ISP
L'ISP face aux échelles de preuve reconnues
L'ISP n'invente pas une logique de notation : il adapte des principes déjà établis en médecine factuelle à des sujets de gestion, finance, assurance et marketing, où ces outils n'existent pas encore sous une forme comparable.
La pyramide des preuves académique
Déjà affichée sur la page méthodologie : méta-analyses et revues systématiques au sommet, puis essais contrôlés randomisés, études observationnelles, études de cas, et enfin avis d'expert ou raisonnement théorique à la base. Le critère « type de preuve » de l'ISP (40 % du score) reprend directement cette hiérarchie.
GRADE (médecine factuelle)
GRADE classe la qualité d'un ensemble de preuves en quatre niveaux (élevée, modérée, faible, très faible), en partant du type d'étude puis en ajustant à la baisse pour le risque de biais, l'incohérence entre études, le caractère indirect des données ou l'imprécision, et à la hausse pour un effet de grande ampleur. L'ISP suit une logique proche : partir du type de preuve, puis pondérer par la convergence entre études (l'équivalent de la cohérence GRADE) et la réplication.
Les revues Cochrane
Les revues Cochrane évaluent systématiquement le risque de biais de chaque étude incluse avant de synthétiser leurs résultats, plutôt que d'agréger des conclusions sans regarder comment elles ont été obtenues. Le principe transversal de Probans (marquer chaque source [I] indépendante, [S] secondaire ou [P] partie prenante, détaillé sur la charte éditoriale) répond au même souci : la qualité d'une conclusion dépend de qui a produit la donnée, pas seulement de ce qu'elle dit.
Ce qui reste propre à l'ISP
GRADE et Cochrane s'appliquent à des essais cliniques et des questions de santé, avec des décennies de standardisation méthodologique. Les sujets traités par Probans (décisions de gestion, marché, organisation) disposent rarement d'une littérature aussi consolidée : l'ISP adapte l'esprit de ces méthodes à un terrain où les données sont souvent plus disparates, avec la même exigence de transparence sur ce qui est réellement su, et ce qui reste supposé.