Charte éditoriale
Comment Probans est écrit
La méthodologie explique comment une analyse est construite et notée (ISP). Cette page explique le reste : comment les sujets sont choisis, d'où viennent les sources, quel rôle joue l'assistance IA, et ce qui se passe quand une erreur est signalée.
Comment les sujets sont choisis
Les sujets viennent d'une question que je me pose moi-même sur une décision, une théorie ou un chiffre qui circule sans être vérifié, pas d'un calendrier éditorial ni d'une commande. Aucun sujet n'est traité contre rémunération.
Comment les sources sont collectées et classées
Chaque bibliographie remonte, autant que possible, aux publications primaires (revues à comité de lecture, données institutionnelles) plutôt qu'à des résumés de seconde main. Trois marqueurs, visibles à côté de chaque référence, indiquent la nature de la source :
- [I] Indépendante : étude académique à comité de lecture, donnée institutionnelle ou officielle, sans intérêt commercial direct dans le résultat. Une source n'obtient pas ce marqueur si elle est elle-même partie prenante du débat qu'elle tranche, même quand elle a un statut académique (ex. un institut de recherche dont la doctrine propre est le modèle économique arbitre lui-même une controverse sur cette doctrine) : elle passe alors en [S] ou [P] selon le degré d'intérêt.
- [S] Secondaire : presse ou synthèse journalistique relayant une source primaire, citée quand aucune source primaire équivalente n'est accessible.
- [P] Partie prenante : source qui a un intérêt propre au sujet même qu'elle commente. Cet intérêt est le plus souvent commercial (un cabinet de conseil citant ses propres chiffres), mais il peut aussi tenir à la production du travail commenté : l'auteur d'une étude qui la relaie, ou l'institution qui l'a publiée et qui en rend compte, ne sont pas des relais extérieurs. Ces sources sont utilisées quand elles apportent une donnée utile, jamais présentées comme neutres.
Registre des affirmations selon le niveau de preuve
Le choix des verbes suit le niveau de preuve réellement disponible, pas l'inverse. Trois registres, appliqués aux prochaines analyses publiées :
- Registre fort (établit, démontre, confirme) : réservé aux affirmations directement soutenues par une source solide citée dans le même paragraphe.
- Registre modéré (indique, suggère fortement, soutient l'idée que) : une lecture ou une interprétation de ma part, pas un fait déjà établi par la source elle-même.
- Registre faible (pourrait, un signal possible que, reste à vérifier si) : une extrapolation, au-delà du périmètre direct des sources citées.
Rôle de l'assistance IA
La méthode produit l'analyse : la recherche des sources, la rédaction, la recherche de la lecture concurrente, l'interprétation des résultats et la formulation des réserves sont exécutées par des instances d'IA spécialisées. Ce n'est pas une assistance à la mise en forme, et le dire autrement serait inexact.
Mon rôle est ailleurs, et il se resserre à mesure que la méthode s'affine : je choisis les sujets, je guide la rédaction, je vérifie ce qui en sort, et je pousse le système à un seuil d'exigence qu'il n'atteint pas de lui-même. Je peux refuser un texte, en corriger un, ou décider qu'il ne sera pas publié. La responsabilité de ce qui paraît ici est la mienne, entièrement.
C'est aussi pour ça que les encadrés d'un article portent l'intitulé « Ce que la méthode interprète » et non « Mon interprétation » : un lecteur doit pouvoir distinguer ce qu'une source établit de ce que la méthode en tire. Quand un indice de solidité me semble mal calibré, je le corrige ; c'est arrivé, et ça continuera d'arriver.
Cette méthode s'appuie sur un système que j'ai conçu et construit moi-même : une architecture multi-agents, où des instances d'IA spécialisées tiennent chacune un rôle unique (recherche de sources par domaine, rédaction, recherche de la lecture concurrente, contrôle de la fidélité de chaque affirmation à la source qui la porte, évaluation de la solidité des preuves) et se contrôlent les unes les autres. Rien ne valide son propre travail, et le contrôle se fait à l'aveugle : l'instance qui vérifie une affirmation ne sait pas quelle conclusion elle est censée servir.
C'est ce système, pas un diplôme, qui permet de faire tourner sur chaque analyse davantage de passes de vérification qu'une seule personne n'en ferait raisonnablement à la main, et de les faire tourner de la même façon sur toutes, pas seulement sur celles où j'ai eu le temps. Un texte qui ne passe pas ces contrôles n'est pas publié tant qu'il n'a pas été repris.
Contrôle qualité
Avant et après publication, un contrôle qualité interne, mené indépendamment de la rédaction, vérifie que chaque texte atteint un niveau d'exigence précis. Le résultat s'affiche sous forme de badge, sans note chiffrée : voir le détail sur la pageméthodologie.
Conflits d'intérêt
Je n'ai pas d'intérêt financier dans les sujets analysés. Quand une source commerciale est citée (marquée [P] dans la bibliographie), l'intérêt de cette source dans le résultat qu'elle avance est signalé explicitement dans le texte, pas seulement dans la référence.
Corrections et mises à jour
Toute erreur factuelle signalée est vérifiée puis corrigée dans l'article, sans délai d'attente arbitraire. Les analyses portant sur un sujet évolutif (réglementation en cours, données révisées) sont mises à jour quand c'est nécessaire : la date de dernière révision, quand elle existe, est affichée sur l'article. Pour signaler une erreur ou proposer un sujet, voir la pagecontact.