Catégorie
Assurance
Risque, actuariat et régulation
Repères
Chaque analyse porte un ISP, score de solidité empirique (0–100).
Assurer les data centers IA
6 articlesSwiss Re chiffre le risque d'accumulation des data centers IA jusqu'à 20 milliards de dollars par site, pour un capex hyperscaler mondial attendu au-delà de 600 milliards en 2026. Ce dossier distingue le risque physique, déjà maîtrisé par la réassurance, des risques non couverts : GPU et logiciel.
Assureurs-vie et crédit privé : le risque qui loge aussi dans la réassurance offshore
2 articlesLe Financial Stability Board chiffre à environ 10 % la part de crédit privé dans les portefeuilles des assureurs-vie américains. La presse documente un déplacement de près de 2 000 milliards de dollars de passifs vers des structures de réassurance offshore, moins visibles des régulateurs.
Écart de protection climatique (EIOPA) : des freins cités, non pondérés
12 articles · 1 analyseL'EIOPA chiffre à 17 % la part des Européens déclarant être couverts contre les catastrophes naturelles, et à environ un quart les pertes liées aux événements extrêmes assurées entre 1980 et 2024, sur un périmètre qui inclut le séisme, péril qu'elle écarte elle-même du champ climatique. Ce dossier examine ce que les textes de l'EIOPA énumèrent sur les freins à l'achat, ce que les deux enquêtes qui les pondèrent en disent, et quels dispositifs agissent sur le prix plutôt que sur l'information.
Écart de protection climatique : le prix est-il le premier frein à l'achat d'une assurance catastrophe naturelle ?
L'explication paraît aller de soi : si l'on renonce à s'assurer contre les catastrophes naturelles, c'est que l'assurance coûte trop cher. Les chiffres publiés de deux enquêtes de l'EIOPA, l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, racontent une histoire moins simple : ceux qui s'en passent y invoquent en moyenne plus souvent le sentiment d'être à l'abri que chaque motif de prix pris seul. Face au prix pris en bloc, l'une des deux enquêtes ne permet pas de trancher.
Par Axel MorelAssurance et climat : un secteur solide absorbe-t-il vraiment le risque ?
Perspectives stables, capital solide : l'assurance mondiale semble tenir face au climat, et l'on en conclut vite que le risque est absorbé. Les documents publics montrent pourtant, en France, une surprime relevée pour les assurés, un réassureur public dont le résultat technique sur les catastrophes naturelles était déficitaire en 2023, et l'État garant du risque extrême. Qui paie au bout du compte, ces sources ne le chiffrent pas.
Par Axel MorelAssurance paramétrique : rapidité ou précision du mesurable ?
Le vendeur annonce un paiement rapide, et la BCE et l'EIOPA avancent, en général et sans chiffre, le même avantage. Mais le point de fragilité actuariel du produit n'est pas la lenteur : c'est la précision du proxy, l'écart entre ce que mesure le paramètre et ce que l'assuré perd. Aucune des deux principales sources institutionnelles rassemblées ici ne quantifie ce risque de base.
Par Axel Morel