Finance · 5 septembre 2026 · mis à jour le 5 septembre 2026
Tick Size Pilot : une affectation irréprochable, une question mal choisie
Le pilote de la SEC sur le pas de cotation avait ce qui manquait au pilote Reg SHO : un vrai tirage au sort, stratifié sur vingt-sept catégories. Sur les titres que le pas contraint, il mesure très précisément un effet que la littérature antérieure laissait attendre ; c'est au-delà, sur le reste du marché, que les sources cessent de s'accorder. Sur la question des introductions en bourse, qui a pesé sur sa création, il n'a rien tranché, et ses propres critiques écrivent en note qu'il n'aurait probablement pas pu.
Axel Morel · Fondateur & analyste, ProbansDécision concernée
Fallait-il une expérience grandeur nature pour savoir ce que produirait un pas de cotation plus large ?
Le pilote a produit une mesure directe : sur les titres que le pas de cinq cents rend contraints, un écart de cotation affiché en hausse de 174 %, une profondeur multipliée par trois à quatre et un prix en baisse de 1,75 % à 3,2 %, contre le groupe de contrôle. Fallait-il une expérience pour cela ? Sur ces titres-là, mes deux sources ne se contredisent pas : Harris et ses coauteurs soutiennent que non, la dispersion des cours offrant déjà une dispersion des pas relatifs, et la division économique de la SEC réserve explicitement son constat de guide mince à tous les titres sauf ceux que le pas contraint. Le désaccord porte sur le reste du marché. Sur la question qui a porté le programme, la couverture par les analystes ne s'est pas élargie, selon le compte rendu qu'en donnent ces auteurs ; sur le nombre d'introductions, aucune source que j'ai lue ne rapporte de mesure, et les mêmes auteurs écrivent en note que l'effet semblait peu susceptible d'être démontré même s'il avait existé.
L'essentiel en 3 points
- Contrairement au pilote Reg SHO, l'affectation était bien un tirage aléatoire : échantillonnage stratifié sur le prix, la capitalisation et le volume, vingt-sept catégories, tirage dans chacune. Trois groupes de traitement de quatre cents titres, un groupe de contrôle de mille deux cents, deux ans d'observation.
- Sur les titres que le pas de cinq cents rend contraints, l'écart de cotation affiché augmente de 174 %, la profondeur est multipliée par près de trois à près de quatre selon le groupe, le prix baisse de 1,75 % à 3,2 %. Fallait-il une expérience pour l'établir ? Sur ces titres-là, non : Harris et ses coauteurs soutiennent qu'un pas plus large s'estimait sur données archivées en comparant des titres de prix différents, et la division économique de la SEC réserve son constat de guide mince à tous les titres sauf ceux que le pas contraint. Le désaccord commence au-delà, sur le reste du marché, où la même division relève une absence de consensus.
- La question des introductions en bourse n'a pas reçu de réponse. Selon Harris et ses coauteurs, la pression du Congrès qui a porté le pilote était motivée en grande partie par elle : un pas plus large devait financer la couverture par les analystes, donc ramener les introductions. La couverture par les analystes ne s'est pas élargie, selon le compte rendu qu'en donnent ces auteurs ; sur le nombre d'introductions, aucune source que j'ai lue ne rapporte de mesure, et les mêmes auteurs écrivent en note que l'effet semblait peu susceptible d'être démontré même s'il avait existé.
La qualité d’une expérience ne se décide pas au moment de l’affectation. Elle se décide avant, quand on choisit la question, et le meilleur tirage du monde ne rattrape pas un dispositif calibré pour mesurer autre chose que ce qu’on veut savoir.
La SEC a conduit deux grandes expériences sur les marchés d’actions américains, et les mettre côte à côte apprend plus que les lire séparément. La première, sur la règle de prix appliquée à la vente à découvert, porte l’étiquette d’essai randomisé alors que personne n’y a rien tiré au sort. La seconde, sur le pas de cotation, est celle qui a réellement été tirée au sort.
Elle avait ce qui manquait à la première, un tirage au sort, et elle l’avait sous une forme soignée : échantillonnage stratifié sur vingt-sept catégories avec tirage aléatoire dans chacune, deux mille quatre cents titres, trois groupes de traitement distincts, un groupe de contrôle constitué par la même procédure, deux ans d’observation et un retour au régime initial qui permet de vérifier que les effets s’inversent. Sur le papier, je ne connais pas de dispositif mieux construit en régulation financière.
Il n’a pas répondu à la question qui a pesé le plus sur sa création, et sur celle à laquelle il a répondu, les sources ne s’accordent pas pour dire qu’il fallait une expérience.
Albuquerque, Song et Yao, document de travail du 6 avril 2020, sections 2 et 5.1.1, pour les trois premiers ; Harris, Kahn, McDonald et Spatt, 2025, section 3.1.3, pour le quatrième.
Un dispositif qui mérite son étiquette
Ce que les sources établissent. Le programme a été approuvé le 6 mai 2015. Il n’émane pas de la SEC : le communiqué précise que la Commission approuve « a proposal by the national securities exchanges and the Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) », une proposition des bourses nationales de valeurs et de l’autorité d’autorégulation du secteur financier, et que ce sont ces mêmes places de marché et cette même organisation d’autorégulation qui rendront la première évaluation d’impact [1]. Le périmètre est étroit et déclaré : capitalisation inférieure ou égale à trois milliards de dollars, volume quotidien moyen d’au plus un million de titres, cours moyen pondéré d’au moins deux dollars. L’objectif que la Commission déclare dans le même texte est large : « assess whether wider tick sizes enhance the market quality of these stocks for the benefit of issuers and investors » [1], déterminer si un pas de cotation plus large améliore la qualité de marché de ces titres au bénéfice des émetteurs et des investisseurs. Le communiqué annonce par ailleurs « a control group of approximately 1400 securities », un groupe de contrôle d’environ mille quatre cents titres ; les auteurs qui ont travaillé sur les données produites en comptent mille deux cents. Je retiens le second chiffre parce qu’il porte sur la population observée, et je signale l’écart plutôt que de le lisser.
Ce que la source indépendante écrit. La procédure d’affectation, elle, n’est décrite ni par le communiqué, qui se contente des mots « selected by a stratified sampling », sélectionnés par échantillonnage stratifié, ni par le document de travail de la division économique de l’autorité, où le terme ne figure pas. Il faut aller la chercher chez Albuquerque, Song et Yao, qui la donnent en entier [2] :
An important feature of the pilot program is the stratified random sampling procedure used to determine the stocks to be allocated to each group. The stratification is over three variables […] share price, market capitalization, and trading volume […] and yields 27 possible categories (e.g., low price, medium market capitalization, and high volume). The pilot securities were randomly selected from the 27 categories to form the three test groups and the control group.
Je traduis : un trait important du programme pilote est la procédure d’échantillonnage aléatoire stratifié utilisée pour déterminer les titres à répartir dans chaque groupe. La stratification porte sur trois variables, le cours, la capitalisation boursière et le volume échangé, et produit vingt-sept catégories possibles (par exemple : cours bas, capitalisation moyenne, volume élevé). Les titres du pilote ont été sélectionnés au hasard dans les vingt-sept catégories pour former les trois groupes de test et le groupe de contrôle.
Mon interprétation. C’est le point que je veux poser d’emblée, parce que tout ce qui suit serait injuste sans lui. Ici, il y a bien eu tirage au sort, dans chacune des vingt-sept strates, par l’autorité, avant l’intervention, sur des actifs qui portent du risque réel, avec un groupe de contrôle né de la même procédure. Les auteurs y insistent : la construction du contrôle « removing any discretion from the econometrician » [2], en retirant toute latitude à l’économètre. Rien à redire au protocole.
Le pilote a testé trois régimes plutôt qu’un, ce qui est plus rare encore. Le premier groupe cote au pas de cinq cents et négocie librement. Le deuxième cote et négocie au pas de cinq cents, sous trois exceptions que le communiqué énonce (point médian, investisseur particulier, transaction négociée). Le troisième ajoute à ces obligations une interdiction d’appariement de prix hors carnet affiché [1]. Le pas est revenu à un cent le 1er octobre 2018 [4], ce qui donne une seconde observation en sens inverse.
Fallait-il une expérience pour cet effet ?
Ce que la source indépendante établit. Sur les titres que le pas de cinq cents rend contraints, l’écart de cotation affiché est multiplié par presque trois [2] :
For group 1&2 (group 3) small spread stocks, QuotedSprd (column 1) increases by 0.482 (0.435). This is an increase of 174% (172%) relative to the pretreatment average QuotedSprd
Je traduis : pour les titres à faible écart des groupes 1 et 2 (du groupe 3), QuotedSprd (colonne 1) augmente de 0,482 (0,435). Cela représente une hausse de 174 % (172 %) par rapport à l’écart de cotation affiché moyen d’avant traitement.
Market depth (column 4) increases for group 1&2 (group 3) small dollar spread stocks by about 35,000 (52,000) shares daily, compared to the control group, which represents an almost threefold (fourfold) change relative to pre-experiment levels.
Je traduis : la profondeur de marché (colonne 4) augmente, pour les titres à faible écart en dollars des groupes 1 et 2 (du groupe 3), d’environ 35 000 (52 000) titres par jour par rapport au groupe de contrôle, ce qui représente une variation de près du triple (du quadruple) par rapport aux niveaux d’avant l’expérience.
Sur les titres dont l’écart naturel dépasse déjà cinq cents, l’effet sur les écarts disparaît : « There are no statistically significant effects on spreads for stocks with large dollar spread » [2], aucun effet statistiquement significatif sur les écarts pour les titres dont l’écart en dollars est large. Le constat porte sur les écarts, et sur eux seuls.
Le pas de cinq cents coupe la population en deux
Ce que le pilote a mesuré, et ce sur quoi le dossier reste muet, ne se répartissent pas également entre les deux moitiés.
Écart naturel inférieur à cinq cents
Titres que le pas contraint
Écart naturel supérieur à cinq cents
Titres que le pas ne contraint pas
Aucun effet statistiquement significatif sur les écarts de cotation.
Le constat porte sur les écarts, et sur eux seuls. Aucune des sources que j'ai lues ne rapporte d'effet sur le prix ni sur la profondeur de ces titres.
C'est cette coupure qui départage mes deux sources sur l'utilité de l'expérience. La division économique de la SEC réserve son constat de littérature mince à « all but tick constrained stocks », c'est-à-dire à la colonne de droite, et c'est là qu'elle situe aussi son propre apport. Sur la colonne de gauche, celle dont viennent les trois chiffres ci-dessus, elle et Harris et ses coauteurs ne se contredisent pas.
Et sur le prix, le résultat qui donne son titre à l’article : une baisse de 1,75 % à 3,2 % pour les titres à faible écart, contre le groupe de contrôle. Les auteurs ajoutent aussitôt que le renchérissement des transactions n’en rend compte que pour une petite part [2] :
We find that the increase in the present value of transaction costs accounts for a small percentage of the price decrease.
Je traduis : nous trouvons que la hausse de la valeur actuelle des coûts de transaction rend compte d’un faible pourcentage de la baisse de prix.
Ce que la source indépendante écrit. Harris, Kahn, McDonald et Spatt soutiennent que ce résultat n’avait pas besoin d’une expérience pour être obtenu [3] :
researchers can estimate the effect of an increase in the tick size from one cent to five cents for $50 stocks by examining trade data for similar $10 stocks because a five-cent tick on $50 is economically like a one-cent tick on $10. Harris (1994) used this research strategy to predict the effects of decreasing tick sizes on the frequencies of transaction prices. The actual effects observed when the markets moved to smaller tick sizes were close to those predicted effects.
Je traduis : les chercheurs peuvent estimer l’effet d’un passage du pas de cotation de un cent à cinq cents pour des titres à 50 dollars en examinant les données de transaction de titres comparables à 10 dollars, parce qu’un pas de cinq cents sur 50 dollars équivaut économiquement à un pas d’un cent sur 10 dollars. Harris (1994) a employé cette stratégie de recherche pour prédire les effets d’une réduction du pas de cotation sur les fréquences des prix de transaction. Les effets effectivement observés quand les marchés sont passés à des pas plus fins étaient proches de ces effets prédits.
Et ils rappellent que l’objection avait été formulée avant, pas après :
With this prior evidence, critics of the proposed pilot argued that the Tick-Size Pilot Study would contribute only modestly to our understanding of the effects of a change in tick size.
Je traduis : forts de ces éléments antérieurs, les critiques du pilote proposé ont soutenu que la Tick-Size Pilot Study n’apporterait qu’une contribution modeste à notre compréhension des effets d’un changement de pas de cotation.
Deux réserves sur cette source avant d’aller plus loin. La méthode invoquée est celle de Harris (1994), que la bibliographie du même article donne comme « Harris, Lawrence, 1994. “Minimum Price Variations, Discrete Bid/Ask Spreads and Quotation Sizes,” Review of Financial Studies v. 7, no. 1, 1994, 149-178 » [3] : c’est un travail du premier auteur de l’article de 2025, donc une auto-citation, et je n’ai pas ouvert le texte de 1994. Et la prédiction qu’elle a réussie portait sur des pas plus fins et sur la fréquence des prix de transaction, pas sur l’écart affiché, la profondeur ni le niveau de prix que le pilote a mesurés.
Ce que la source partie prenante écrit. La division économique de la SEC ne partage pas cette lecture. Dès la première ligne de son résumé [4] :
Existing research offers scant guidance regarding how tick size changes affect market quality for all but tick constrained stocks.
Je traduis : la recherche existante n’offre qu’un guide mince sur la façon dont les changements de pas de cotation affectent la qualité de marché, pour tous les titres sauf ceux que le pas contraint.
Et dans son introduction, en défendant l’intérêt d’étudier l’entrée et la sortie du pilote :
Given the lack of consensus in the existing empirical literature regarding many of the TSP effects, we view this as a key advantage
Je traduis : étant donné l’absence de consensus dans la littérature empirique existante sur beaucoup des effets du TSP, nous y voyons un avantage essentiel.
Et, sur ce qu’elle apporte de neuf, la division est explicite : son travail « perform[s] a more granular analysis of non-tick constrained stocks than is provided in the existing literature » [4], une analyse plus fine des titres que le pas ne contraint pas que celle offerte par la littérature existante. C’est là, sur les titres que le pas ne contraint pas, que sa contribution se situe, et c’est là que son constat de guide mince porte.
Mon interprétation. Les deux positions ne sont pas également fondées et je ne peux pas les départager. Celle de Harris et ses coauteurs tient à une propriété réelle : un pas de cotation est une grandeur relative, ce qui rend le marché lui-même porteur d’une variation exploitable, puisque la dispersion des cours crée une dispersion des pas relatifs, gratuitement et en continu. La règle de prix sur la vente à découvert n’avait pas cette propriété, elle s’appliquait ou non, sans gradation, et je ne lui connais pas de contrefactuel dans les données archivées, même si les mêmes auteurs signalent que certains titres du Nasdaq se négocient sur des places sans restriction de vente à découvert. Mais la position adverse vient d’une équipe qui a rouvert les données six ans après, et elle dit que la littérature antérieure guidait peu hors des titres contraints par le pas. Ce que je retiens n’est donc pas que l’expérience était inutile, c’est que la question de son utilité se pose avant de la lancer, et qu’elle se pose sur l’existence d’une source de variation dans les données déjà détenues, pas sur la qualité du tirage.
La question des introductions en bourse n’a pas reçu de réponse
Ce que la source indépendante écrit. La Commission déclare un objectif de qualité de marché, on l’a vu. Mais ce n’est pas d’elle que vient le programme, et Harris et ses coauteurs en donnent l’origine sans détour [3] :
The SEC undertook this pilot study as a byproduct of Congressional pressure, motivated in significant part by the IPO issue.
Je traduis : la SEC a entrepris cette étude pilote comme un sous-produit de la pression du Congrès, motivée en grande partie par la question des introductions en bourse.
Deux justifications coexistent donc, et elles ne se recouvrent pas : celle que l’autorité écrit dans son communiqué porte sur la qualité de marché ; celle qui a poussé le Congrès, telle que la rapporte cet article, porte en grande partie sur les introductions en bourse. La théorie qui les relie est donnée par les mêmes auteurs, en note puis dans le corps [3] :
One theory was that increased analyst coverage would lead to more initial public offerings.
Je traduis : une théorie voulait qu’une couverture accrue par les analystes conduise à davantage d’introductions en bourse.
Why might there be an increase in analyst support? To justify analyst coverage, dealers would have to expect more business because of additional analyst support. Even if this were to happen, dealers face a free-rider problem: Any analyses that they provide to their clients, and certainly all that they provide to the entire market, will also accrue to the benefit of other dealers, which decreases their incentives to provide analyses.
Je traduis : pourquoi pourrait-il y avoir une hausse du soutien des analystes ? Pour justifier une couverture par les analystes, les teneurs de marché devraient s’attendre à plus d’activité du fait de ce soutien supplémentaire. Même si cela se produisait, les teneurs de marché font face à un problème de passager clandestin : toute analyse qu’ils fournissent à leurs clients, et à plus forte raison toute analyse qu’ils fournissent au marché entier, bénéficiera aussi aux autres teneurs de marché, ce qui diminue leur incitation à produire des analyses.
La chaîne compte donc quatre maillons, et ses propres auteurs opposent au deuxième un problème de passager clandestin. Le résultat [3] :
They found that the change to a larger tick size did not lead to broader analyst coverage for large-tick stocks. Instead, perhaps not surprisingly, considering the market microstructure literature, the increased tick size increased investor transaction costs.
Je traduis : ils ont trouvé que le passage à un pas de cotation plus large n’a pas conduit à une couverture plus large par les analystes pour les titres à grand pas. À la place, ce qui n’est peut-être pas surprenant au vu de la littérature de microstructure de marché, l’élargissement du pas a augmenté les coûts de transaction des investisseurs.
Ce que la source indépendante écrit. Et le point qui devrait retenir quiconque commande une expérimentation, en note du même article [3] :
Given the short-term horizon for the pilot, limited sensitivity of analyst income to brokerage revenues, and the limited statistical power considering the anticipated small number of IPOs, this seemed unlikely to be demonstrated even if it were true.
Je traduis : compte tenu de l’horizon de court terme du pilote, de la sensibilité limitée du revenu des analystes aux commissions de courtage et de la puissance statistique limitée au vu du petit nombre d’introductions en bourse anticipé, cela semblait peu susceptible d’être démontré même si c’était vrai.
Mon interprétation. Il faut lire cette phrase deux fois, et noter aussi ce qu’elle n’est pas. Elle ne dit pas que l’hypothèse était fausse : elle dit que les auteurs jugent peu vraisemblable qu’elle ait pu être départagée même si elle avait été vraie, pour trois raisons dont une seule est la puissance statistique, les deux autres étant la durée du pilote et la faible sensibilité du revenu des analystes aux commissions de courtage. C’est un jugement d’auteurs, écrit en note, sans calcul de puissance publié à l’appui. Il reste que les auteurs parlent d’un « anticipated small number of IPOs », un petit nombre d’introductions anticipé, et qu’une grandeur dont on anticipe qu’elle sera petite se calibre avant l’approbation, pas après.
Ce qui reste alors est un résultat sur l’autre grandeur. L’expérience mesure très bien les coûts de transaction parce que ceux-ci se relèvent sur chaque cotation et chaque transaction. Elle ne mesure pas la couverture par les analystes ni les introductions en bourse. Le compte rendu qu’on lit aujourd’hui porte sur la première, et c’est cohérent avec l’objectif de qualité de marché que la Commission avait déclaré ; ce qui disparaît en chemin, c’est la seconde, celle qui avait fourni l’énergie politique.
Ce que le pilote a mesuré
- Écart de cotation affiché des titres contraints par le pas : hausse de 174 %
- Profondeur affichée : multipliée par trois à quatre
- Prix des titres à faible écart : baisse de 1,75 % à 3,2 %
- Titres dont l'écart dépasse déjà cinq cents : aucun effet significatif sur les écarts
Ce que le pilote n'a pas tranché
- Couverture par les analystes des petites capitalisations
- Nombre d'introductions en bourse
- Rentabilité de la tenue de marché comme mécanisme intermédiaire
- Effet d'un pas élargi appliqué à tout le marché plutôt qu'à un sous-ensemble
- Part de la baisse de prix imputable au renchérissement des transactions : petite, selon les auteurs eux-mêmes
Ce que le pilote a réellement appris, et d’où cela vient
Ce que la source établit. Le document de travail de la division économique de la SEC, publié en novembre 2022 et déclaré préliminaire, apporte un résultat que les évaluations initiales n’avaient pas [4] :
Our results support characterizing a tick size change as a tradeoff between allowing markets to establish equilibrium prices (pricing fidelity) and complexity/undercutting concerns. Our analysis suggests that TSP stocks with fewer than two (more than 15) ticks intra spread generally experience an improvement in liquidity when the tick size is reduced (increased).
Je traduis : nos résultats soutiennent l’idée de caractériser un changement de pas de cotation comme un arbitrage entre laisser les marchés établir des prix d’équilibre (fidélité de la formation des prix) et des préoccupations de complexité et de sous-cotation. Notre analyse suggère que les titres du TSP comptant moins de deux pas (plus de quinze pas) dans l’écart connaissent généralement une amélioration de la liquidité quand le pas de cotation est réduit (élargi).
Mon interprétation. Ce n’est pas un détail d’ajustement, c’est un changement de forme de la réponse. Le débat public opposait un camp qui voulait un pas plus large et un camp qui n’en voulait pas. Ce résultat dit que la question n’a pas de réponse unique : en dessous de deux pas contenus dans l’écart, réduire le pas améliore la liquidité ; au-delà de quinze, l’élargir l’améliore. La bonne politique dépend du titre, ce qui est exactement ce qu’un régulateur a besoin de savoir et ce qu’un pilote à traitement uniforme n’était pas construit pour trouver. Il a fallu six années de plus, des données de carnet d’ordres complet et une question posée autrement.
Reste une réserve que je ne peux pas lever : ce document est écrit par des agents de l’autorité qui a mené le programme, et il se déclare préliminaire. Il ne porte donc aucun des chiffres que je rapporte sur les titres contraints, et j’en rapporte le seuil comme une piste sérieuse, pas comme un fait établi. Il porte en revanche, avec Harris et ses coauteurs, la question de savoir ce que la littérature antérieure permettait de prévoir.
Ce que ma vérification établit. Il y a un second apport, et je ne parviens pas à le rattacher à l’article auquel on l’attribue. Harris et ses coauteurs écrivent [3] :
In their examination of the pilot study, Albuquerque et al. (2020) identified an unanticipated effect associated with an issue entirely unrelated to the analyst coverage issue: high-frequency traders regularly exploited wide spreads by trading ahead of other traders at “inverted exchanges,” raising costs for public investors.
Je traduis : dans leur examen de l’étude pilote, Albuquerque et al. (2020) ont identifié un effet inattendu lié à une question entièrement étrangère à celle de la couverture par les analystes : les opérateurs à haute fréquence exploitaient régulièrement des écarts larges en passant devant les autres opérateurs sur des « places à tarification inversée », ce qui renchérissait les coûts pour les investisseurs du public.
Ce résultat ne se trouve pas dans la version d’Albuquerque, Song et Yao que j’ai lue. J’ai parcouru leur document de travail d’avril 2020 en entier et cherché le terme « inverted » : il y apparaît deux fois, dans la bibliographie et dans une note de bas de page, et les deux fois pour renvoyer à un autre article, « Inverted fee venues and market quality » de Comerton-Forde, Grégoire et Zhong, paru au Journal of Financial Economics en 2019 [5]. La note en question porte sur le volume traité en place opaque, pas sur les opérateurs à haute fréquence. Une recherche élargie aux termes voisins ne rend rien : la seule occurrence de « queue » porte sur la file d’attente des apporteurs de liquidité au même prix affiché, et les occurrences de « high-frequency » désignent une base de dépêches et des rendements calculés à haute fréquence.
Mon interprétation. Je ne peux pas dire d’où vient ce résultat, seulement qu’il n’est pas là où on le cherche. Je n’ai pas ouvert Comerton-Forde, Grégoire et Zhong, et rien dans ce que j’ai lu ne dit qu’il s’y trouve : ce texte n’apparaît dans mon dossier que comme la référence vers laquelle Albuquerque et ses coauteurs renvoient sur les places à tarification inversée, à propos d’autre chose. Sa provenance reste donc à établir. Ce qui est acquis en revanche, c’est qu’un apport présenté comme inattendu de cette expérience est rattaché, dans la version de travail que j’ai lue d’un article de synthèse depuis publié en revue, à un texte que j’ai lu et qui ne le porte pas. La confusion est compréhensible, deux articles parus dans la même revue à un an d’intervalle sur des effets de place liés au pas de cotation. Elle rappelle surtout qu’une chaîne de citation transmet un résultat sans que personne rouvre le texte d’origine.
Ce que je retiens des deux pilotes
Mon interprétation. Mis côte à côte, les deux programmes forment une paire presque expérimentale sur l’expérimentation elle-même. Le premier avait une étiquette qu’il ne méritait pas et une question à laquelle je ne vois rien d’autre pour répondre. Le second a une affectation irréprochable et deux questions, dont l’une était hors de portée de son effectif et l’autre disputée : des chercheurs soutiennent qu’on pouvait y répondre sans lui, d’autres écrivent que la littérature antérieure guidait peu. Les deux occupent le même barreau d’une échelle de preuve, et le lecteur qui s’arrête au barreau ne les distingue pas.
Trois questions les séparent, et aucune ne porte sur la randomisation.
Existait-il une source de variation dans les données déjà détenues ? Si oui, l’expérience coûte cher pour confirmer. Le pas de cotation en offrait une, en continu, par la dispersion des cours ; reste que les chercheurs ne s’accordent pas sur ce qu’elle permettait d’en tirer. La règle de prix sur la vente à découvert n’offrait pas de gradation équivalente.
Le dispositif a-t-il la puissance de détecter l’effet qu’il cherche ? Cette question se pose avant l’approbation, elle se calcule, et sa réponse négative devrait suffire à ne pas lancer. Sur le Tick Size Pilot, quatre économistes écrivent en note que l’effet cherché semblait peu susceptible d’être démontré même s’il avait existé, et ce jugement était formulable dès l’approbation.
Le groupe de contrôle peut-il être touché par le traitement ? C’est la limite commune aux deux, et elle ne se corrige pas après coup. Quand les titres traités et les titres de contrôle partagent un marché et des chaînes d’arbitrage, la différence mesurée reste valide pour comparer les deux groupes ; selon Harris et ses coauteurs, elle pourrait en revanche mal estimer l’effet qu’une règle générale aurait sur l’efficience des prix.
Une expérience réglementaire est un instrument coûteux, lent et irremplaçable quand rien d’autre ne répond. Elle n’améliore pas une mauvaise question, elle la mesure très précisément.
Écart au Standard Probans
Je note cette pièce douze points sous celle que je consacre au pilote Reg SHO, alors que le dispositif expérimental est ici meilleur, et l’écart mérite d’être expliqué plutôt que subi. Il ne porte ni sur la qualité des deux expériences, ni sur leur taille, qui sont comparables. Il porte sur ce que j’ai pu lire. Sur Reg SHO, trois mesures de première main sont accessibles, dont deux extérieures à la SEC. Sur le pas de cotation, je n’en ai que deux, dont une produite par des agents de l’autorité et déclarée préliminaire : la littérature indépendante existe, Albuquerque et ses coauteurs en nomment six travaux, et elle est derrière des murs payants. Ma convergence est donc notée « modérée ». C’est une mesure de ce que j’ai vérifié, pas de ce qui est vrai, et c’est exactement ce que l’indicateur est censé dire.
Trois réserves de source. La première est que la position la plus lourde que je rapporte, celle qui dit que l’effet mesuré s’estimait sans expérience, tient à un seul article. Je ne l’ai pas recoupée sur un second travail indépendant, et Harris (1994), sur lequel elle s’appuie en dernier ressort, je ne l’ai pas lu : je le cite par ce qu’en rapportent ses propres coauteurs de 2025, dont l’un est Harris lui-même. C’est une source qui se rapporte elle-même, et je l’utilise faute de mieux. C’est aussi pourquoi je ne la reprends pas à mon compte et lui oppose, dans le texte, ce que la division économique de la SEC écrit de l’état de la littérature.
La deuxième porte sur mon constat d’attribution. Je l’ai établi par recherche plein texte sur la version de travail d’avril 2020 et non sur l’article publié. C’est une différence réelle, même si la date de la version consultée et sa mention « à paraître » la rendent peu vraisemblable. Et mon constat s’arrête là : je dis où le résultat n’est pas, je ne dis pas où il est, faute d’avoir ouvert le texte vers lequel la piste mène.
La troisième est un point de méthode que je n’ai pas traité. Le document de la division économique de la SEC observe la fin du pilote autant que son début, et fait de cette symétrie un argument de robustesse. Je n’ai pas vérifié si les effets s’inversent effectivement sur toutes les mesures, ce qui aurait demandé de rentrer dans ses tableaux. Je rapporte son argument, je ne le contrôle pas.
Application par profil de décision
| Profil | Ce que cette analyse implique | Enjeu | Réversibilité |
|---|---|---|---|
| Autorité ou association professionnelle qui envisage un programme pilote | Le calcul de puissance sur la grandeur d’intérêt se fait avant l’approbation, et une réponse négative devrait suffire à ne pas lancer. Vérifier d’abord si les données existantes contiennent déjà une source de variation exploitable sur la même question. | Critique | Peu réversible |
| Direction qui répond à une consultation réglementaire | L’objection utile ne porte pas sur la rigueur du tirage, qui sera irréprochable, mais sur l’adéquation entre la grandeur mesurée et la décision annoncée, et sur les effets de report entre titres traités et titres de contrôle. | Modéré | Réversible |
| Responsable d’exécution ou de la table de négociation | L’effet documenté est concentré sur les titres dont l’écart naturel est inférieur au pas imposé ; au-delà de cinq cents d’écart, aucun effet significatif n’est relevé sur les écarts de cotation. Un travail plus récent suggère un seuil dans l’autre sens au-delà de quinze pas contenus dans l’écart, mais il est préliminaire et interne à l’autorité. | Modéré | Réversible |
| Analyste ou rédacteur citant un résultat de ce pilote | Remonter au texte plutôt qu’à la citation. Un résultat sur les places à tarification inversée est attribué, dans au moins un article de synthèse récent, à des auteurs dont la version de travail que j’ai lue ne le contient pas. | Faible | Réversible |
| Émetteur de petite capitalisation attentif à sa liquidité | Le pilote ne relève pas d’élargissement de la couverture par les analystes, et il mesure un renchérissement des coûts pour les investisseurs de vos titres si votre écart naturel est inférieur au pas imposé. La régulation américaine est depuis allée dans le sens inverse, vers un demi-cent. | Modéré | Réversible |
Bibliographie
Les sources de ce dossier sont en anglais. Les citations sont reproduites dans leur langue d’origine, parce que c’est sur les mots exacts que porte la vérification ; la traduction qui les accompagne est la mienne.
U.S. Securities and Exchange Commission (6 mai 2015). Communiqué 2015-82, SEC Approves Pilot to Assess Tick Size Impact for Smaller Companies. Partie prenante : la Commission approuve, encadre et évalue le programme. sec.gov
Albuquerque, R., Song, S., Yao, C. (6 avril 2020). The Price Effects of Liquidity Shocks: A Study of the SEC’s Tick Size Experiment. Document de travail SSRN, version de revue dans le Journal of Financial Economics, 2020. Mesure de première main sur les données du pilote, lue en intégralité. ssrn.com
Harris, L., Kahn, C. M., McDonald, R. L., Spatt, C. S. (30 janvier 2025). The Role of Pilot Studies in Financial Regulation. Document de travail SSRN ; version de revue dans The Review of Corporate Finance Studies, 19 septembre 2025, DOI 10.1093/rcfs/cfaf020. ssrn.com
Barardehi, Y. H., Dixon, P., Liu, Q., Lohr, A. (28 novembre 2022). Tick Sizes and Market Quality: Revisiting the Tick Size Pilot. Document de travail de la Division of Economic and Risk Analysis de la SEC, déclaré préliminaire. Partie prenante et sans évaluation par les pairs. sec.gov
Comerton-Forde, C., Grégoire, V., Zhong, Z. (2019). Inverted fee venues and market quality. Journal of Financial Economics, vol. 131, p. 141-164. Référence citée pour mémoire, texte non ouvert : elle apparaît ici parce que c’est vers elle qu’Albuquerque, Song et Yao renvoient à propos des places à tarification inversée.
Mes réserves
Ce qui invaliderait cette lecture
- Je rapporte, sans la trancher, la position de Harris et ses coauteurs selon laquelle l'effet du pas sur les coûts s'estimait sur données archivées. Elle repose sur un seul article, dont l'argument de prévisibilité renvoie à un travail de son premier auteur. Un travail qui montrerait que les prédictions tirées de cette méthode s'écartaient sensiblement de ce que le pilote a mesuré la ferait tomber, et avec elle la moitié de mon propos.
- J'affirme qu'Albuquerque, Song et Yao ne contiennent pas le résultat sur les opérateurs à haute fréquence qu'on leur prête. Ce constat porte sur la version de travail d'avril 2020, marquée à paraître au Journal of Financial Economics. Une section ajoutée dans la version publiée le retirerait.
- Je traite le résultat de seuil du document de travail de la division économique de la SEC comme un apport réel. Il est déclaré préliminaire par ses auteurs et produit par des agents de l'autorité qui a mené le programme. Une re-estimation indépendante qui ne retrouverait pas les seuils de deux et quinze pas dans l'écart affaiblirait ce point.
- Je considère que le retour à un pas d'un cent en octobre 2018 puis l'adoption d'un demi-cent en septembre 2024 vont dans le sens opposé au traitement testé. Une justification officielle qui rattacherait explicitement la décision de 2024 aux résultats du pilote changerait cette lecture.
Biais cognitifs que cette situation peut déclencher
- Escalade d'engagement : un programme approuvé, négocié entre une autorité, des places de marché et une organisation d'autorégulation devient très coûteux à arrêter, y compris quand des objections sur sa puissance statistique ont été formulées avant son lancement.
- Report d'attention : quand une des questions posées ne peut pas recevoir de réponse, le compte rendu se remplit de celle à laquelle les données répondent, et le lecteur qui arrive après ne voit plus que celle-là.
- Confiance transférée par la citation : un résultat attribué à un article de premier rang par un autre article de premier rang cesse d'être vérifié. La chaîne se transmet sans que personne rouvre le texte d'origine.
Indice de solidité des preuves · le détail
77 / 100 · Preuves solides · fourchette 76-100 %
Score établi le 5 septembre 2026. Une révision ultérieure est une réévaluation datée, pas une correction masquée.
Pourquoi ce score. Deux mesures de première main sur cette expérience ont été lues et convergent sur les titres que le pas de cinq cents rend contraints : Albuquerque, Song et Yao (document de travail d'avril 2020, version de revue au Journal of Financial Economics), de tier I, et le document de travail de la division économique de la SEC (novembre 2022), de tier P et déclaré préliminaire. La convergence n'est notée que « modérée », pour deux raisons énoncées plutôt que supposées. D'abord parce que l'une des deux sources est interne à l'autorité qui a mené le programme : il reste une seule mesure indépendante lue en propre. Ensuite parce que les six autres travaux qu'Albuquerque, Song et Yao déclarent cohérents avec les leurs n'ont pas été ouverts, et qu'une convergence attestée par l'une des parties ne se compte pas comme une convergence vérifiée. Harris, Kahn, McDonald et Spatt (Review of Corporate Finance Studies, 2025) vont dans le même sens mais ne sont pas comptés non plus : leur texte ne produit aucune mesure originale. Le document de la SEC ajoute par ailleurs une hétérogénéité que l'autre ne capture pas, un effet de sens opposé selon le nombre de pas contenus dans l'écart. La réplication reste au cran de la réplication unique parce que ces équipes ont analysé la même expérience, non une expérience postérieure ; la puissance est notée modérée parce que l'unité observée est le titre et qu'il y en a 2 400, dans la tranche 1 000 à 10 000.
Cette pièce occupe le barreau le plus haut de l'échelle finance. Ce qui lui manque n'est donc pas un meilleur barreau, mais deux propriétés qu'aucun barreau ne paie. La première est un groupe de contrôle hors d'atteinte du traitement : selon Harris et ses coauteurs, le renchérissement des transactions sur les titres traités a renchéri l'arbitrage entre eux et les titres de contrôle, de sorte que leur différence pourrait mal estimer l'effet d'une règle générale. La seconde est la puissance statistique sur la question des introductions en bourse : les mêmes auteurs écrivent en note que la couverture par les analystes et le nombre d'introductions semblaient peu susceptibles d'être démontrés sur cette durée et cet effectif, sans publier de calcul de puissance à l'appui. Ces deux limites se règlent avant le tirage, au moment où la question est choisie.
I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.
Modification apportée · mis à jour le 5 septembre 2026
- Le résumé écrivait que la profondeur triple. La source mesure une variation de près du triple pour les groupes 1 et 2 et de près du quadruple pour le groupe 3, ce que le corps de l'article disait déjà : le résumé le dit maintenant aussi.
- Une citation anglaise avait perdu la ponctuation d'incise de sa source. Le passage est rétabli, l'incise signalée par des crochets.
- Les blocs cités en anglais reçoivent tous leur traduction française.

Axel Morel · Fondateur & analyste, Probans
Développe une méthode d'analyse destinée à distinguer ce que les preuves établissent, ce qu'elles suggèrent et ce qu'elles ne permettent pas de conclure, puis à traduire cette distinction en décisions professionnelles.
Choix du sujet, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des illustrations : Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales et plan de rédaction initial : assistance IA.
Responsabilité éditoriale : Axel Morel. Recherche et rédaction assistées par IA selon la méthodologie Probans, sources vérifiées avant publication. Charte éditoriale.
En savoir plusNewsletter Probans
Recevoir les prochaines analyses
Choix par catégorie · Sans spam · Désabonnement en 1 clic