartie, et un résidu, la fraction des titres communs où le fonds pèse plus lourd que l’indice et qui n’entre donc pas dans le minimum retenu. Chez AIQ, 37,07 plus 24,10 plus 7,34, soit les 68,51 points des 25 premières lignes. Chez WTAI, 29,39 plus 38,39 plus 4,33, soit 72,11. Chez BOTZ, 12,53 plus 71,52 plus 0,64, soit 84,69. La part sans contrepartie va donc de 24 à 71 points, dans l’ordre inverse des recouvrements sur ces trois cas ; rien n’oblige cet ordre à se reproduire ailleurs, puisque les trois fonds ne couvrent pas la même fraction de leur actif sur 25 lignes. Ce que ces lignes sans contrepartie ont en commun se voit à l’œil : sur les 25 premières lignes de BOTZ, treize portent un préfixe de place hors États-Unis, et elles pèsent 51,73 points de pondération à elles seules ; chez WTAI cinq lignes pour 14,91 points, chez AIQ quatre pour 10,03. Le décompte de lignes ne dit rien sans son poids, ce qui est exactement le reproche que cet article adresse au lecteur d’un ETF. Le factsheet de l’indice donne bien son critère d’inclusion, « non-financial companies listed on The Nasdaq Stock Market », ce qui rend improbable l’appartenance d’une ligne cotée ailleurs. Je m’arrête là plutôt que de chiffrer une part « non éligible » : aucune source de ce dossier ne publie la place de cotation de chaque ligne, et un préfixe de place n’est pas un classement. Le reste de l’écart tient à des lignes sans préfixe de place, comme Sandisk, Snowflake, Lumentum ou GE Vernova chez WTAI, que l’échantillon d’indice ne détient pas dans ses 25 premiers rangs.
Ce que la règle de construction laisse voir
Ce que la méthode interprète, et ce sur quoi elle s’appuie. La tentation, ici, serait d’expliquer le recouvrement par l’état du monde : peu d’entreprises tirent des revenus identifiables de l’intelligence artificielle, ce sont les plus grosses capitalisations, donc les fonds thématiques les reprennent. Je ne l’écris pas, parce que je n’ai au dossier ni revenus par segment ni classement de capitalisation, et qu’une explication sans mesure est une histoire.
Ce que le dossier porte, en revanche, c’est ce que les émetteurs publient d’eux-mêmes, et les deux ne se valent pas. WisdomTree publie une vraie règle de pondération : dans WTAI, les « enhancers », les sociétés qui sont « a prominent force in AI » mais dont ce thème ne représente qu’une part des produits et des revenus, « receive only 10% weight during each semi-annual period ». Global X ne publie pas la méthodologie de l’indice qu’AIQ réplique, l’Indxx Artificial Intelligence & Big Data ; sa page indique seulement que le fonds investit « without regard for sector or geography », ce qui est un périmètre, pas une pondération. Une seule des deux sources donne donc une règle, et les deux fonds affichent des planchers différents, 37,1 contre 29,4 points. Cela ne teste rien : c’est ce que j’ai, et je préfère le dire ainsi plutôt que d’inventer la symétrie qui manque.
Reste ce que les tables montrent sans hypothèse. Une part de ce que ces fonds détiennent n’a aucune contrepartie dans l’échantillon d’indice, 24,10 points chez AIQ et 71,52 chez BOTZ, et c’est cette part entière qui borne le plancher mesuré ici. À l’intérieur, les lignes à préfixe de place hors États-Unis pèsent 10,03 points chez AIQ, sur quatre lignes, et 51,73 points chez BOTZ, sur treize. En faire une borne du recouvrement réel supposerait qu’une cotation étrangère exclut l’appartenance à l’indice : c’est improbable, ce dossier ne l’établit pas.
Ce qu’un porteur détenant déjà un ETF large ajoute réellement
Extrapolation prudente. Un porteur qui détient un ETF Nasdaq-100, et ajoute un ETF thématique IA dont le recouvrement de pondération avec cet indice est du même ordre que ceux mesurés ici, n’ajoute pas une source de risque indépendante dans les proportions que le nombre de lignes du second fonds suggère. Une précision qui appartient à cette phrase et pas seulement aux réserves : ce que je mesure est une composition de portefeuille, pas une corrélation de rendement, et les deux ne se déduisent pas l’une de l’autre. La question se pose de la même façon pour un porteur d’ETF S&P 500, et je ne peux pas y répondre : je n’ai pas fait le calcul, et aucune source de ce dossier ne porte la composition de cet indice. La raison est arithmétique avant d’être financière : deux paniers qui partagent une part de leurs plus grosses lignes partagent, à due concurrence, la variation de ces lignes. Ce dossier ne mesure aucune corrélation de rendement et n’en avance aucune. Le comouvement entre un titre et son indice, que le lexique du dossier définit, est un mécanisme distinct, avec ses propres causes ; il peut s’ajouter à celui-ci, mais aucune source versée ici ne le documente et la conclusion tient sans lui. Ajouter à un portefeuille déjà exposé au même segment un ETF thématique dont une part mesurée de la pondération recoupe cet indice renforce donc, selon toute vraisemblance, une exposition déjà présente plutôt qu’il ne la diversifie, sous une étiquette différente. Ce constat ne vaut pas jugement sur la performance attendue du thème lui-même ; il porte seulement sur son apport réel en matière de diversification, pour un portefeuille qui détient déjà les mêmes titres ailleurs.
Pas de seuil, et c’est délibéré. Les trois calculs menés plus haut donnent au moins 12 points pour BOTZ, au moins 29 pour WTAI, au moins 37 pour AIQ, mesurés sur les 25 premières lignes de chaque fonds à la même date, face au même échantillon d’indice. Une version antérieure de cet article en tirait un repère chiffré, au-delà duquel un fonds aurait été redondant. Je l’ai retiré, pour deux raisons qui tiennent chacune seule. Aucune de mes sources ne relie un niveau de recouvrement à une perte de diversification : ce repère était le mien, sans rien derrière. Et il aurait fallu le comparer à des planchers, alors qu’un plancher ne se compare qu’à un autre plancher : un fonds mesuré à 37 points sur 25 lignes peut parfaitement dépasser n’importe quel seuil une fois ses lignes suivantes prises en compte. Ce qui reste utilisable est plus modeste : entre deux fonds mesurés de la même façon, à la même date et sur le même échantillon, le classement des planchers est comparable. Il n’établit pas le classement des recouvrements réels. Une borne vaut d’ailleurs pour les trois, et elle vient du côté indice : l’échantillon auquel je les compare ne couvre lui-même que 70,06 % de l’actif du proxy sur ses 25 lignes, si bien qu’aucun recouvrement mesuré de cette façon ne peut dépasser ce plafond. Deux classes d’actions Alphabet y coexistent, GOOGL à 3,14 % et GOOG à 2,92 % ; les trois fonds ne détiennent que la première, et 2,92 points de poids d’indice restent donc hors appariement, quelle que soit l’exposition économique réelle de ces fonds à Alphabet, y compris pour BOTZ dont le plancher tient à trois titres. AIQ couvre pour sa part 68,51 % de son actif sur 25 lignes, WTAI 72,11 % : le second garde moins de marge au-delà du rang 25, mais l’écart de leurs planchers, 7,7 points, est plus petit que cette marge, et rien dans mes tables n’interdit que leur classement s’inverse une fois les portefeuilles entiers pris en compte.
Simulateur : concentration et recouvrement d'un ETF thématique
Réglez le poids des 10 principales positions du fonds thématique et son recouvrement de pondération avec un indice large (type Nasdaq-100) déjà détenu par ailleurs. Observez ce qu'il reste réellement de diversification.
Illustration pédagogique simplifiée (10 lignes + 40 lignes de poids égal supposées), pas une donnée de marché observée. Les trois repères, eux, sont mesurés : compositions réelles arrêtées au 14 août 2026, comparées à un échantillon d'indice arrêté au 27 août 2026, sur les 25 premières lignes de chaque côté. Ce sont des planchers, donc la part sans recouvrement affichée en face est un plafond, et une ligne absente de l'indice n'est pas pour autant diversifiante. Valeurs exactes : recouvrement d'au moins 37,07 points pour AIQ, 29,39 pour WTAI, 12,53 pour BOTZ ; poids des dix premières lignes de 31,93 %, 38,38 % et 59,72 %, que le curseur de concentration arrondit au point (voir l'article).
Mes réserves
- Il n’existe pas, chez WisdomTree, de fourchette de recouvrement de 29 % à 40 %. Il y a un recouvrement chiffré (40 %) sur un fonds que l’émetteur ne nomme pas, et deux poids détenus en titres communs (29 % pour son propre fonds, 62 % pour le concurrent). Que les 29 % désignent un recouvrement ou un poids en titres communs n’est pas tranché par le document, et je ne le tranche pas non plus.
- L’émetteur de cette page a un intérêt direct dans les deux sens : afficher un recouvrement faible pour son fonds, élevé pour le concurrent.
- Mon plancher sur WTAI, 29,4 points sur 25 lignes contre 25, tombe à côté des 29 % de l’émetteur. Je n’en tire aucune corroboration : les deux nombres ne partagent pas leur périmètre, l’un est un plancher sur 25 lignes quand l’autre se présente sur des portefeuilles entiers ; ils ne partagent pas leur date d’arrêté, le 14 août 2026 pour le mien contre le 30 juin 2023 pour le sien ; et ils ne mesurent peut-être pas la même grandeur.
- Le factsheet officiel de l’indice ne valide pas le proxy, il le situe : à huit semaines d’écart, neuf des dix premiers noms coïncident, le dixième diverge, l’ordre ne tient que sur deux rangs et les poids s’écartent jusqu’à 1,59 point sur Microsoft. L’agrégat des dix premières lignes, lui, ne diffère que de 0,95 point, 45,04 % contre 45,99 %.
- Tout ce que j’écris ici porte sur le Nasdaq-100 et sur son proxy : je n’ai mesuré aucun recouvrement avec le S&P 500, et ce texte ne doit pas être lu comme s’il en avait mesuré un.
- Je ne peux pas écarter l’hypothèse d’un défaut de reprise chez l’agrégateur au-delà des dix premières lignes de l’indice, et rien dans cet article ne le détecterait. Ce plafond est structurel à ce type de calcul mené en accès public.
- Aucune corroboration indépendante de l’agrégateur n’a abouti. Morningstar et ETF.com refusent l’accès (erreur 403) le 17 août comme le 1er septembre 2026. La page de composants de l’indice chez Nasdaq a répondu 403 le 13 août puis rien du tout le 1er septembre. La page de holdings publiée par Invesco charge sans sa table de pondération, et ce n’est pas un incident : la table est rendue par un composant côté navigateur, elle est absente de la copie archivée comme du document servi aujourd’hui, et l’accès s’est durci en 406 le 29 août. Les trois calculs restent adossés à un seul agrégateur tiers, et un défaut de reprise chez lui serait invisible ici pour tout ce qui dépasse les dix premières lignes de l’indice.
- Les trois calculs sont des planchers limités aux 25 premières lignes de chaque fonds, faute d’accès aux poids officiels complets du Nasdaq-100 au-delà de son top 10. Les compositions de fonds portent toutes la même date d’arrêté, le 14 août 2026, et l’échantillon d’indice le 27 août : treize jours séparent les deux côtés de chaque comparaison. Cet écart est la contrepartie assumée de la comparabilité des trois fonds entre eux.
- L’autre chiffre en circulation, chez investsnips.com, annonce 60 à 70 % pour des fonds IA larges « comme AIQ », donc pour une catégorie avec AIQ en exemple, pas pour AIQ. Sans périmètre ni date déclarés en face, il ne s’oppose pas à mes 37,1 points et ne les corrobore pas : un plancher sur 25 lignes est parfaitement compatible avec un total plus élevé.
- Le recouvrement de pondération mesure une composition de portefeuille, pas une corrélation de rendement statistique. Les deux notions sont liées, mais distinctes. En particulier, une ligne absente de l’indice n’est pas pour autant diversifiante.
- Ce que je ne mesure nulle part : le recouvrement avec le S&P 500, la place de cotation de chaque ligne, et donc son éligibilité formelle au Nasdaq-100. Un préfixe de place étrangère rend l’appartenance improbable, il ne la réfute pas.
- Cette analyse porte sur le thème intelligence artificielle, le plus documenté sur ce mécanisme. Elle ne se généralise pas sans vérification aux autres ETF sectoriels et thématiques.
Avant tout ajout au portefeuille, l’implication concrète reste de comparer les dix premières lignes d’un ETF thématique à celles de l’ETF large déjà détenu, plutôt que de se fier au nombre total de lignes ou à l’intitulé commercial du fonds.
Retour au dossier ETF. Voir aussi ETF et diversification : la limite que les preuves révèlent.
ISP-F16/100· 0-30 % · Preuves très limitées · La preuve centrale de cette page est un calcul de recouvrement de pondération mené sur trois fonds nommés, à partir de tables de composition publiées. C'est un rapprochement de portefeuilles réels, reproductible et daté, sans population de contrôle ni validation hors échantillon : le barreau 7 le décrit exactement, et son contre-exemple aussi, puisqu'il avertit qu'un couple de fonds ne mesure pas un marché. Je ne monte pas au barreau de la mesure exhaustive de marché, qui exige la population complète des actifs concernés : trois fonds sur les dizaines qui portent l'étiquette intelligence artificielle n'en sont pas une, et le calcul s'arrête aux 25 premières lignes de chaque côté, soit une fraction des 96, 59, 65 et 105 lignes en jeu. Je ne prends pas non plus le barreau de l'agrégat institutionnel, qui suppose une remontée réglementaire : un agrégateur commercial n'en est pas une. La convergence n'est pas mesurable, et le mot est pesé, parce qu'aucun des chiffres en circulation ne porte sur l'objet que je mesure : ils ne peuvent donc ni me confirmer ni me contredire. Sur WTAI, le seul fonds pour lequel l'émetteur publie un nombre, mon plancher sur 25 lignes tombe près des 29 % annoncés, mais ces 29 % pourraient désigner un poids en titres communs plutôt qu'un recouvrement, ils datent de trois ans plus tôt, et le document ne dit pas sur quel périmètre ils portent : cette proximité n'est pas une confirmation, faute de savoir si les deux nombres désignent la même grandeur. Sur AIQ, le seul autre chiffre en circulation annonce 60 à 70 % pour une catégorie dont AIQ est l'exemple, sans périmètre ni date : un plancher de 37,1 points sur 25 lignes est compatible avec un tel total, donc rien ne s'oppose et rien ne se rapproche. Les deux chiffres restants viennent d'une partie prenante et l'un porte sur un fonds qu'elle ne nomme pas. La réplication est nulle : aucun tiers n'a publié ce calcul sur ces trois fonds à ces dates. WisdomTree a publié un recouvrement chiffré sur un fonds concurrent qu'il ne nomme pas, et un poids en titres communs sur le sien, sur données arrêtées au 30 juin 2023, sans la composition qui permettrait de refaire l'un ou l'autre. Mes deux séries de mesures ne valent pas réplication non plus, et la première ne vaut même pas preuve : ses tables ne sont pas au dossier, l'agrégateur ne servant que son arrêté courant. Je la donne pour ce qu'elle est, un souvenir de mesure, pas un point de contrôle. L'effectif observé est très petit et je le déclare comme tel : trois fonds, un ETF proxy d'indice, cent lignes de pondération en tout. Cent lignes tombe exactement sur la borne entre les deux barreaux les plus bas du barème d'effectif, et je retiens le plus prudent des deux : l'unité d'observation d'un rapprochement de portefeuilles est le fonds, et ils sont quatre. Enfin, une limite qui n'est pas dans la grille et qui pèse autant que les autres : les quatre tables viennent du même agrégateur, aucune des corroborations indépendantes tentées n'a abouti, et un défaut de reprise chez lui serait invisible ici partout où le factsheet officiel de l'indice ne contrôle rien, c'est-à-dire au-delà de ses dix premières lignes.
L'Indice de solidité des preuves évalue la base empirique de cette analyse sur quatre critères pondérés : type de preuve (40 %), convergence (30 %), réplication (20 %), puissance (10 %). L'axe type de preuve est calibré par champ : 100 y désigne le meilleur dispositif que l'échelle ISP-F sache produire, et non une preuve absolue.
La preuve centrale de cette page est un calcul de recouvrement de pondération mené sur trois fonds nommés, à partir de tables de composition publiées. C'est un rapprochement de portefeuilles réels, reproductible et daté, sans population de contrôle ni validation hors échantillon : le barreau 7 le décrit exactement, et son contre-exemple aussi, puisqu'il avertit qu'un couple de fonds ne mesure pas un marché. Je ne monte pas au barreau de la mesure exhaustive de marché, qui exige la population complète des actifs concernés : trois fonds sur les dizaines qui portent l'étiquette intelligence artificielle n'en sont pas une, et le calcul s'arrête aux 25 premières lignes de chaque côté, soit une fraction des 96, 59, 65 et 105 lignes en jeu. Je ne prends pas non plus le barreau de l'agrégat institutionnel, qui suppose une remontée réglementaire : un agrégateur commercial n'en est pas une. La convergence n'est pas mesurable, et le mot est pesé, parce qu'aucun des chiffres en circulation ne porte sur l'objet que je mesure : ils ne peuvent donc ni me confirmer ni me contredire. Sur WTAI, le seul fonds pour lequel l'émetteur publie un nombre, mon plancher sur 25 lignes tombe près des 29 % annoncés, mais ces 29 % pourraient désigner un poids en titres communs plutôt qu'un recouvrement, ils datent de trois ans plus tôt, et le document ne dit pas sur quel périmètre ils portent : cette proximité n'est pas une confirmation, faute de savoir si les deux nombres désignent la même grandeur. Sur AIQ, le seul autre chiffre en circulation annonce 60 à 70 % pour une catégorie dont AIQ est l'exemple, sans périmètre ni date : un plancher de 37,1 points sur 25 lignes est compatible avec un tel total, donc rien ne s'oppose et rien ne se rapproche. Les deux chiffres restants viennent d'une partie prenante et l'un porte sur un fonds qu'elle ne nomme pas. La réplication est nulle : aucun tiers n'a publié ce calcul sur ces trois fonds à ces dates. WisdomTree a publié un recouvrement chiffré sur un fonds concurrent qu'il ne nomme pas, et un poids en titres communs sur le sien, sur données arrêtées au 30 juin 2023, sans la composition qui permettrait de refaire l'un ou l'autre. Mes deux séries de mesures ne valent pas réplication non plus, et la première ne vaut même pas preuve : ses tables ne sont pas au dossier, l'agrégateur ne servant que son arrêté courant. Je la donne pour ce qu'elle est, un souvenir de mesure, pas un point de contrôle. L'effectif observé est très petit et je le déclare comme tel : trois fonds, un ETF proxy d'indice, cent lignes de pondération en tout. Cent lignes tombe exactement sur la borne entre les deux barreaux les plus bas du barème d'effectif, et je retiens le plus prudent des deux : l'unité d'observation d'un rapprochement de portefeuilles est le fonds, et ils sont quatre. Enfin, une limite qui n'est pas dans la grille et qui pèse autant que les autres : les quatre tables viennent du même agrégateur, aucune des corroborations indépendantes tentées n'a abouti, et un défaut de reprise chez lui serait invisible ici partout où le factsheet officiel de l'indice ne contrôle rien, c'est-à-dire au-delà de ses dix premières lignes.
- Le recouvrement serait calculé sur la totalité des lignes de chaque fonds et de l'indice, et non sur leurs vingt-cinq premières, ce qui suppose des poids complets servis en clair des deux côtés.Nasdaq, Inc. pour les poids de l'indice Nasdaq-100, et les émetteurs des fonds pour leurs tables de composition · existe, mais n’est pas consultable
- La mesure porterait sur la population des fonds portant l'étiquette intelligence artificielle, et non sur trois d'entre eux.Outil de comparaison de portefeuille indépendant des émetteurs, Morningstar ou ETF.com · existe, mais n’est pas consultable
- Les tables de pondération se recalculeraient chez un second producteur, un défaut de reprise chez l'agrégateur unique restant aujourd'hui indétectable au-delà des dix premières lignes de l'indice.Un second agrégateur de données de fonds, ou l'émetteur de l'indice lui-même · existe, mais n’est pas consultable
Ce dispositif porterait l'indice à 28 sur 100, dans le palier « Preuves très limitées ». Les trois autres axes restent à leur valeur actuelle : un dispositif ne fait monter ni la convergence d'une littérature ni sa réplication.
Score de 16/100 (0-30 %) établi le 1 septembre 2026.
I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.
Lexique
- Comouvement· Synchronicité des rendements↗
- Tendance d'un titre à évoluer dans le même sens que l'indice ou que d'autres titres, indépendamment de ses fondamentaux propres.
Modification apportée · mis à jour le 1 septembre 2026
Une version antérieure lisait le « 29 % » de WisdomTree comme un recouvrement et présentait mon propre chiffre de 29,4 points comme une corroboration. La phrase source ne dit pas cela : elle qualifie le recouvrement de WTAI de faible sans le chiffrer, et rattache les 29 % au poids détenu dans les titres communs, exactement la construction que je refusais par ailleurs pour les 62 % du fonds concurrent. J'appliquais deux lectures opposées à la même phrase, dans le sens qui m'arrangeait : la corroboration est retirée. Le seuil chiffré de redondance est retiré aussi, pour une autre raison, aucune source ne le portait et il était de moi. Reprise sur les sources, et le résultat le plus important est un retrait. La page WisdomTree ne construit pas la fourchette de recouvrement de 29 % à 40 % que cet article lui prêtait. Relue mot pour mot, elle qualifie le recouvrement de son propre fonds de faible sans le chiffrer, rattache ses 29 % au poids détenu dans les titres communs, et ne chiffre explicitement un recouvrement que pour un fonds concurrent qu'elle ne nomme pas, à 40 %. L'article appliquait donc deux lectures opposées à la même construction de phrase, en refusant pour les 62 % du concurrent ce qu'il acceptait pour les 29 %. La corroboration que l'article tirait de la proximité entre ces 29 % et son propre recalcul de 29,4 points est retirée : les deux nombres ne partagent ni leur périmètre, plancher sur 25 lignes contre portefeuille entier, ni leur date, trois ans les séparent, ni peut-être leur grandeur. Retrait également du repère chiffré de redondance, situé entre 40 et 50 points : aucune source du dossier ne relie un niveau de recouvrement à une perte de diversification, et un seuil ne se compare pas à des planchers. Les trois calculs de recouvrement ont par ailleurs été refaits sur un jeu de données homogène : compositions des trois fonds à la même date d'arrêté, le 14 août 2026, face à un seul échantillon d'indice arrêté au 27 août, là où la série précédente mêlait trois dates de fonds et deux échantillons. Résultats, au moins 37,1 points pour AIQ, 29,4 pour WTAI, 12,5 pour BOTZ, contre 37,2, 29,1 et 12,3 auparavant ; contrepartie assumée, l'écart de date entre fonds et indice passe de un à quatre jours à treize. Ajout du troisième terme de la décomposition, qui manquait : les 25 premières lignes d'un fonds se partagent entre ce qui recoupe l'indice, ce qui n'y a aucune contrepartie, et un résidu là où le fonds pèse plus lourd que l'indice. Le factsheet officiel de l'indice ne confirme plus le proxy, il le situe : à huit semaines d'écart et non six, neuf noms sur dix coïncident, le dixième diverge, l'ordre ne tient que sur deux rangs. Suppression des mentions d'éligibilité au Nasdaq-100, qu'aucune source du dossier ne permet d'établir, remplacées par le constat vérifiable de la place de cotation. Correction d'une citation attribuée à investsnips.com : la page ne contient pas le « environ 65 % » qui lui était prêté entre guillemets, et son chiffre porte sur une catégorie dont AIQ est l'exemple, pas sur AIQ. Correction du sens de lecture de 247wallst.com, qui explique ce qui écarte certains fonds de l'indice et n'écrit pas la réciproque, et mention de son format de recommandation. Correction d'un chiffre resté périmé dans la légende du simulateur, qui affichait encore une fourchette à 65 % rétractée ailleurs dans la page, et de son indicateur « exposition réellement diversifiante », devenu « part sans recouvrement (plafond) » puisque le complément d'un plancher est un plafond. Restriction au Nasdaq-100 des passages qui mentionnaient aussi le S&P 500, dont aucune composition n'est au dossier. Suppression du point de comparaison de 38,5 points, qu'aucune source ne portait. Ajout d'un indice de solidité des preuves. Ajout d'un fait qui va contre l'intuition et manquait : les dix premières lignes d'AIQ ne pèsent que 31,93 % de son actif contre 45,99 % pour l'échantillon d'indice, donc le fonds le plus recoupé est le moins concentré en tête. Les treize sources citées sont désormais toutes relevées, y compris les quatre restées inaccessibles, dont le constat d'échec est consigné. Une seconde relecture a rattrapé ce que la première avait laissé derrière elle. L'écart maximal de poids entre le factsheet officiel de l'indice et le proxy était donné à 1,13 point sur NVIDIA : c'est 1,59 point sur Microsoft, et l'erreur allait dans le sens qui flattait le proxy. S'y ajoute le contrôle le plus direct, qui manquait et qui est plus favorable : l'agrégat des dix premières lignes ne diffère que de 0,95 point, 45,04 % à l'indice contre 45,99 % au proxy. Quatre entrées de bibliographie, la note d'indice et un paragraphe de résultats étaient restés sur le raisonnement antérieur et affirmaient encore ce que le corps venait de démentir : ils sont repris. Le classement des trois fonds ne vaut que pour leurs planchers, pas pour leurs recouvrements réels, et la pièce le dit désormais avec le contre-exemple qui le montre. L'argument de robustesse tiré de la comparaison entre les deux séries de mesures est retiré : les tables de la première ne sont pas au dossier, l'agrégateur ne servant que son arrêté courant. La section qui expliquait le recouvrement par le nombre d'entreprises exposées à l'intelligence artificielle et par leur capitalisation est refondue : ces deux prémisses n'avaient aucune source, elles cèdent la place aux deux règles de construction que les émetteurs publient eux-mêmes, l'indice répliqué et le mandat indifférent à la géographie chez AIQ, le plafond de 10 % sur les enhancers chez WTAI. Le poids des lignes cotées hors des États-Unis est ajouté au décompte de lignes, puisque compter des lignes sans leur poids est le reproche même que cet article adresse au lecteur d'un ETF. Une troisième relecture a resserré ce qui restait. La règle que la pièce s'impose ailleurs, un plancher n'ordonne pas les recouvrements réels, n'était pas appliquée à la comparaison entre BOTZ et les deux autres : elle l'est. Le nombre de tables archivées à date chez un tiers était donné à trois, c'est deux. La date de 2023 attachée aux chiffres de l'émetteur est une date d'arrêté des données, pas une date de publication. La symétrie entre les deux règles de construction est retirée : WisdomTree publie une règle de pondération, Global X publie un périmètre et pas la méthodologie de l'indice répliqué. Le critère d'inclusion du Nasdaq-100 est bien publié par le factsheet, contrairement à ce que la pièce affirmait ; ce qui manque est la place de cotation ligne par ligne. La borne tirée des lignes cotées à l'étranger est ramenée à ce qu'elle borne réellement, le plancher mesuré et non le recouvrement réel. Enfin l'étiquette « Diversifie » du simulateur devient « Sans contrepartie » : la légende de la même figure dit qu'une ligne absente de l'indice n'est pas pour autant diversifiante. Une quatrième relecture a repris ce que la troisième avait laissé. Le classement des planchers était donné comme ne suivant pas celui de la concentration en tête : sur ces trois fonds il en est l'exact inverse, et la pièce affirmait déjà cet ordre inverse trente lignes plus bas pour la grandeur miroir. Elle présentait aussi deux règles de construction publiées comme un faisceau, alors qu'elle retirait ce décompte deux paragraphes plus loin : il n'y a qu'une règle de pondération au dossier, celle de WisdomTree, et le mot faisceau est retiré avec elle. L'entrée de bibliographie de la page Global X était trop étroite : elle se déclarait non retenue alors que le corps lui empruntait deux citations, et elle dit désormais ce que la page sert effectivement, le nom de l'indice répliqué et le périmètre revendiqué, faute de composition. Le simulateur qualifiait le recouvrement d'élevé, de significatif ou de limité selon deux seuils codés en dur, exactement le repère chiffré que l'article déclare avoir retiré, réintroduit sur une surface qui circule seule : il n'affiche plus que la grandeur mesurée. La nationalité des lignes cotées hors des États-Unis, déduite d'un préfixe de place, est retirée, la pièce écrivant elle-même qu'un préfixe n'est pas un classement. Le nombre d'équivalents en poids emprunté à l'analyse fondatrice n'est plus publié ici, faute de source au présent dossier. Deux formulations sont ramenées à ce qu'elles portent : ce qu'un chiffre donnerait à croire à un porteur, qu'aucune source ne mesure, et le passage du recouvrement de pondération au comouvement des rendements, qui n'est établi par rien et ne se dit plus par construction. Deux faits présents dans un relevé mais absents du corps y sont versés, et ils resserrent le résultat : l'échantillon d'indice ne couvre que 70,06 % de l'actif du proxy sur ses 25 lignes, ce qui plafonne tout recouvrement mesuré ainsi, et les deux classes d'actions Alphabet y coexistent, dont une seule est appariable. Une cinquième relecture a retiré au simulateur un vocabulaire de borne qu'il appliquait à tort : il écrivait « au moins » et « plafond » pour n'importe quelle position du curseur, alors que cette propriété ne vaut que pour les trois repères mesurés, où elle vient de l'arrêt du calcul au rang 25. Les valeurs réglées par le lecteur sont désormais données pour ce qu'elles sont, sans borne. Corrections antérieures : rétablissement à 40 % d'une borne haute donnée à 65 % par erreur d'attribution, extension du recalcul à un troisième fonds (BOTZ), suppression des tirets cadratins. J'ai ajouté deux encadrés de vulgarisation, placés sous les titres de section, qui expliquent en langage courant le mécanisme dont ces sections traitent.

Développe une méthode d'analyse destinée à distinguer ce que les preuves établissent, ce qu'elles suggèrent et ce qu'elles ne permettent pas de conclure, puis à traduire cette distinction en décisions professionnelles.
Choix du sujet, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des illustrations : Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales et plan de rédaction initial : assistance IA.
Responsabilité éditoriale : Axel Morel. Recherche et rédaction assistées par IA selon la méthodologie Probans, sources vérifiées avant publication. Charte éditoriale.
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