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ETF et diversification : la limite que les preuves révèlent

Les ETF réduisent le risque spécifique mais concentrent le risque de marché : les dix premières valeurs du S&P 500 pèsent un record de 40,7 % en 2025.

Axel Morel
Axel Morel
5 juillet 2026·12 min de lecture·Preuves modérées

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Un ETF large suffit-il à diversifier un portefeuille ?

Sur le risque spécifique d'un titre, oui. Sur le risque de marché, non : un ETF cap-pondéré concentre mécaniquement l'exposition aux plus grosses lignes (les dix premières valeurs du S&P 500 pèsent un record de 40,7 % en 2025), et la détention par ETF elle-même tend à augmenter la corrélation entre titres sous-jacents, un effet documenté mais débattu selon les études. Gardez l'ETF cap-pondéré comme brique de base face à la gestion active (79 % des fonds actifs grande capitalisation sous-performent), mais pilotez la couverture de change séparément : à couvrir sur la poche obligataire, à ne pas couvrir sur la poche actions où elle agit comme un vrai diversifiant. Pour un investisseur à horizon long dont la position reste liquide, l'enjeu de cet arbitrage est modéré et la réversibilité totale, ce qui justifie d'agir dès maintenant plutôt que d'attendre une preuve supplémentaire. Testez votre propre courbe avec le simulateur de diversification.

L'essentiel en 3 points

  1. La promesse s'érode au sommet. Un ETF cap-pondéré diversifie efficacement le risque spécifique d'un titre, mais concentre mécaniquement le risque de marché : les dix premières valeurs du S&P 500 pèsent un record de 40,7 % de l'indice en 2025, contre 18 à 23 % entre 1990 et 2015.
  2. L'instrument change la donne. La détention par ETF n'est pas un relais neutre de l'indice : plusieurs études à identification causale (création/fermeture de fonds comme instruments) montrent qu'elle augmente la synchronicité des rendements des titres sous-jacents et dégrade leur efficience de prix : un mécanisme contesté mais convergent dans la littérature.
  3. Conserver l'ETF, piloter la devise. L'ETF cap-pondéré reste la brique de base dominante face à la gestion active (79 % des fonds grande cap. sous-performent le S&P 500 en 2025). La couverture de change est en revanche clairement justifiée sur la poche obligataire, et contre-indiquée sur la poche actions où l'exposition devise constitue un authentique diversifiant.

Un ETF diversifie-t-il vraiment un portefeuille, ou vend-il une promesse que sa propre mécanique érode ? La question mérite mieux qu’un slogan de plateforme de courtage. Cet article croise la littérature académique sur la détention indicielle, les données de concentration de marché, les comparaisons avec la gestion active et les hedge funds, et la dimension devise trop souvent traitée comme un détail technique.

Ce qu’une diversification est censée faire

Ce que les données établissent. La diversification a un objet précis en théorie financière moderne : réduire le risque spécifique (idiosyncratique) d’un titre, celui qui tient à cette entreprise en particulier, sans toucher au risque de marché (systématique), celui que personne ne peut éliminer en combinant des actions entre elles. Evans et Archer (1968) estimaient qu’une dizaine de titres suffisait à capter l’essentiel de cette réduction. Statman (1987), en intégrant un actif sans risque, relevait ce seuil à 30 ou 40 titres. Les travaux plus récents évoquent plusieurs centaines selon la méthode. Causalité établie sur la forme de la courbe (rendement décroissant vers un plancher fixé par le risque systématique) mais causalité plausible non démontrée sur le chiffre précis : la littérature ne s’accorde pas sur un nombre magique, seulement sur la mécanique.

Un ETF actions large (MSCI World, S&P 500, CAC 40) règle ce problème en une seule ligne : quelques centaines à quelques milliers de titres logés dans un seul instrument, pour des frais de gestion annuels de l’ordre de 0,1 à 0,3 %. Sur cet axe précis (le risque spécifique d’une entreprise isolée), la diversification est réelle et mesurable.

Combien de titres faut-il vraiment ?

Mon interprétation. La question « à partir de combien de titres suis-je diversifié » n’a pas de réponse unique, mais elle a une forme mathématique stable. La volatilité d’un portefeuille également pondéré de n titres dépend de la volatilité individuelle moyenne (σ) et de la corrélation moyenne entre titres (ρ). Elle converge vers un plancher (proportionnel à σ√ρ) au-delà duquel ajouter des titres ne réduit plus rien : c’est le risque systématique.

Simulateur interactif : ajustez la volatilité individuelle, la corrélation moyenne et le nombre de titres pour visualiser cette courbe et son plancher sur vos propres hypothèses de portefeuille.

La concentration cap-pondérée : la promesse s’érode au sommet

Ce que les données établissent. Un ETF répliquant un indice pondéré par la capitalisation boursière n’applique pas la logique « n titres égaux » : il pondère chaque ligne selon son poids de marché. Or ce poids s’est radicalement redistribué depuis une décennie. Entre 1990 et 2015, les dix premières valeurs du S&P 500 représentaient de façon stable 18 à 23 % de l’indice ; le seuil est resté à 19 % en 2015, puis a atteint environ 30 % en 2023, avant d’établir un record de 40,7 % en 2025, porté par les mégacapitalisations technologiques et l’IA.

Concentration du S&P 500 Figure 1. Poids des dix premières valeurs du S&P 500, fin d’année. Sources : RBC Wealth Management (2026), [S] ; Morgan Stanley, cité par Visual Capitalist (2025), [S]. Segments reliant des points sourcés, non une série annuelle continue.

Mon interprétation. Un porteur d’ETF S&P 500 croit détenir 500 paris indépendants ; il en détient statistiquement une cinquantaine d’équivalents en poids, le reste de l’indice pesant trop peu pour influencer significativement le rendement global. C’est ici que la promesse de diversification se fissure le plus visiblement : elle reste vraie au sens strict (500 émetteurs juridiquement distincts), mais devient trompeuse au sens économique. Des émetteurs proposent des variantes à pondération équilibrée ou historique pour corriger cet effet, au prix d’un écart de suivi (tracking error) plus élevé : un arbitrage, pas une solution gratuite.

Extrapolation prudente. Pour un porteur français, cette concentration se double d’une couche supplémentaire rarement nommée. Le PEA n’admet en détention directe que des titres européens ; l’accès à un indice comme le S&P 500 dans cette enveloppe passe par un ETF à réplication synthétique (swap). L’investisseur en PEA porte alors deux risques superposés : le risque de concentration décrit ci-dessus et le risque de contrepartie du swap, plafonné et collatéralisé sous UCITS mais non nul.

Le mécanisme ETF lui-même change la donne

Ce que les données établissent. La partie la moins intuitive de ce dossier ne porte pas sur la composition de l’indice, mais sur l’instrument lui-même. Israeli, Lee et Sridharan (Review of Accounting Studies, 2017) montrent qu’une hausse de la détention par ETF d’un titre s’accompagne d’une hausse des coûts de transaction, d’une hausse de la synchronicité de ses rendements avec l’indice, d’une baisse de la réactivité du cours aux résultats futurs, et d’une baisse de la couverture par les analystes. Ben-David, Franzoni et Moussawi (Journal of Finance, 2018) confirment ce mécanisme par le canal de l’arbitrage ETF/valeur liquidative : les titres liés à un ETF présentent un comouvement plus élevé avec l’indice, un effet renforcé pour les titres peu liquides et en période de tension de marché. Sur le plan international, l’introduction d’ETF pays augmente la corrélation hebdomadaire entre l’indice boursier national et le marché américain, réduisant le bénéfice attendu de la diversification géographique.

Causalité établie, pas simple corrélation : ces études utilisent l’introduction ou la fermeture de fonds comme instrument, précisément pour écarter l’explication alternative selon laquelle les titres populaires attireraient à la fois plus d’ETF et plus de comouvement. Ce point reste néanmoins débattu : voir la section Réserves.

Ce résultat rejoint un phénomène plus ancien : la hausse des corrélations entre classes d’actifs en période de crise (Longin & Solnik, 1995). La diversification tend structurellement à décevoir précisément au moment où l’investisseur en aurait le plus besoin.

Face à la gestion active et aux hedge funds

Ce que les données établissent. Sur ce terrain, l’avantage de l’indexation reste net à l’échelle statistique. Le dernier bilan SPIVA montre que 79 % des fonds actions américaines à grande capitalisation gérés activement ont sous-performé le S&P 500 en 2025, contre 65 % en 2024 et 60 % en 2023 : la quatrième pire année pour la gestion active en 25 ans d’historique. Sur 15 ans à fin 2024, aucune des 22 catégories actions américaines suivies n’affichait une majorité de gérants actifs battant leur indice.

Sous-performance annuelle de la gestion active Figure 2. Part des fonds actions grande capitalisation US sous-performant le S&P 500, par année. Source : S&P Dow Jones Indices, SPIVA U.S. Scorecard, éditions Year-End 2023/2024/2025, [S].

Mon interprétation. 2025 n’est pas un point isolé mais l’extrémité haute d’une série déjà orientée à la hausse depuis 2023, ce qui écarte l’hypothèse d’un accident statistique ponctuel sans pour autant permettre d’extrapoler une tendance linéaire.

Le pari lancé par Warren Buffett en 2008 illustre le même écart à l’échelle institutionnelle : sur dix ans, un fonds indiciel S&P 500 a produit un rendement cumulé net de 125,8 %, contre une moyenne de 22 % pour cinq fonds de hedge funds sélectionnés par Protégé Partners : le meilleur des cinq plafonnant à 87,7 %, le plus faible à 2,8 %.

Le pari Buffett Figure 3. Rendement cumulé net de frais, 2008-2017. Source : American Enterprise Institute, d’après les lettres aux actionnaires de Berkshire Hathaway, [I].

Ce que montrent les principales études

SourcePériodeRésultat principalIndépendance
SPIVA U.S. Scorecard, S&P DJI2025 (1 an)79 % des fonds grande cap. actifs sous-performent le S&P 500[S]
SPIVA U.S. Persistence Scorecard15 ans à fin 20240 catégorie sur 22 avec majorité de gérants actifs surperformant[S]
Étude IAA Active Managers Council20 ansConteste la méthodologie SPIVA (pondération par encours, fonds passifs comme comparateur)[P]
Pari Buffett / Protégé Partners2008-2017Indice S&P 500 : +125,8 % ; hedge funds : +2,8 % à +87,7 %[I]
HFRI Fund Weighted Composite1990-2015Hedge funds : +10,5 % annualisé ; S&P 500 : +9,5 % annualisé[S]
HFRI Fund Weighted Composite2010-2025Hedge funds en moyenne sous-performants, sauf années de forte baisse[S]

Mon interprétation. Sur la période 1990-2015, l’indice HFRI a légèrement surperformé le S&P 500 (10,5 % vs 9,5 %), avant de nettement sous-performer sur la décennie suivante. L’affirmation « les ETF battent systématiquement les hedge funds » relève de la causalité plausible non démontrée sur toutes les fenêtres temporelles : elle est vraie en moyenne récente, avec des exceptions concentrées sur les années de forte baisse de marché.

La devise, le risque qu’on oublie de nommer

Ce que les données établissent. Un ETF non couvert expose au rendement de l’actif sous-jacent et au rendement de change. Un porteur français d’un ETF MSCI World ou S&P 500 non couvert porte une exposition structurelle au dollar (~65-70 % de la pondération géographique de ces indices). Sur les douze mois précédant fin novembre 2025, un investisseur base euro exposé à un indice obligataire d’entreprises américaines a vu un rendement de 6,23 % en dollars se transformer en -3,32 % une fois converti en euros non couverts, contre +4,00 % pour la version couverte.

Effet de la devise sur le rendement à 12 mois Figure 4. Rendement total à 12 mois, période à fin novembre 2025. Source : UBS Asset Management, données Bloomberg, [P].

Mon interprétation. L’écart est structurellement plus large sur l’obligataire que sur les actions dans cet exemple, ce qui recoupe un point théorique établi : la volatilité de change peut dépasser la volatilité propre d’une obligation, alors qu’elle reste généralement d’un ordre de grandeur inférieur à la volatilité actions.

Causalité observée, pas du bruit : Campbell, Serfaty-de Medeiros et Viceira (Journal of Finance, 2010) montrent que sur 1975-2005, le dollar et le franc suisse se sont historiquement appréciés lorsque les marchés actions mondiaux chutaient. Pour un investisseur actions, cette corrélation négative fait de l’exposition change non couverte un authentique élément de diversification, pas un risque à éliminer par principe. Les mêmes auteurs concluent à l’inverse que la couverture quasi intégrale est optimale pour un portefeuille obligataire.

Mon interprétation. C’est le point le plus contre-intuitif de ce dossier : sur l’axe devise, la diversification que promet l’ETF non couvert est la plus solidement établie de tout cet article.

Application par profil de décision

Choix de structuration selon le profil

ProfilCapitalisant ou distribuantDevise couverte ou nonPoint de vigilancePisteEnjeuRéversibilité
Particulier, horizon long, accumulationCapitalisantNon couvert acceptable : la devise agit comme diversifiant sur un horizon longSuivre le poids des 10 premières lignes de l’indiceETF monde large, capitalisant, non couvertModéréRéversible
Particulier proche de la retraite / décaissementDistribuant si besoin de flux ; sinon capitalisant + rachats programmésCouverture à envisager sur la poche obligataireVérifier l’exposition aux mêmes valeurs sur plusieurs lignesSegmenter poche actions (non couverte) et obligataire (couverte)CritiquePartiellement réversible
Allocataire institutionnelSelon le passif à couvrirDécision documentée par la nature du passifPiloter un indicateur de concentration (HHI)ETF à pondération équilibrée en complément du cap-pondéréCritiqueIrréversible
Décideur produit (société de gestion)Proposer les deux variantesDocumenter clairement dans le KID si la classe est couverteCommuniquer la concentration réelle, pas seulement le nombre de lignesEnvisager une gamme à pondération alternativeModéréPartiellement réversible

Extrapolation prudente. Pour un DGA ou un Head of Stratégie de société de gestion, la lecture opérationnelle n’est pas « l’indexation a gagné, fermons la gestion active ». Elle justifie de resserrer l’offre active sur les poches où cet article documente une limite réelle de l’ETF cap-pondéré : couverture de change spécialisée sur les portefeuilles obligataires internationaux, gestion factorielle ou équipondérée pour corriger la concentration, et segments où la détention par ETF dégrade l’efficience de prix : petites capitalisations, marchés émergents peu couverts par les analystes.

Lexique

  • ETF (Exchange Traded Fund) : fonds coté en continu, répliquant un indice, un secteur ou une thématique.
  • Réplication physique / synthétique : détention directe des titres de l’indice, ou reproduction de sa performance via un contrat d’échange (swap) avec une contrepartie.
  • Capitalisant (Acc) / distribuant (Dist) : un ETF capitalisant réinvestit automatiquement les dividendes ; un ETF distribuant les verse en cash au porteur.
  • Risque idiosyncratique (ou spécifique) : part du risque d’un titre propre à l’entreprise elle-même, réductible par diversification.
  • Risque systématique (ou de marché) : part du risque commune à l’ensemble du marché, non réductible par diversification.
  • HHI (indice de Herfindahl-Hirschman) : mesure de concentration égale à la somme des carrés des poids ; plus il est élevé, plus l’indice est concentré.
  • Comouvement / synchronicité des rendements : tendance d’un titre à évoluer dans le même sens que l’indice, indépendamment de ses fondamentaux propres.
  • Tracking error (écart de suivi) : écart entre la performance d’un ETF et celle de son indice de référence.
  • Couverture de change (hedging) : usage de contrats à terme sur devises pour neutraliser l’effet des variations de change.
  • SPIVA (S&P Indices Versus Active) : étude semestrielle comparant la performance des fonds gérés activement à leurs indices de référence.
  • Biais du survivant : surestimation de la performance moyenne d’une catégorie de fonds lorsque l’échantillon exclut les fonds fermés ou fusionnés.
  • PEA (Plan d’Épargne en Actions) : enveloppe fiscale française réservée aux actions européennes, exonérant les gains d’impôt sur le revenu après cinq ans.
  • CTO (Compte-Titres Ordinaire) : compte d’investissement sans plafond ni contrainte géographique, sans avantage fiscal spécifique.

Mes réserves

Ce qui invaliderait cette lecture

  • Le nombre de titres nécessaire à une diversification « suffisante » varie selon les études de 8 à plusieurs centaines : la formule mathématique est robuste, le chiffre rond associé ne l'est pas.
  • Le lien de causalité entre détention ETF et comouvement, bien qu'appuyé par des stratégies d'identification, n'est pas unanime : certains travaux récents (Easley, Michayluk et O'Hara ; Coles, Heath et Ringgenberg) ne retrouvent pas d'effet négatif, voire un effet positif dans certains environnements informationnels.
  • SPIVA reste la source la plus citée sur gestion active vs passive, mais son producteur (S&P DJI) tire des revenus de la licence de ses propres indices : classée [S] pour cette raison.
  • Les indices HFRI souffrent de biais de déclaration volontaire et de biais du survivant documentés.
  • L'étude Campbell, Serfaty-de Medeiros & Viceira porte sur 1975-2005 ; l'épisode 2022-2025 est cohérent mais ne constitue pas une validation indépendante sur régime récent.
  • Les données de coût de couverture de change et de performance hedgé/non-hedgé proviennent d'un gérant d'actifs (UBS) qui commercialise des ETF à devise couverte.

Biais cognitifs que cette situation peut déclencher

  • Heuristique de représentativité (Kahneman et Tversky, 1974) : confondre le nombre de lignes détenues, cinq cents émetteurs, avec une diversification économique réelle, en ignorant la pondération cap-pondérée qui concentre l'essentiel du risque sur une cinquantaine de titres équivalents.
  • Biais de statu quo (Samuelson et Zeckhauser, 1988) : conserver par défaut une exposition devise non couverte ou couverte sans réexaminer que l'arbitrage optimal diffère entre poche actions et poche obligataire.
  • Heuristique de disponibilité (Tversky et Kahneman, 1973) : extrapoler la série SPIVA 2023-2025, orientée à la hausse, en tendance durable de sur-performance indicielle, alors que l'échantillon documenté reste court.

Lexique

ETF· Exchange Traded Fund
Fonds coté en continu sur un marché boursier, répliquant la performance d'un indice, d'un secteur ou d'une thématique.
Risque idiosyncratique· Risque spécifique
Part du risque d'un titre propre à l'entreprise elle-même (résultats, gouvernance, litige), réductible par diversification.
Risque systématique· Risque de marché
Part du risque commune à l'ensemble du marché, non réductible par diversification, quel que soit le nombre de titres détenus.
HHI· Indice de Herfindahl-Hirschman
Mesure de concentration égale à la somme des carrés des poids des composantes d'un indice ou d'un portefeuille ; plus il est élevé, plus la concentration est forte.
Tracking error· Écart de suivi
Écart, mesuré par sa volatilité statistique, entre la performance d'un ETF et celle de son indice de référence.
Couverture de change· Hedging devise
Usage de contrats à terme sur devises pour neutraliser l'effet des variations de change sur la performance perçue par le porteur.
Biais du survivant
Surestimation de la performance moyenne d'une catégorie de fonds lorsque l'échantillon étudié exclut les fonds fermés ou fusionnés en cours de route.
PEA· Plan d'Épargne en Actions
Enveloppe fiscale française réservée aux actions et OPCVM européens, exonérant les gains d'impôt sur le revenu après cinq ans de détention, les prélèvements sociaux restant dus.
CTO· Compte-Titres Ordinaire
Compte d'investissement sans plafond de versement ni contrainte géographique, sans avantage fiscal spécifique : les gains y sont taxés au prélèvement forfaitaire unique.
Comouvement· Synchronicité des rendements
Tendance d'un titre à évoluer dans le même sens que l'indice ou que d'autres titres, indépendamment de ses fondamentaux propres.
SPIVA· S&P Indices Versus Active
Étude semestrielle de S&P Dow Jones Indices comparant la performance des fonds gérés activement à celle de leurs indices de référence.
Sources
Evans, J. L., & Archer, S. H. (1968). Diversification and the Reduction of Dispersion: An Empirical Analysis. Journal of Finance, 23(5), 761-767.
Statman, M. (1987). How Many Stocks Make a Diversified Portfolio? Journal of Financial and Quantitative Analysis, 22(3), 353-363.
American Enterprise Institute. Analyse du pari Buffett-Protégé Partners (2008-2017), d'après les lettres aux actionnaires de Berkshire Hathaway.
RBC Wealth Management (2026). The Great Narrowing: S&P 500 concentration.
UBS Asset Management (2026). Understanding ETF currency hedging.
Longin, F., & Solnik, B. (1995). Is the correlation in international equity returns constant: 1960-1990? Journal of International Money and Finance.
Axel Morel
Axel Morel
Fondateur & analyste · Probans

Analyse les sujets qui l'intéressent et publie ce qu'il en tire, avec méthodologie, sans jargon inutile. Choix du sujet, validation finale du plan, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des éléments d'illustration par l'auteur Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales, création du plan de rédaction initial par l'IA.

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