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Indemnité légale de licenciement minimale

Indiquez le salaire mensuel brut de référence et l'ancienneté dans l'entreprise : le simulateur calcule aussitôt le plancher légal de l'indemnité de licenciement (art. R1234-2 du Code du travail), affiché en euros et en équivalent-mois de salaire.

Par Axel Morel · Probans · dernière mise à jour le 19 juillet 2026

Plancher légal uniquement : n'inclut ni le préavis, ni le risque de contentieux, ni une éventuelle indemnité conventionnelle plus favorable (art. R1234-2). Une convention collective plus favorable prime toujours sur ce plancher.

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Ce que prévoit l'article R1234-2 du Code du travail

L'indemnité légale de licenciement est un montant plancher, dû à tout salarié en contrat à durée indéterminée licencié après au moins huit mois d'ancienneté continue (article L1234-9 du Code du travail). Son calcul, fixé par l'article R1234-2, repose sur deux paramètres seulement : le salaire de référence du salarié et son ancienneté dans l'entreprise. Le principe retenu par le texte est un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà de ce seuil : c'est exactement le calcul que reproduit le simulateur ci-dessus lorsque vous renseignez votre salaire mensuel brut de référence et votre ancienneté. Le salaire de référence retenu par le texte n'est pas nécessairement le dernier bulletin de paie : il correspond, selon la formule la plus favorable au salarié, à la moyenne des douze ou des trois derniers mois de rémunération. Pour toute application chiffrée à un cas individuel, mieux vaut se référer au texte réglementaire lui-même (art. R1234-2, Légifrance) plutôt qu'à un résumé, les seuils réglementaires pouvant évoluer par décret.

Un plancher légal, pas un plafond conventionnel

Ce que calcule ce simulateur est un minimum, pas un maximum. La très grande majorité des salariés relèvent d'une convention collective de branche, et un grand nombre de ces conventions prévoient une indemnité de licenciement plus favorable que le plancher légal (un coefficient multiplicateur plus élevé, un salaire de référence calculé différemment, ou une prise en compte de l'ancienneté dès le premier mois). Le principe posé par le Code du travail est clair : une convention collective plus favorable prime toujours sur le plancher légal, jamais l'inverse. Concrètement, un employeur ou un salarié qui veut connaître le montant réellement dû dans un cas donné doit systématiquement croiser deux sources : le plancher légal que ce simulateur calcule, et la convention collective applicable à l'entreprise, laquelle figure en général sur le bulletin de paie ou dans le contrat de travail. Négliger cette seconde vérification est l'erreur la plus fréquente observée dans les calculs de rupture individuelle : elle conduit presque toujours à sous-estimer, jamais à surestimer, le montant réellement dû.

L'indemnité de licenciement, une composante du coût de séparation

Le montant que vous venez de calculer n'est qu'une partie du coût total qu'une rupture de contrat représente pour l'entreprise. Une étude de référence sur la structure des coûts d'embauche et de séparation en France, conduite par Kramarz et Michaud sur un panel représentatif d'établissements, évalue le coût complet d'un licenciement individuel à environ une année de salaire, dont approximativement un tiers de coûts purement procéduraux (préavis, indemnité légale de licenciement et risque de contentieux prud'homal cumulés). L'indemnité que calcule ce simulateur n'est donc qu'un des postes de cette enveloppe procédurale, elle-même une fraction du coût total de la rupture. Ce chiffre concerne spécifiquement le licenciement, décidé à l'initiative de l'employeur : il ne s'applique ni à la démission volontaire, dont le coût pour l'entreprise relève d'une tout autre logique (recrutement, formation, perte de productivité pendant la montée en compétence du remplaçant), ni à la rupture conventionnelle, mode de sortie distinct créé en 2008. Pour un dirigeant ou un DRH, la conséquence pratique est directe : le coût d'un licenciement individuel, plancher légal inclus, doit entrer dans le même arbitrage que le coût de remplacement d'un poste au moment de décider s'il faut ajuster un effectif ou investir dans sa rétention. L'analyse complète liée en bas de page détaille ce calcul de coût de remplacement poste par poste.

Une confusion fréquente : indemnité de licenciement et indemnité de préavis

Les deux indemnités sont fréquemment confondues, alors qu'elles obéissent à des logiques et à des calculs entièrement distincts. Le préavis rémunère une période de travail (ou son équivalent si l'employeur en dispense le salarié) : sa durée dépend de l'ancienneté et de la convention collective, et son montant correspond simplement au salaire que le salarié aurait perçu s'il avait travaillé pendant cette période. L'indemnité légale de licenciement, à l'inverse, ne rémunère aucune période travaillée : elle compense la rupture du contrat elle-même, se calcule selon la formule de l'article R1234-2 détaillée plus haut, et s'ajoute au préavis plutôt que de s'y substituer. Un salarié licencié perçoit donc, sauf dispense de préavis pour faute grave ou lourde, les deux montants cumulativement, ce qui explique pourquoi le total réellement versé lors d'une rupture dépasse presque toujours la seule indemnité affichée par ce simulateur.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre l'indemnité légale de licenciement et l'indemnité de préavis ?
Le préavis rémunère une période de travail (effectuée ou non), tandis que l'indemnité légale de licenciement compense la rupture du contrat elle-même. Les deux se cumulent, sauf dispense de préavis pour faute grave ou lourde, qui prive alors le salarié de cette seconde indemnité.

Une convention collective peut-elle prévoir une indemnité inférieure au plancher légal ?
Non. L'article R1234-2 fixe un plancher : une convention collective peut prévoir un montant plus favorable, jamais moins favorable. Si aucune clause plus favorable ne s'applique, c'est le plancher légal calculé par ce simulateur qui s'impose.

Pourquoi une entreprise a-t-elle intérêt à raisonner en coût total plutôt qu'en seule indemnité légale ?
Parce que l'indemnité légale n'est qu'une des composantes procédurales du coût d'un licenciement, lui-même une fraction du coût total de séparation (formation du remplaçant, perte de productivité, risque de contentieux). Isoler le seul plancher légal du raisonnement conduit à sous-estimer l'arbitrage réel entre licencier et retenir.

Pour le détail du calcul de coût de remplacement par poste, les données sources et les réserves méthodologiques associées, voir l'analyse complète sur le coût de remplacement des salariés.

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