ISP

Ce que l'ISP ne mesure pas

Publier un indice invite à en oublier les angles morts. Cette page fait l'inverse de ce que la page méthodologie explique : elle ne dit pas ce que l'ISP mesure, mais ce qu'il ne mesure pas.

La qualité du raisonnement de synthèse

L'ISP note la base empirique mobilisée, pas la finesse avec laquelle l'auteur relie ces preuves entre elles pour construire sa conclusion. Une synthèse maladroite à partir de bonnes sources garde un ISP élevé.

L'actionnabilité pratique

Un ISP élevé ne veut pas dire que la conclusion est facile à appliquer à une situation précise. Le bloc « Application par profil de décision » de chaque analyse répond à une autre question : que faire avec ce que les preuves montrent.

Le biais de publication de la littérature sous-jacente

Si un champ de recherche publie surtout des résultats positifs et laisse les résultats négatifs ou nuls dans un tiroir, l'ISP hérite de ce biais : il note la convergence et la réplication de ce qui a été publié, pas de ce qui existe réellement.

L'incertitude de la notation elle-même

Classer une étude dans une catégorie plutôt qu'une autre (quasi-expérimental ou longitudinal, convergence forte ou modérée) reste un jugement éditorial. Deux lecteurs rigoureux pourraient parfois classer différemment ; l'ISP réduit l'arbitraire, il ne l'élimine pas.

L'ISP reste utile précisément parce qu'il ne prétend pas résoudre ces quatre points : il donne un repère sur la base empirique, pas un verdict sur l'analyse dans son ensemble.

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