Analyse fondée sur les preuves
Analyse critique des théories, études et décisions en finance, économie, assurance, marketing, management et intelligence artificielle.
Le score ISP
Chaque analyse est notée sur sa solidité empirique : de la simple hypothèse au résultat solidement établi.
Dossiers
Mes analyses regroupées par sujet, axe par axeETF
Ce que l'enveloppe ETF fait vraiment, au-delà du discours commercial.
10 articles · 1 analyseLes obligations de l'AI Act, secteur par secteur
Les obligations de l'AI Act selon le type d'usage, pas le secteur.
7 articles · 1 analyseComprendre les modèles post-LLM
Mamba, TRM, JEPA : production établie, recherche contestée, pari financé.
21 articles · 1 analyseVente à découvert : le pilote Reg SHO était-il vraiment randomisé ?
Deux travaux universitaires décrivent le pilote Reg SHO de la SEC avec les mots du hasard : essai « randomisé » pour l'un, échantillon « tiré au hasard » pour l'autre [3][4]. Le rapport de la SEC décrit une règle, pas un tirage : le Russell 3000 classé par marché puis par volume, dont un titre sur trois a rejoint le pilote [1]. Cette règle a retiré aux émetteurs le choix de leur groupe, mais elle n'empêchait pas le traitement d'atteindre aussi le groupe de contrôle [3].
Tick Size Pilot, pas de cotation : la SEC a-t-elle testé la bonne question ?
En 2015, le régulateur américain des marchés a approuvé une expérience : tirer au sort de petites actions et élargir, pendant deux ans, l'écart minimal entre deux prix affichés, pour voir si leur marché s'en portait mieux. Deux études lues mesurent l'écart entre leur prix d'achat et de vente ; une seule estime un effet sur leur prix, sur les 147 titres traités à petit écart, et n'en trouve aucun pour les titres dont cet écart dépassait sept cents avant l'expérience (un échantillon que ses auteurs qualifient de placebo). Selon des économistes du régulateur, une autre étude n'en trouve pas, sur une population et une mesure inconnues ici. Les introductions en bourse, une des motivations du programme selon Albuquerque, Song et Yao et, selon Harris et ses coauteurs, pour une part importante la pression du Congrès américain, restent sans mesure pour les titres du pilote dans les quatre documents que nous avons lus ; l'objectif affiché par le régulateur porte sur la qualité de marché de ces titres.
Dernières analyses
Voir toutes →Écart de protection climatique : le prix est-il le premier frein à l'achat d'une assurance catastrophe naturelle ?
L'explication paraît aller de soi : si l'on renonce à s'assurer contre les catastrophes naturelles, c'est que l'assurance coûte trop cher. Les chiffres publiés de deux enquêtes de l'EIOPA, l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, racontent une histoire moins simple : ceux qui s'en passent y invoquent en moyenne plus souvent le sentiment d'être à l'abri que chaque motif de prix pris seul. Face au prix pris en bloc, l'une des deux enquêtes ne permet pas de trancher.
Cent entreprises B2B notées : celles que l'étude range dans l'ère de l'IA ont-elles une marque plus distinctive ?
L'auteur de l'étude s'attendait à ce que les entreprises de l'ère de l'IA aient une marque plus distinctive que les autres. Sur cent entreprises B2B du logiciel et de l'IA, notées dans cette étude publiée par une société de conseil, celles de l'ère de l'IA obtiennent 10,88 points sur 24, les autres 10,58, un écart que la page elle-même juge bien à l'intérieur du bruit. Reste à savoir ce que valent ces notes : elles viennent d'agents d'IA, sur un échantillon que l'auteur dit avoir fait choisir par un modèle d'IA, sans aucun test.
Stablecoins : le chapitre de la BRI qui juge leurs conceptions actuelles insuffisantes propose-t-il une solution neutre ?
La Banque des règlements internationaux (BRI) juge les conceptions actuelles des stablecoins, ces jetons numériques privés qui visent à garder une valeur stable, insuffisantes au regard des propriétés fondatrices de la monnaie, et décrit une autre architecture, le registre unifié. Or un communiqué de 2024 présente ce concept comme proposé par la BRI elle-même. Les textes ne permettent ni d'affirmer que cette solution est neutre ni de l'écarter : ils établissent un rapprochement, rien de plus.
Crédit privé des assureurs-vie : le 10 % du FSB est-il une mesure ?
Un rapport du Financial Stability Board (FSB), l'organisme qui coordonne au niveau international le travail des autorités financières nationales, avance qu'en agrégé environ 10 % des portefeuilles des assureurs-vie pourraient être du crédit privé, contre environ 3 % pour les assureurs non-vie. La tentation est de lire là une mesure de l'exposition du secteur. La phrase qui porte ces deux chiffres raconte autre chose : le résultat d'un proxy, un indicateur de substitution, dit avec un verbe qui suggère et un conditionnel, sans date, sans effectif, sans lieu ni auteur nommé.
3 235 répondants chez Deloitte, 1 719 chez McKinsey : la taille d'une enquête dit-elle sa méthode ?
On croit volontiers qu'une enquête qui annonce 3 235 répondants, ou 1 719, repose sur une méthode solide. Les deux documents publient bien un effectif et des dates, mais ni l'un ni l'autre ne publie de marge d'erreur, de méthode d'échantillonnage ni de prestataire de terrain, et chacun imprime au moins une base qui ne cadre pas avec ses propres effectifs. Le 32 % de McKinsey sur les logiciels qu'on renonce à acheter est mesuré sur des répondants. Le document le présente aussi comme une part d'organisations, sans dire combien d'organisations ces répondants représentent.
Le taux de défaut de paiement mesure-t-il le stress du crédit privé ?
Les défauts de paiement restent bas dans le crédit privé, ces prêts qu'un fonds accorde directement à une entreprise, sans passer par une banque. L'association des gérants du secteur y lit une qualité de crédit stable, alors que le marché finance aussi les centres de données de l'intelligence artificielle (IA). Les chiffres publiés racontent une histoire plus nuancée : sur une même base, le taux monte dès qu'on compte aussi certaines restructurations (les défauts sélectifs), ou, dans une base qui compte déjà les défauts de covenant, les intérêts reportés après la signature du prêt. Et aucun des cinq documents que nous avons lus ne publie de taux de défaut propre aux emprunteurs liés à l'IA.
Finance
8 analysesMarchés, risque et valorisation
Économie
2 analysesCycles, politiques et anticipations
Assurance
3 analysesRisque, actuariat et régulation
Marketing
3 analysesPreuves, biais et comportements
Management
3 analysesOrganisations et décision
Intelligence artificielle
5 analysesModèles, données et marchés

Créateur de la méthode Probans
Axel Morel
J'ai construit la méthode Probans, et ce site en est le laboratoire à ciel ouvert : chaque analyse y est publiée avec ses sources, son indice de solidité et ce qu'elle n'établit pas.
La méthode produit l'analyse : les sources, la rédaction, la lecture concurrente, l'interprétation. Plus je l'affine, plus mon rôle se resserre : choisir les sujets, guider la rédaction, vérifier ce qui en sort, et pousser le système à un seuil d'exigence qu'il n'atteint pas de lui-même. La décision de publier et la responsabilité de ce qui paraît restent les miennes.
Une méthode s'affine sur le terrain de ceux qui le connaissent. Si vous êtes expert d'un domaine traité ici et que vous voyez une subtilité qu'elle manque,écrivez-moi : c'est exactement le genre d'échange que je cherche.
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