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Combien vaut mon jour de télétravail ?

Renseignez votre rémunération brute annuelle et votre nombre de jours de télétravail par semaine. Le simulateur calcule la valorisation implicite de cet avantage, exprimée en pourcentage de votre salaire, puis convertie en euros par an et en euros par jour de télétravail effectué.

Par Axel Morel · Probans · dernière mise à jour le 19 juillet 2026

Valorisation implicite estimée
Cette valeur mesure ce que le salarié serait prêt à céder, pas ce que l'employeur retranche réellement. Sur données de salaires réels (secteur tech américain), l'écart de rémunération observé entre poste en télétravail et poste en présentiel identique est de +1,1 %, et non négatif (Cullen, Pakzad-Hurson & Perez-Truglia, 2025).

Seuils de revenu (45 000 € / 135 000 €) transposés à titre d'ordre de grandeur à partir de données exprimées en dollars sur un échantillon américain de 2020. Ce simulateur n'est pas un barème français validé : il illustre une méthode de valorisation déclarative, dont l'article discute les limites face aux données de préférence révélée.

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Valorisation déclarative et préférence révélée : deux mesures, un même objet

Ce simulateur calcule une valorisation déclarative du télétravail : la part de salaire qu'un panel d'actifs américains dit être prêt à céder pour obtenir des jours de télétravail, mesurée par enquête (Barrero, Bloom & Davis, 2021). Cette méthode s'oppose à la préférence révélée, qui n'interroge personne mais déduit la valorisation de choix réels entre offres d'emploi concurrentes. Sur données américaines du secteur technologique, la préférence révélée aboutit à une estimation moyenne de 25,6 % du salaire (Cullen, Pakzad-Hurson & Perez-Truglia, 2025), très supérieure aux 1,7 % à 6,8 % que ce simulateur affiche selon le niveau de revenu. Les deux chiffres sont exacts, chacun dans sa méthode : ils ne mesurent simplement pas la même chose de la même façon.

Pourquoi les deux méthodes ne racontent pas la même histoire

L'écart tient à deux mécanismes distincts. D'abord, un biais probable de sous-déclaration : un salarié interrogé directement sur le salaire qu'il accepterait de perdre peut minimiser sa réponse, par crainte que l'information soit retournée contre lui dans une négociation future. Ensuite, un effet de composition : l'échantillon de la préférence révélée est plus rémunéré et plus concentré sur la technologie que les enquêtes déclaratives généralistes, ce qui tire l'estimation vers le haut. Aucune des deux mesures n'est donc « la » bonne valorisation du télétravail : la première capture ce que les gens disent, la seconde ce que leurs décisions d'embauche révèlent.

Comment lire le résultat de ce simulateur sans se tromper

Le pourcentage et le montant en euros affichés ci-dessus sont un ordre de grandeur, construit par interpolation entre deux points d'une enquête américaine de 2020, pas un barème français validé. Ils répondent à la question « qu'est-ce que le télétravail vaudrait pour un salarié comparable, s'il devait le déclarer », pas à la question « combien mon employeur me retranche-t-il réellement pour ce jour de télétravail ». Ces deux questions ont des réponses différentes, et c'est précisément l'objet de l'énigme salariale du télétravail.

Pourquoi cet écart compte pour une négociation salariale

Sur données de salaires réels comparant des postes identiques, les emplois en télétravail sont payés en moyenne 1,1 % de plus que les postes équivalents en présentiel, et non moins (Cullen, Pakzad-Hurson & Perez-Truglia, 2025). Autrement dit, malgré une valorisation perçue forte, aucun rabais salarial associé au télétravail n'est observé sur le marché testé. Pour un salarié en négociation, cela signifie que la valeur affichée par ce simulateur est un argument à faire valoir, pas une contrepartie que l'employeur appliquerait spontanément en sens inverse : rien n'indique qu'il faille accepter un salaire inférieur en échange de jours de télétravail.

Une idée reçue à corriger

L'idée reçue la plus répandue veut que les salariés « paieraient » leur télétravail par un salaire plus bas, en application directe de la théorie du différentiel compensatoire. Les données de préférence révélée montrent l'inverse : à poste, entreprise et échelon identiques, le télétravail n'est associé à aucun rabais salarial observé, et le léger écart mesuré va dans le sens opposé. La forte valorisation déclarative et l'absence d'ajustement salarial coexistent sans contradiction logique : elles décrivent simplement deux marchés qui ne se sont pas encore ajustés l'un à l'autre par le prix.

Questions fréquentes

Le résultat du simulateur est-il un montant que je pourrais réellement négocier ?
C'est un ordre de grandeur tiré d'une enquête déclarative américaine, utile comme point de repère, pas un chiffre contractuel ni un barème français officiel.

Pourquoi ce simulateur n'affiche-t-il pas plutôt les 25,6 % de la préférence révélée ?
Parce que les deux sources mesurent des choses différentes : la préférence révélée estime une disposition à payer à partir de choix réels d'emploi, la méthode déclarative interroge directement les personnes. Ce simulateur applique la seconde, qui fournit les seuils par tranche de revenu nécessaires au calcul.

Le télétravail finira-t-il par faire baisser les salaires ?
Rien dans la donnée disponible ne le montre à ce jour : l'écart observé va dans le sens opposé. L'analyse complète détaille les explications concurrentes envisagées par les auteurs.

Pour le détail de l'expérience Trip.com, la méthode de préférence révélée et les limites de chaque source, lirel'analyse complète.

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