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Article courtFragmentation sectorielle · 10 août 2026 · mis à jour le 31 août 2026

Les trois chiffres publiés sur les data centers d'IA s'additionnent-ils ?

Axel MorelAxel Morel · Fondateur & analyste, Probans
Je dispose de

L'essentiel

Le FSB estime un encours, la BRI chiffre un flux de dépense, Swiss Re relaie, d'après Allianz Commercial, un coût de construction par site. Les deux chiffrages agrégés que j'ai trouvés répartissent un besoin de financement, l'un d'après des projections de tiers, l'autre sans provenance donnée, et aucun ne relie ce financement à la valeur assurée.

  1. Trois institutions, trois grandeurs de nature différente. Le FSB estime un encours de crédit privé, entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars à fin 2024. La BRI chiffre un flux de dépense : les cinq plus grands hyperscalers doivent engager plus de 1 000 milliards de dollars de capex lié à l'IA de 2025 à 2026. Swiss Re relaie un coût unitaire qu'elle attribue en note à Allianz Commercial : la construction d'un site peut dépasser 20 milliards de dollars. Un encours, un flux et un coût par site ne s'additionnent pas.
  2. Deux chiffrages agrégés existent, aucun ne couvre l'assurance. Le FSB publie, d'après des projections de Morgan Stanley et de la Banque d'Angleterre, 2 900 milliards de dollars de capex d'infrastructure IA projetés entre 2025 et 2028, dont 1 500 milliards attendus de capital externe, dont 800 milliards de crédit privé. Ce sont des répartitions d'un besoin de financement, pas des mesures de l'exposition totale à une dévaluation des processeurs graphiques.
  3. Aucun renvoi croisé entre les trois publications. Entre les trois publications retenues dans cette page, je n'ai trouvé aucun renvoi croisé : une recherche plein texte du chapitre de la BRI ne rend aucune occurrence du FSB ni de Swiss Re, et la même recherche sur la page de présentation du sigma de Swiss Re n'en rend aucune du FSB, de la BRI ni du crédit privé.

Non : un encours de dette, un flux de dépense et un coût de construction par site ne sont pas de même nature, et le rapprochement qui les rapporte à un même actif est le mien, pas celui des institutions qui les publient. Ce dossier documente un canal : le crédit privé lié à l’IA, sa taille, ses signaux de stress. Deux autres dossiers Probans en documentent, chacun séparément, un deuxième et un troisième : la dette et le financement circulaire des hyperscalers, l’accumulation de valeur assurée dans les data centers. Que les trois canaux portent sur un même actif sous-jacent, la valeur des processeurs graphiques et de l’infrastructure qui les héberge, est un rapprochement que je fais : aucune des trois publications ne l’écrit. Ce qui se constate en revanche sur pièces, c’est que les trois grandeurs publiées ne sont pas de même nature et ne s’additionnent pas, et que les deux chiffrages agrégés que j’ai trouvés répartissent un besoin de financement sans jamais le relier à la valeur assurée.

  1. Les trois grandeurs ne sont pas de même nature. Le FSB estime un encours de crédit privé, entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars à fin 2024 [1]. La BRI chiffre un flux de dépense : les cinq plus grands hyperscalers doivent engager plus de 1 000 milliards de dollars de capex lié à l’IA de 2025 à 2026, un montant qu’elle décrit comme dépassant leurs résultats et leurs flux de trésorerie disponibles, ce qui en conduit certaines à émettre de la dette [2]. Swiss Re, qui vend de la couverture sur ce marché, relaie un coût unitaire qu’elle attribue en note à Allianz Commercial : la construction d’un site peut dépasser 20 milliards de dollars. Le montant peut doubler une fois les processeurs graphiques et le reste de la technologie installés, une précision que Swiss Re ajoute sans l’attribuer à la même source [3]. Un encours, un flux et un coût par site ne s’additionnent pas.
  2. Deux chiffrages agrégés existent, et aucun des deux ne couvre l’assurance. Le FSB publie, d’après des projections de Morgan Stanley et de la Banque d’Angleterre, 2 900 milliards de dollars de capex d’infrastructure IA projetés entre 2025 et 2028, dont 1 500 milliards attendus de capital externe, dont 800 milliards de crédit privé [1]. Quatre sénateurs américains en produisent un second, sans en donner la provenance [4]. Ce sont des répartitions d’un besoin de financement, pas des mesures de l’exposition totale à une dévaluation des processeurs graphiques.
  3. Le seul mandat de supervision transversale documenté dans ce dossier est celui du groupe de travail interagences sur l’IA du Financial Stability Oversight Council (FSOC), créé en décembre 2025, dont le mandat couvre explicitement l’extérieur du secteur des services financiers [4]. Rien dans les sources consultées pour cet article, et à sa date, ne montre qu’il ait publié un chiffrage reliant le canal du crédit, celui du capex et celui de l’assurance.

Trois institutions, trois grandeurs de nature différente

Ce que les données établissent. Le FSB estime l’encours de crédit privé entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars à fin 2024 [1]. Il écrit que la part du secteur IA dans les opérations de crédit privé a atteint 34 % en 2025, contre une moyenne de 17 % sur les cinq années précédentes, chiffre qu’il reprend du rapport de l’OCDE sur la dette mondiale de mars 2026 et non de ses propres remontées [1]. C’est une part des opérations, dont la base n’est pas un encours. Le même passage ajoute que l’exposition aux secteurs liés à l’IA reste relativement faible pour le fonds de crédit privé moyen. La BRI, de son côté, chiffre à plus de 1 000 milliards de dollars le capex lié à l’IA des cinq plus grands hyperscalers de 2025 à 2026, en ajoutant que ces engagements dépassent les résultats et les flux de trésorerie disponibles de ces entreprises, ce qui en conduit certaines à émettre de la dette. Elle donne aussi une part d’encours : les fonds de prêt direct ont quadruplé en cinq ans leur exposition aux secteurs de l’IA et des technologies de l’information, pour atteindre environ 15 % de leurs portefeuilles [2]. Swiss Re, qui vend de la couverture sur le marché dont elle chiffre ici l’accumulation, relaie, en l’attribuant en note à Allianz Commercial, un coût de construction pouvant dépasser 20 milliards de dollars par site ; elle ajoute, sans attribution propre, qu’il peut doubler après installation, et rapporte, à la source Allianz Commercial, que les établissements financeurs exigent des limites d’assurance couvrant le coût de construction complet alors même que les scénarios de perte probable maximale sont bien inférieurs [3]. Le même rapport écrit, au chapitre suivant, qu’un événement unique peut entraîner une perte supérieure à ce qu’une hypothèse de perte probable maximale mono-site laisserait attendre, où un seul bâtiment ou une partie de bâtiment est endommagé : les deux phrases sont dans le document, et n’en citer qu’une donnerait au rapport une thèse qu’il ne porte pas [3].

Ce que la méthode interprète. Je lis ces trois chiffres comme trois expositions à un même actif, vues depuis trois points d’observation : le crédit qui finance l’acquisition des puces, la dépense qui finance leur hébergement, la limite assurée qui couvre leur remplacement en cas de sinistre. Aucune des trois publications ne pose cet actif commun, et c’est donc une lecture, pas un constat. Ce qui se constate, en revanche, c’est qu’elles ne mesurent pas la même chose. Aucune des trois n’autorise un raisonnement de portefeuille : un encours de marché ne dit rien de ce qu’un prêteur donné porte, un flux de dépense n’est pas une exposition, un coût par site encore moins. Une quatrième grandeur le permet, publiée par la BRI et jamais comptée parmi les trois, celle des 15 % de portefeuille des fonds de prêt direct. Les trois grandeurs ne rendent pas la même unité, et c’est moi qui pose qu’elles portent sur le même actif.

Ce que les données établissent. Le FSB renvoie à un autre travail de la BRI que celui retenu ici : l’encadré de son rapport consacré au financement de l’IA appuie sur le bulletin n° 120, Financing the AI boom: from cash flows to debt, de janvier 2026, la phrase selon laquelle le crédit privé aux secteurs liés à l’IA s’est étendu en valeur absolue comme en part de l’activité [1]. Entre les trois publications retenues dans cette page, je n’ai trouvé aucun renvoi croisé : une recherche plein texte du chapitre de la BRI ne rend aucune occurrence du FSB ni de Swiss Re [2], et la même recherche sur la page de présentation du sigma de Swiss Re n’en rend aucune du FSB, de la BRI ni du crédit privé [3]. Ces constats sont les miens, faits sur les documents, et ils ne portent pas la même charge. Celui qui vise la BRI couvre un chapitre entier. Celui qui vise Swiss Re ne couvre qu’une page de présentation, pas le rapport.

Figure 1. Trois blocs empilés, sans axe commun, chacun portant une institution, une unité et une grandeur, suivis d'un quatrième encart tracé en pointillés. Premier bloc, FSB, unité encours : encours de crédit privé estimé, 1 500 à 2 000 milliards de dollars, arrêté à fin 2024, avec la précision que 34 pour cent des opérations de crédit privé en 2025 sont liées à l'intelligence artificielle contre 17 pour cent en moyenne sur les cinq années précédentes, qu'il s'agit d'une part des opérations et non de l'encours, et que le FSB ajoute que l'exposition aux secteurs liés à l'intelligence artificielle reste relativement faible pour le fonds de crédit privé moyen. Deuxième bloc, BRI, unité flux de dépense : capex lié à l'intelligence artificielle des cinq plus grands hyperscalers, plus de 1 000 milliards de dollars cumulés sur 2025 et 2026, avec la précision que ces engagements dépassent les résultats et les flux de trésorerie disponibles de ces entreprises, ce qui en conduit certaines à émettre de la dette. Troisième bloc, Swiss Re, unité coût par site : construction d'un data center, chiffre relayé par Swiss Re depuis Allianz Commercial, peut dépasser 20 milliards de dollars ; Swiss Re ajoute, sans attribution propre, qu'il peut doubler après installation, avec la précision que les financeurs exigent une limite d'assurance couvrant le coût de construction complet alors que la perte probable maximale est bien inférieure. Quatrième encart, séparé des trois et intitulé une quatrième grandeur hors des trois, unité part de portefeuille : la BRI mesure que les fonds de prêt direct ont quadruplé en cinq ans leur exposition à l'intelligence artificielle et aux technologies de l'information, jusqu'à environ 15 pour cent de leurs portefeuilles, et qu'elle ne s'additionne pas non plus aux trois. Une note de bas de figure indique que les blocs n'ont pas d'axe commun et que c'est le résultat : un encours, un flux cumulé sur deux ans, un coût unitaire et une part de portefeuille ne s'additionnent pas. Sources : Financial Stability Board, Report on Vulnerabilities in Private Credit, 6 mai 2026 ; Bank for International Settlements, Annual Economic Report 2026, chapitre I ; Swiss Re Institute, sigma insights 07/2026. La part de 34 pour cent est reprise par le FSB du rapport de l'OCDE sur la dette mondiale de mars 2026.

Ce qui est agrégé, et ce qui ne l’est pas

Ce que les données établissent. Le FSB publie une répartition du financement de l’infrastructure IA par source, reprise de projections de Morgan Stanley et de la Banque d’Angleterre : 2 900 milliards de dollars de capex projetés entre 2025 et 2028, dont 1 500 milliards attendus de capital externe, dont 800 milliards de crédit privé, le solde de ce capital externe se partageant entre titrisations, dette d’entreprise et un poste réunissant capital-investissement, capital-risque et souverain. Le capex financé par les flux de trésorerie des hyperscalers est un poste distinct du capital externe, et non une part de son solde [1]. La lettre adressée au FSOC par quatre sénateurs américains en janvier 2026 produit une autre décomposition, sans en donner la provenance : près de 3 000 milliards de dollars de construction de data centers attendus, environ 1 400 milliards que le secteur financerait sur ses propres ressources d’ici 2028, et un écart de financement d’environ 1 600 milliards [4].

Ce que la méthode interprète. Ces deux décompositions sont publiées, et il est donc faux d’écrire qu’aucun chiffrage agrégé n’existe. Elles ne pèsent pas le même poids : la première est une projection de banque reprise par le FSB, la seconde vient de parlementaires qui demandent une enquête et n’en donnent pas la source. La seconde nomme bien les assureurs, mais comme financeurs parmi d’autres ; aucune des deux ne dit combien de valeur assurée est adossée aux mêmes installations, et rien dans la page de présentation du sigma de Swiss Re, qui chiffre ce troisième canal, ne le rapproche des deux autres. L’agrégation manquante n’est pas celle du financement, elle est celle qui traverserait le crédit, la dépense et la couverture.

Figure 2. Trois barres horizontales emboîtées sur une échelle commune, en milliards de dollars, pour le financement de l'infrastructure d'intelligence artificielle projeté sur 2025 à 2028. Barre la plus large : capex total d'infrastructure projeté, 2 900. Barre intermédiaire, incluse dans la première : capital externe attendu, 1 500. Barre la plus étroite, incluse dans la deuxième : crédit privé, 800. Un sous-titre précise que ces projections sont reprises par le FSB et non mesurées par lui. Sous ces trois barres, une quatrième case tracée en pointillés, laissée vide et volontairement ouverte sur sa droite, sans largeur assignée, suivie de trois carrés qui s'estompent et de la mention ampleur inconnue. Elle est intitulée valeur assurée adossée aux mêmes actifs, avec la précision que ni cette répartition ni la seconde, produite par quatre sénateurs américains, ne la chiffre. Une note de bas de figure indique que l'agrégation qui manque n'est pas celle du financement mais celle qui traverserait le crédit, la dépense et la couverture, et que les trois barres sont emboîtées, la deuxième étant une partie de la première et la troisième une partie de la deuxième. Source : Financial Stability Board, Report on Vulnerabilities in Private Credit, 6 mai 2026, encadré 4, d'après des projections de Morgan Stanley et de la Banque d'Angleterre.

Le mandat existe, la publication non

Ce que les données établissent. Le FSOC a créé un groupe de travail interagences sur l’IA en décembre 2025, dont la lettre sénatoriale cite le mandat : suivre les risques que l’adoption de l’IA pourrait poser « à l’intérieur comme à l’extérieur du secteur des services financiers » [4]. Les sénateurs lui demandent d’ouvrir une enquête formelle et demandent à l’Office of Financial Research de mobiliser son pouvoir de contrainte pour obtenir les données financières des banques, des assureurs, des fonds de crédit privé et des sociétés d’investissement immobilier engagés dans ces financements. Leur liste des catégories exposées va plus loin que celle des prêteurs et inclut les fonds de pension, les fonds communs et les investisseurs particuliers. Ils fixent au 13 février 2026 la date à laquelle ils attendent confirmation [4]. Aux États-Unis toujours, la NAIC, l’association des régulateurs assurantiels, dispose depuis le 1er janvier 2026, après adoption à sa réunion d’automne 2024, du pouvoir d’écarter une notation qui s’éloigne de sa propre analyse de plus de trois crans [5].

Rapporté, non établi. Un troisième chantier de supervision est décrit par la presse professionnelle, d’après des informations du Financial Times qui s’appuient sur des personnes non nommées : le Securities Valuation Office de la NAIC examinerait en 2026 les positions des assureurs sur les data centers et les notations de crédit qui les accompagnent, en regardant la qualité de crédit des locataires, les clauses de sortie des baux et les antécédents des constructeurs. Le seul élément directement attribué dans cette source est une déclaration écrite de la NAIC. Je le rapporte à ce titre et n’en tire aucun constat [5].

Ce que la méthode interprète. Le mandat du groupe de travail du FSOC, tel que la lettre le cite, est explicitement transversal : il ne s’arrête pas au périmètre des services financiers. C’est ce qui rend le silence intéressant, et non l’inverse. Aucune source de ce dossier ne documente en revanche le périmètre réel de ses travaux, et je ne peux donc pas dire ce qu’il regarde effectivement, seulement ce qu’il a mandat de regarder. Le chantier de la NAIC est d’une autre nature : c’est un contrôle de la qualité des notations que les assureurs déposent, pas une mesure d’exposition agrégée. Et contrairement au mandat du FSOC, il reste à l’intérieur de son secteur.

Pourquoi le total que ces chiffres suggèrent n’existe pas

Ce que la méthode interprète. La tentation, devant ces trois grandeurs, est d’appliquer les 34 % repris par le FSB de l’OCDE à l’encours de crédit privé, puis d’ajouter le capex de la BRI. Ce calcul est faux à trois titres, et aucun n’est réparable. Les 34 % sont une part des opérations et non de l’encours : les appliquer à 1 500 ou 2 000 milliards de dollars ne mesure rien. L’encours est arrêté à fin 2024 quand la part porte sur 2025. Et l’addition mettrait un encours de dette en regard d’un flux de dépense qui n’est pas de la dette : la BRI décrit un capex, en notant seulement qu’il dépasse les ressources internes de ces entreprises. La grandeur qui autoriserait un raisonnement de portefeuille existe pourtant, et elle est dans une des sources citées ici : les 15 % de portefeuille des fonds de prêt direct mesurés par la BRI [2]. Elle ne donne pas un total, elle donne une intensité d’exposition, ce qui n’est pas la même chose.

Le FSB estime un encours, la BRI chiffre des engagements de dépense, Swiss Re publie un coût par site qui peut dépasser 20 milliards. Les deux agrégats que j’ai trouvés répartissent un besoin de financement. Aucun ne rapproche ce financement de la valeur assurée sur les mêmes installations, et c’est moi, pas eux, qui pose que ce serait le même actif.

Mes réserves

  • Périmètre de la recherche. Le constat d’absence de chiffrage transversal vaut pour les sources consultées pour cet article et à sa date. Il ne prouve pas qu’aucun travail interne d’agrégation n’existe, seulement qu’aucun n’est publié dans ce que j’ai lu.
  • Un seul mandat instruit. Le FSOC est le seul organe de supervision transversale qu’une source de ce dossier documente. Je n’ai rien au dossier sur ce que le Comité européen du risque systémique, le FMI, la BCE ou la BRI publient à ce titre, et je ne peux donc écrire ni qu’ils le font, ni qu’ils ne le font pas.
  • Indépendance de Swiss Re. Swiss Re vend de la couverture sur le marché dont elle chiffre l’accumulation. Son coût de construction par site est le chiffre le plus fragile des trois de ce point de vue, et je le traite comme une donnée de partie prenante, pas comme une mesure indépendante.
  • Swiss Re ne s’arrête pas au chiffre unitaire. Elle publie aussi deux parts géographiques, et les donne comme des estimations sous modalité de possibilité : plus d’un quart de la capacité de data centers américaine pourrait se situer dans des zones connaissant au moins trois jours de forte grêle par an, en moyenne sur soixante-quatre ans, et environ 40 % pourrait se situer dans des zones de tornades significatives à très élevées [3]. Ce sont des mesures d’exposition physique, pas financières, et elles ne comblent donc pas l’agrégation manquante.
  • Une échéance passée dont je ne sais rien. Les sénateurs attendaient du FSOC, pour le 13 février 2026, la confirmation de l’ouverture d’une enquête. Cette page est mise à jour plus de six mois après, et je n’ai rien au dossier sur la suite donnée : ni réponse, ni refus, ni silence constaté.
  • Le rapprochement est le mien. Aucune des trois institutions ne confirme que son chiffre est exempt de recouvrement avec les deux autres. La lecture croisée est de moi et n’est reprise d’aucune source tierce.
  • Une source du dossier décrit par où le recouvrement passerait. La BRI documente le financement circulaire : des prises de participation croisées entre fabricants de puces, hyperscalers et laboratoires en échange d’engagements d’achat pluriannuels, une construction de data centers sous-traitée puis louée en retour, des conditions mal divulguées, et le risque qu’un même actif soit donné en garantie plusieurs fois [2]. C’est un mécanisme, pas une mesure : il dit que le recouvrement est possible, il n’en donne pas l’ampleur.

Concrètement, un lecteur de ce dossier gagne à traiter le chiffre de crédit privé lié à l’IA comme la mesure d’un canal parmi trois, jamais comme le risque total, et à se méfier de toute addition entre les trois. Le déclencheur à surveiller : une publication du groupe de travail IA du FSOC, dont la lettre sénatoriale cite un mandat couvrant explicitement l’extérieur du secteur des services financiers. Tant qu’il ne publie pas ce chiffrage, ce silence mérite d’être suivi au même titre que les indicateurs déjà retenus dans ce dossier.

Retour au dossier Crédit privé et risque systémique lié à l’IA. Voir aussi les dossiers Capex IA et stabilité financière et Assurer les data centers IA.

ISP-F
11/100

L'Indice de solidité des preuves évalue la base empirique de cette analyse sur quatre critères pondérés : type de preuve (40 %), convergence (30 %), réplication (20 %), puissance (10 %). L'axe type de preuve est calibré par champ : 100 y désigne le meilleur dispositif que l'échelle ISP-F sache produire, et non une preuve absolue.

Type de preuve · 40 %
Mécanisme raisonné, analogie ou lecture documentaire
Convergence · 30 %
Convergence non mesurable

Ce que cette page établit en propre n'est aucune des grandeurs qu'elle cite, c'est la lecture comparée qu'elle en fait : elle met côte à côte l'encours de crédit privé que le FSB reconstitue à partir des remontées de ses juridictions membres, le capex des cinq plus grands hyperscalers et la part de portefeuille des fonds de prêt direct que publie la BRI, la répartition du financement de l'infrastructure IA par source que le FSB reprend de Morgan Stanley et de la Banque d'Angleterre, et le coût de construction par site qu'Allianz Commercial chiffre et que Swiss Re relaie. Le barreau retenu est celui de la lecture documentaire, et non celui de l'agrégat institutionnel : l'échelle Finance range hors de ce dernier le fait de comparer des agrégats de plusieurs institutions sur des périmètres différents, et c'est exactement le geste que pose cette page, sur trois grandeurs, pour montrer qu'elles ne se comparent pas. Elle ne produit, ne collecte ni ne valide aucune de ces mesures elle-même, et il n'y a pas de barreau au-dessus pour la même raison. Deux d'entre elles ne se reconstituent pas hors des remontées d'autorités ; la répartition du financement n'est pas mesurée par le FSB mais est une projection de recherche privée qu'il relaie ; la quatrième vient d'une partie prenante du marché qu'elle décrit, et sa fragilité est traitée dans les réserves de cette page. Les deux chiffrages agrégés du besoin de financement, celui que le FSB reprend de Morgan Stanley et de la Banque d'Angleterre et celui de la lettre sénatoriale, restent donnés côte à côte sans être additionnés ni rapprochés, la seconde ne donnant de surcroît aucune provenance. La convergence n'est pas mesurable, et c'est le troisième cas du barème : les trois grandeurs centrales viennent d'émetteurs indépendants les uns des autres, mais elles ne portent pas sur le même objet, un encours, un flux et un coût unitaire relayé par Swiss Re depuis Allianz Commercial, de sorte qu'elles ne peuvent ni se confirmer ni se contredire. Entre les trois publications retenues, je n'ai d'ailleurs trouvé aucun renvoi croisé : le seul renvoi que porte le FSB vise un autre travail de la BRI que le chapitre utilisé ici, et le constat d'absence sur Swiss Re ne couvre que sa page de présentation. Leur rapprochement est le mien. La réplication est nulle, je n'ai trouvé personne qui publie cette lecture croisée. L'effectif observé est très petit, et c'est l'axe le plus sévère de cette note : ce que cette page observe en propre, ce sont trois publications institutionnelles, deux mandats de supervision et un chantier de la NAIC, soit une poignée d'unités nommées. Les agrégats qu'elle cite portent sur des marchés entiers, mais la démonstration, elle, tient à ce petit nombre de documents, et c'est la démonstration qui se note.

Réplication · 20 %
Pas de réplication connue
Effectif observé · 10 %
Très petite (< 100)
Ce que le champ n'a pas produit
  • Les trois canaux seraient rapportés à une même population d'installations, dénombrées une à une, avec pour chacune le crédit qui la finance, la dépense engagée et la limite d'assurance souscrite : c'est cette base commune qui manque pour qu'un rapprochement terme à terme cesse d'être le mien.Groupe de travail interagences sur l'IA du Financial Stability Oversight Council, dont la lettre sénatoriale cite un mandat couvrant l'extérieur du secteur des services financiers · un dispositif approchant existe, sans remplir la condition
  • Les trois grandeurs partageraient une date d'arrêté et une unité, et les données qui les portent seraient de celles que le lecteur peut se procurer : un encours arrêté à fin 2024, un capex cumulé sur 2025 et 2026 et un coût par site ne se rapportent aujourd'hui ni à la même base ni à la même période.Financial Stability Board, Banque des règlements internationaux et Swiss Re Institute, chacun pour sa propre publication · un dispositif approchant existe, sans remplir la condition
  • Le coût de construction par site et la limite assurée seraient mesurés par une source qui ne vend pas de couverture sur ce marché, le seul chiffrage au dossier étant relayé par un réassureur depuis un assureur.National Association of Insurance Commissioners, ou une équipe académique · un dispositif approchant existe, sans remplir la condition

Ce dispositif porterait l'indice à 28 sur 100, dans le palier « Preuves très limitées ». Les trois autres axes restent à leur valeur actuelle : un dispositif ne fait monter ni la convergence d'une littérature ni sa réplication.

Score de 11/100 (0-30 %) établi le 18 septembre 2026.

SOURCE
Financial Stability Board (2026). Report on Vulnerabilities in Private Credit, 6 mai 2026. Encadré 4 « Private credit and funding of recent AI-related investments », p. 32-33, et résumé, p. 1.IPorte, au résumé p. 1, l'encours de crédit privé estimé entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars à fin 2024. Porte, à l'encadré 4 folio 33, la part du secteur IA dans les opérations de crédit privé, 34 % en 2025 contre une moyenne de 17 % sur les cinq années précédentes, que sa note 75 attribue à l'OCDE, Global Debt Report 2026, mars 2026 ; la phrase selon laquelle l'exposition aux secteurs liés à l'IA reste relativement faible pour le fonds de crédit privé moyen ; et un renvoi, en note 74, à I. Aldasoro, S. Doerr et D. Rees, Financing the AI boom: from cash flows to debt, BIS Bulletin n° 120, janvier 2026, à l'appui de la phrase selon laquelle le crédit privé aux secteurs liés à l'IA s'est étendu en valeur absolue comme en part de l'activité. Porte, au folio 32 et au graphique 4.1, une projection de capex d'infrastructure IA de 2 900 milliards de dollars entre 2025 et 2028, dont 1 500 milliards attendus de capital externe, dont 800 milliards de crédit privé, que sa note 72 attribue à Morgan Stanley et à la Banque d'Angleterre ; les postes du graphique sont les titrisations adossées à des actifs et à de l'immobilier commercial, la dette d'entreprise, un poste d'autres capitaux réunissant capital-investissement, capital-risque et souverain, le crédit privé, et le capex financé par les flux de trésorerie des hyperscalers, ce dernier poste étant distinct du capital externe. Porte enfin, au folio 33, la concentration bancaire, cinq banques pour 63 % des engagements aux BDC et dix pour environ 84 %.
SOURCE
Bank for International Settlements (2026). Annual Economic Report 2026, chapitre I « Progress and peril », 28 juin 2026.IPorte la phrase selon laquelle les cinq plus grands hyperscalers doivent engager plus de 1 000 milliards de dollars de capex lié à l'IA de 2025 à 2026, en ajoutant que ces engagements dépassent les résultats et les flux de trésorerie disponibles de ces entreprises, ce qui conduit certaines à émettre de la dette. Porte la part d'environ 15 % des portefeuilles des fonds de prêt direct exposée à l'IA et aux technologies de l'information, après quadruplement en cinq ans. Porte le financement circulaire, décrit comme des prises de participation croisées entre fabricants de puces, hyperscalers et laboratoires en échange d'engagements d'achat pluriannuels, avec une construction de data centers sous-traitée puis louée en retour, des conditions mal divulguées et le risque qu'un même actif soit donné en garantie plusieurs fois. Une recherche plein texte du chapitre ne rend aucune occurrence du FSB ni de Swiss Re.
SOURCE
Swiss Re Institute (2026). sigma insights 07/2026 : Insuring AI, data centre value accumulation risks, 27 mars 2026.PSwiss Re vend de la couverture sur le marché d'assurance des data centers dont elle chiffre ici l'accumulation. Porte, au chapitre 2, un coût de construction pouvant dépasser 20 milliards de dollars par site, qui peut doubler une fois installés les processeurs graphiques et le reste de la technologie, et l'exigence des établissements financeurs d'une limite couvrant le coût de construction complet alors que les scénarios de perte probable maximale sont bien inférieurs. Porte, au chapitre 3, deux parts de capacité obtenues sur les données du département américain de l'énergie par comté, données sous modalité de possibilité : plus d'un quart de la capacité de data centers américaine pourrait se situer dans des zones connaissant au moins trois jours de forte grêle par an en moyenne sur soixante-quatre ans, et environ 40 % pourrait se situer dans des zones de tornades significatives à très élevées. Porte, au même chapitre 3, la phrase qui tire en sens contraire de celle du chapitre 2 : un événement unique peut entraîner une perte supérieure à ce qu'une hypothèse de perte probable maximale mono-site laisserait attendre. Une recherche plein texte de la page ne rend aucune occurrence du FSB, de la BRI ni du crédit privé.
SOURCE
Warren, E., Blumenthal, R., Smith, T. et Van Hollen, C. (2026). Lettre au secrétaire Bessent, président du FSOC, 22 janvier 2026, et communiqué de la minorité de la commission sénatoriale des affaires bancaires, du logement et des affaires urbaines.SDocument de nature politique : quatre parlementaires qui demandent une enquête, et non une institution de mesure. Porte la création en décembre 2025 du groupe de travail interagences du FSOC sur l'IA et le verbatim de son mandat, qui couvre les risques que l'adoption de l'IA pourrait poser à l'intérieur comme à l'extérieur du secteur des services financiers. Porte une décomposition dont les auteurs ne donnent pas la provenance : près de 3 000 milliards de dollars de construction de data centers attendus, environ 1 400 milliards que le secteur financerait sur ses propres ressources d'ici 2028, et un écart de financement d'environ 1 600 milliards. Porte la liste des catégories exposées, banques, assureurs, fonds de crédit privé, sociétés d'investissement immobilier, fonds de pension, fonds communs et investisseurs particuliers ; la demande adressée à l'Office of Financial Research de mobiliser son pouvoir de contrainte pour obtenir les données financières de ces mêmes catégories ; et l'échéance du 13 février 2026 fixée pour la confirmation de l'ouverture d'une enquête.
SOURCE
Insurance Business (2026). Insurers are funding AI infrastructure, NAIC wants to know if the ratings hold up, 12 juin 2026.SPresse professionnelle qui reprend des informations du Financial Times, lesquelles s'appuient sur des personnes non nommées. Le seul élément attribué directement est une déclaration écrite de la NAIC au Financial Times. Porte l'examen par le Securities Valuation Office de la NAIC des positions des assureurs sur les data centers et des notations de crédit qui les accompagnent, son objet, la qualité de crédit des locataires, les clauses de sortie des baux et les antécédents des constructeurs, et le pouvoir dit d'amendement de discrétion, adopté à la réunion d'automne 2024 et effectif au 1er janvier 2026, d'écarter une notation publique ou privée s'éloignant de la propre analyse de la NAIC de plus de trois crans. L'article est daté du 12 juin 2026 et ne restreint pas son périmètre aux assureurs vie.

I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.

Modification apportée · mis à jour le 31 août 2026

Reprise du 2026-08-31 contre les cinq sources citées, les trois qui n'avaient jamais été relevées ayant été lues intégralement, le rapport du FSB et la lettre sénatoriale dans leur version PDF complète. Trois affirmations centrales tombent. La première : cette page écrivait qu'aucune des trois institutions ne cite les deux autres sur ce point précis. C'est faux dans un sens. La Box 4 du rapport du FSB s'appuie explicitement sur le bulletin n° 120 de la BRI, de janvier 2026, pour établir l'expansion du crédit privé vers les secteurs liés à l'IA. Le sous-titre, la description et le premier point portaient cette affirmation, et sont réécrits. La deuxième : cette page affirmait qu'aucun chiffrage agrégé n'était publié. Le FSB en publie un, dans la même Box 4, repris de Morgan Stanley et de la Banque d'Angleterre : 2 900 milliards de dollars de capex d'infrastructure IA sur 2025-2028, dont 1 500 milliards de capital externe, dont 800 milliards de crédit privé. La lettre sénatoriale en produit un second, près de 3 000 milliards de construction, environ 1 400 milliards finançables sur ressources propres, un besoin externe d'environ 1 600 milliards. Ce que ces agrégats ne font pas, c'est relier le financement à l'assurance, et c'est ce que la page dit désormais. La troisième : le calcul qui appliquait 34 % à l'encours de crédit privé pour en tirer 510 à 680 milliards de dollars, puis les ajoutait au capex de la BRI pour dépasser 1 500 milliards, est retiré et non corrigé. Les 34 % du FSB sont une part du nombre d'opérations et non de l'encours, ils portent sur 2025 quand l'encours est arrêté à fin 2024, et l'addition mettait un encours de dette en regard d'un flux de dépense dont la BRI dit qu'il n'est financé qu'en partie par de la dette. Le FSB écrit d'ailleurs que l'exposition aux secteurs liés à l'IA reste relativement faible pour le fonds de crédit privé moyen. La grandeur qui autorise ce raisonnement était déjà dans une source citée et n'était pas exploitée : la BRI mesure que les fonds de prêt direct ont quadruplé en cinq ans leur exposition aux secteurs de l'IA et des technologies de l'information, jusqu'à environ 15 % de leurs portefeuilles. Elle remplace le calcul. Quatre autres corrections. Le montant de Swiss Re était présenté comme un plafond de 20 milliards de dollars par site ; la source écrit que le coût de construction peut dépasser ce montant et peut doubler après installation des processeurs graphiques, ce qui en fait un seuil et non un plafond. L'affirmation selon laquelle Swiss Re s'arrête au chiffre unitaire est retirée : elle publie aussi des parts sectorielles, estimant que plus d'un quart de la capacité de data centers américaine pourrait se situer en zone de grêle fréquente et qu'environ 40 % pourrait se situer en zone de tornades significatives. La caractérisation du groupe de travail IA du FSOC comme centré sur les usages et sur une surveillance sectorielle est retirée : aucune source du dossier ne documente le périmètre réel de ses travaux, et le mandat que cite la lettre sénatoriale couvre explicitement l'extérieur du secteur des services financiers. La phrase décrivant les travaux du CERS sur le crédit privé et le risque cyber est retirée faute de toute source au dossier, comme l'est l'affirmation portant sur la couverture de Reuters, du Financial Times et de CNBC, qu'aucun article cité n'établissait. Certaines de ces corrections en ont appelé d'autres, et voici ce qu'elles ont changé. Le sous-titre, la description, l'exergue et le deuxième point annonçaient un seul chiffrage agrégé, quand le corps du même texte en dénombrait deux : la formule est corrigée partout. L'attribution du chiffrage du FSB a été rétablie en surface, où il était présenté comme sa mesure alors que c'est une projection de Morgan Stanley et de la Banque d'Angleterre qu'il reprend, et le mot projeté a été rendu. Le CERS disparaît de toute affirmation d'absence : aucune source de ce dossier ne le documente, et une absence de publication ne s'affirme pas sur un organe dont on n'a pas instruit le mandat. La part de 34 % est ramenée à ce que la source écrit, une part des opérations dont la base n'est pas déclarée, là où le texte affirmait une part du nombre d'opérations. Le solde de la répartition du FSB mélangeait deux niveaux, les flux de trésorerie des hyperscalers étant rangés dans le capital externe dont ils sont un poste distinct : la phrase est refaite. L'analogie avec la crise de 2007-2009 est supprimée, aucune source du dossier ne la portant. La reprise du Financial Times par la presse professionnelle est désormais dite dans le corps, et non seulement en bibliographie. Le passage surligné porte sa réserve, un surlignage circulant seul. Les cinq entrées de bibliographie sont réécrites pour annoncer, folio par folio, tout ce que la page leur fait porter. Enfin, un élément qu'une source du dossier portait sans être exploité est ajouté aux réserves : la BRI décrit le financement circulaire et le risque qu'un même actif soit donné en garantie plusieurs fois, ce qui nomme le chemin par lequel les trois grandeurs pourraient se recouvrir. Un troisième examen a fait tomber six affirmations de plus. Le titre annonçait « le même risque IA » là où le corps dit trois fois que l'actif commun est ma lecture et non un constat de source : il ne l'annonce plus. Le sous-titre attribuait une provenance aux deux chiffrages agrégés alors que le second n'en donne aucune. La description avait perdu le millésime de l'encours, dont la page fait pourtant un argument, ainsi que le périmètre du chiffre de la BRI, qui porte sur les cinq plus grands hyperscalers et sur leur seule dépense liée à l'IA. Une phrase affirmait que le chiffre de la BRI autorisait un raisonnement de portefeuille : c'est faux, un flux de dépense ne mesure aucune exposition, et c'est une quatrième grandeur, la part de 15 % des portefeuilles des fonds de prêt direct, qui le permet. Une phrase renvoyait à « deux autres » chantiers de supervision là où la section n'en documente que deux en tout, et toute lecture y rangeant le FSOC contredisait le paragraphe qui la précède. Enfin, le renvoi du FSB à la BRI vise un bulletin distinct du chapitre utilisé ici, et le constat d'absence portant sur Swiss Re ne couvre que sa page de présentation, pas le rapport : les deux sont désormais écrits avec leur portée exacte. Le verbe employé pour le FSB passe d'une mesure à une estimation, le statut de partie prenante de Swiss Re est porté à l'endroit de son chiffre et non plus seulement en fin de page, les seuils de grêle et de tornades reprennent ceux de la source, la mention de seconde main est maintenue sur la NAIC, et la liste des catégories exposées cesse d'être tronquée sans le dire. Dans la figure des sources de financement, la case de la valeur assurée cesse d'être dessinée à la largeur du total, qui suggérait un ordre de grandeur que personne ne publie : elle reste ouverte, sans largeur assignée. Un quatrième examen a porté entièrement sur les surfaces, le corps étant tenu pour fidèle. La description raccourcissait trois qualifications que le corps porte correctement : l'exposition que le FSB dit relativement faible y devenait faible, et sur l'IA plutôt que sur les secteurs qui lui sont liés ; le doublement du coût d'un site y était attribué aux seuls processeurs graphiques alors que la source y ajoute le reste de la technologie ; et elle affirmait que les deux agrégats laissent l'assurance dehors, quand la lettre sénatoriale nomme au contraire les assureurs parmi les financeurs. Les trois sont rétablies. La citation mise en exergue employait un même verbe de mesure pour une estimation, pour des engagements de dépense encore à venir et pour une borne haute conditionnelle : chacun retrouve le sien. Dans la figure des trois unités, la part de 15 % des portefeuilles des fonds de prêt direct était rangée sous l'unité flux de dépense, c'est-à-dire précisément le glissement que cette figure existe pour empêcher ; elle en sort et devient un encart distinct, comme quatrième grandeur. Le chantier de la NAIC quitte l'étiquette des données établies pour être donné comme rapporté, avec la chaîne qui le porte, une reprise de presse professionnelle d'informations appuyées sur des personnes non nommées. L'entrée de bibliographie de la lettre sénatoriale cesse d'être attribuée à la commission tout entière : c'est un communiqué de sa minorité et une lettre de quatre parlementaires, et c'est la seule source qui atteste le mandat du FSOC. Enfin, une réserve est ajoutée sur une échéance passée depuis six mois dont je n'ai aucune suite au dossier. Les réserves passent en liste. Deux fautes de langue héritées d'une passe antérieure, « c'est une mon estimation » et « l'mon estimation », disparaissent avec le paragraphe qui les portait. Une figure est ajoutée, qui montre les trois grandeurs sur trois axes séparés plutôt que sur une échelle commune. L'adresse de la page change, l'ancienne ne décrivant aucune des trois institutions correctement : ni le FSB, ni la BRI, ni un réassureur ne sont des régulateurs. Une redirection permanente est en place. ISP noté pour la première fois : 25 sur 100. Une dernière relecture a retiré le rapprochement des deux chiffrages agrégés : j'écrivais que la lettre sénatoriale en produisait un « du même ordre » que celui du FSB, alors que ma note d'indice pose au même moment que les deux sont donnés côte à côte sans être rapprochés. Les deux ne peuvent pas tenir ensemble, et c'est le rapprochement qui tombe. L'adresse citée pour le chapitre de la BRI est enfin remplacée par celle qui répond, l'ancienne étant morte. Le titre annonçait trois grandeurs « sur le même actif », alors que le corps écrit trois fois que cet actif commun est ma lecture : il pose désormais la question à laquelle la page répond, et le chapô y répond dès sa première phrase. Les deux parts géographiques de Swiss Re étaient données à l'indicatif, quand la source écrit « we estimate » et « could sit » : elles portent leur modalité, dans les réserves comme en bibliographie. Le numéro du barreau cité dans la note d'indice était le 5, quand l'échelle range l'agrégat institutionnel au 6. Enfin, la phrase du chapitre 2 sur la perte probable maximale était citée sans celle du chapitre 3 qui tire en sens contraire : les deux sont maintenant là. L'axe de convergence de l'indice passe enfin de mitigée à non mesurable : la note qui l'accompagne décrivait déjà des grandeurs qui ne portent pas sur le même objet et qui ne peuvent donc ni se confirmer ni se contredire, ce qui est la définition du cas non mesurable. L'indice baisse d'autant, et c'est la cotation qui était fausse, pas la lecture. L'axe de niveau de preuve baisse à son tour, et pour la même raison : le barreau déclaré était celui de l'agrégat institutionnel, alors que l'échelle Finance exclut de ce barreau la comparaison d'agrégats de plusieurs institutions sur des périmètres différents, qui est précisément le geste de cette page. Le barreau retenu est celui de la lecture documentaire, et la note d'indice le justifie désormais sans appliquer la clause d'exclusion à un seul des deux endroits qu'elle couvre. Enfin, la phrase du rapport de Swiss Re donnée pour deux chapitres plus loin est au chapitre suivant. Dernière passe : le titre, le sous-titre et la description accessible de la première figure affirmaient que trois institutions mesurent le même actif sous-jacent, ce que le corps interdit sept fois. Ces trois surfaces circulent seules, sans les réserves du corps : elles disent désormais que le rapprochement est le mien et qu'aucune des trois institutions ne relie sa grandeur aux deux autres. Le fichier de la figure et le programme qui la trace portent la même formulation. J'ai aussi retiré d'une étiquette de niveau de preuve une clause qui rapportait l'état de ma recherche au lieu de ce que la source publie.

Axel Morel
Axel Morel
Fondateur & analyste · Probans

Développe une méthode d'analyse destinée à distinguer ce que les preuves établissent, ce qu'elles suggèrent et ce qu'elles ne permettent pas de conclure, puis à traduire cette distinction en décisions professionnelles.

Choix du sujet, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des illustrations : Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales et plan de rédaction initial : assistance IA.

Responsabilité éditoriale : Axel Morel. Recherche et rédaction assistées par IA selon la méthodologie Probans, sources vérifiées avant publication. Charte éditoriale.

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