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Article courtTaille de marché · 9 août 2026 · mis à jour le 3 septembre 2026

Stablecoins : 28 000 milliards dans le texte, 390 milliards en note de fin

Axel MorelAxel Morel · Fondateur & analyste, Probans
Je dispose de

L'essentiel

La BRI donne une capitalisation des stablecoins d'environ 320 milliards de dollars fin mai 2026 et un volume de transactions 2025 estimé à 28 000 milliards de dollars. Dans la même phrase, elle précise qu'une fois déduits les transferts entre portefeuilles détenus par une même partie, les valeurs sont bien plus faibles, et sa note de fin 29, page 112, donne un volume ajusté plus proche de 390 milliards de dollars par an, sans année et sans définir ce que l'ajustement retire.

  1. Le volume du texte est de 28 000 milliards. La BRI écrit, page 88, que le volume annuel de transactions stablecoin s'est élevé à un montant estimé de 28 000 milliards de dollars en 2025. La même phrase se termine ainsi : déduction faite des transactions entre portefeuilles détenus par une même partie, les valeurs sont bien plus faibles.
  2. Le contrepoint chiffré est en note de fin. Sa note 29, page 112, indique que les valeurs de transactions stablecoin ajustées sont plus proches de 390 milliards de dollars par an. En divisant les 28 000 milliards de dollars par les 390 milliards de dollars ajustés, j'obtiens un facteur d'environ 72. Ce rapport est mon calcul, la BRI ne le publie pas.
  3. La note rattache la catégorie à un producteur, le montant à un autre. Elle rattache la catégorie des volumes ajustés à Chainalysis, puis attribue ce montant précis à des données Visa citées par Aldasoro, Frost et Ito. Ce sont deux producteurs que le rapport ne rapproche pas : il ne dit ni si leurs méthodes convergent, ni laquelle porte le chiffre mis en avant.

Avant de discuter du risque que représentent les stablecoins, il faut savoir de quelle taille de marché on parle. Le chapitre III de l’Annual Economic Report 2026 de la Banque des règlements internationaux (BRI), intitulé « Anchoring trust in money: innovation beyond stablecoins », donne un chiffre de volume pour l’année 2025. Il en donne aussi un second, environ soixante-dix fois plus petit si l’on admet qu’il mesure la même chose, ce que le rapport ne dit pas, et celui-là est dans une note de fin.

  1. La capitalisation des stablecoins atteint environ 320 milliards de dollars fin mai 2026, et 99,4 % des stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires sont arrimés au dollar américain, mesuré en valeur de marché.
  2. Le volume annuel de transactions 2025 est estimé à 28 000 milliards de dollars, mais la BRI précise dans la même phrase qu’une fois déduits les transferts entre portefeuilles détenus par une même partie, les valeurs sont bien plus faibles.
  3. Sa note de fin 29 donne un autre montant, un volume de transactions ajusté d’environ 390 milliards de dollars par an, attribué à des données Visa. Elle ne le date d’aucune année, ne dit pas ce que l’ajustement retire, et ni le texte de la note, ni le passage relevé de la page 88 ne rapportent l’un à l’autre.

Deux montants dans le même chapitre, et le rapport entre eux n’est dans aucun passage que je relève

Ce que les données établissent. La BRI écrit, page 88, que le volume annuel de transactions stablecoin s’est élevé à un montant estimé de 28 000 milliards de dollars en 2025. La même phrase se termine ainsi : déduction faite des transactions entre portefeuilles détenus par une même partie, les valeurs sont bien plus faibles [1]. Le rapport ne qualifie pas ce chiffre de volume brut dans les passages que je relève, et je ne le lui fais pas dire : ce qu’il écrit, c’est que ce montant précède la neutralisation des transferts d’un détenteur vers lui-même.

Ce que les données établissent. Le contrepoint chiffré existe, et il est publié par la BRI elle-même. Sa note 29, page 112, indique que les valeurs de transactions stablecoin ajustées sont plus proches de 390 milliards de dollars par an [1]. La même note ajoute que ce montant représente moins de 1 % de la valeur totale, sans dire de quel total il s’agit. Je ne reprends pas ce pourcentage : rapporté aux 28 000 milliards, il donnerait 1,4 %, ce qui contredirait la note ; rapporté au montant annuel que l’on reconstruit en multipliant le chiffre journalier de CHIPS, seul autre montant de la note, par un nombre de jours ouvrés que la note ne donne pas, il serait exact mais très en dessous de 1 %, et cela pour tout choix entre 250 et 260 jours. La note ne publie aucun total annuel. Je publie donc les deux montants, et ce rapport-là, celui du « moins de 1 % » à son total, je le laisse à qui veut le construire.

Ce que les données établissent. Le second montant est publié par la BRI, mais produit par un tiers, et la note rattache la catégorie à un producteur, le montant à un autre, sans articuler les deux. Elle rattache la catégorie des volumes ajustés à Chainalysis, puis attribue ce montant précis à des données Visa citées par Aldasoro, Frost et Ito [1]. Ce sont deux producteurs que le rapport ne rapproche pas : il ne dit ni si leurs méthodes convergent, ni laquelle porte le chiffre mis en avant. C’est la faiblesse principale de cette page, et elle porte sur le nombre qui commande tout le reste.

Rapprochement que je construis ici. En divisant les 28 000 milliards de dollars par les 390 milliards de dollars ajustés, j’obtiens un facteur d’environ 72. Ce rapport est mon calcul, la BRI ne le publie pas. Il situe l’écart entre deux chiffres que la même institution publie dans le même chapitre, l’un dans son texte page 88, l’autre dans une note de fin page 112.

Ce que la méthode interprète. C’est le chiffre non retraité que la BRI met dans son texte, quand l’autre est en note de fin. Un article qui prétend mettre ce marché en proportion ne peut pas retenir les 28 000 milliards de dollars sans mentionner les 390 milliards : c’est la règle que je m’applique, et les deux sont dans le même chapitre. L’écart entre les deux n’est pas un détail technique : il décide de l’ordre de grandeur du sujet.

Stock et flux : le dénominateur décide du résultat

Les deux nombres ne mesurent pas la même chose, et je pose d’abord la distinction que j’emploie : une capitalisation est un stock, la valeur totale des stablecoins en circulation à un instant donné, quand un volume de transactions est un flux, la somme des transferts effectués sur une période.

Ce que les données établissent. La BRI date sa capitalisation de 320 milliards de dollars de fin mai 2026 dans son texte, page 88, et la seule date calendaire du document que je relève, le 29 mai 2026, figure dans les libellés de ses graphiques et non dans son corps de texte [1]. Le volume de transactions qu’elle publie porte, lui, sur l’année 2025.

Rapprochement que je construis ici. Cette capitalisation se retrouve hors du texte de la BRI. Le rapport mensuel de CoinDesk Research pour mai 2026 avance lui aussi 320 milliards de dollars comme niveau de mai, sans jour calendaire d’arrêté, et les extraits que je relève ne donnent pas sa méthode [2]. Le recoupement va plus loin qu’un ordre de grandeur : CoinDesk chiffre l’encours du premier jeton, USDT, à 188 milliards de dollars, quand la série publiée par la BRI en donne 189 au 29 mai [1] [2]. Ce n’est pas un établissement, et je ne le range pas comme tel. C’est un contrôle de cohérence, possiblement circulaire : la série que la BRI publie est créditée à CoinGecko, et rien ne dit que CoinDesk ne remonte pas au même agrégateur de données de chaîne. S’y ajoute que CoinDesk est un média du secteur crypto qui chiffre le marché dont il vit.

Ce que les données établissent. La BRI publie la série de capitalisation elle-même, dans les données sous-jacentes de son graphique 2, par jeton et par date, du 1er janvier 2019 au 29 mai 2026 [1]. Sur l’année 2025, celle du flux, la capitalisation totale part de 206 milliards de dollars le 1er janvier et finit à 308 milliards le 31 décembre. Sa moyenne sur les 365 jours, que je calcule sur la série puisque la BRI ne la publie pas, est de 260 milliards, soit environ 19 % en dessous du niveau de 320 milliards qu’elle écrit dans son texte, le même cinquième qui sépare ensuite les deux ratios.

Le flux porte sur 2025, le stock que la BRI met dans son texte est celui de mai 2026

Capitalisation totale des stablecoins, en milliards de dollars, du 1er janvier 2025 au 29 mai 2026. Le marché a grossi de moitié pendant l'année du flux : sa moyenne 2025 est d'environ 19 % en dessous des 320 milliards que la BRI écrit dans son texte.

317 au 29 mai 2026260 en moyenne 20251ᵉʳ janv. 202531 déc. 202529 mai 2026
Volume annuel divisé par la capitalisationSur le stock de fin mai 2026Sur la moyenne 2025
Volume 2025 non retraité, 28 000 milliards de dollars88108
Volume ajusté, environ 390 milliards par an1,21,5

Ces quatre ratios sont des calculs de lecteur : je n'en trouve aucun de publié dans les passages que je relève. La colonne de droite est la seule dont le dénominateur couvre la même période que le flux. Elle reste un ordre de grandeur : la note 29 ne borne pas la période du volume ajusté, et le rapporter à 2025 suppose qu'il porte bien sur cette année. Ce volume ajusté vient d'un autre producteur, et le rapport ne dit pas s'il couvre le même périmètre que le volume de 2025 : les deux lignes de ce tableau ne sont comparables que sous cette hypothèse.

Sources : BRI, Annual Economic Report 2026, chapitre III, page imprimée 88 pour le volume non retraité de 28 000 milliards de dollars et la capitalisation d'environ 320 milliards à fin mai 2026, note 29 page 112 pour le volume ajusté d'environ 390 milliards par an. Recalculs sur le fichier de données sous-jacentes du chapitre publié par la BRI, onglet « Graph 2 », somme des six colonnes de jetons qu'il contient, cinq nommées et une agrégeant le reste : courbe échantillonnée sur la série quotidienne du 1er janvier 2025 au 29 mai 2026, un point tous les sept jours environ, moyenne calculée sur les 365 observations de la seule année civile 2025. La BRI n'est pas seule à produire cette série : elle déclare pour ce graphique les sources suivantes, Kosse et al (2023), CoinGecko, BRI.

Rapprochement que je construis ici. Les deux volumes donnent deux ratios de rotation, et je n’en trouve aucun de publié dans les passages que je relève. Rapportés à la capitalisation moyenne de 2025, seul dénominateur qui couvre la même période que le volume de 2025, le volume non retraité donne environ 108 et le volume ajusté environ 1,5. Pour ce second ratio, dont la note ne borne pas la période, le rapprochement reste une hypothèse. Rapportés au stock d’environ 320 milliards de fin mai 2026, ils donnent environ 88 et 1,2. Ces quatre calculs sont les miens.

Ce que la méthode interprète. Le choix du dénominateur déplace le résultat d’un cinquième, et c’est le genre d’écart qui se glisse sans être vu, parce que le stock le plus cité est celui qui figure dans le texte du rapport, pas celui qui correspond à l’année du flux. Sur le fond, la conclusion ne change pas de sens : selon le numérateur retenu, on ne décrit pas le même marché. Soit un encours dont l’équivalent circule plus de cent fois dans l’année, soit un encours dont l’équivalent circule une fois et demie. Je retiens le second comme la lecture la plus prudente, non parce que je saurais ce que son ajustement retire, la note ne le dit pas, mais parce que c’est le seul des deux dont l’auteur signale qu’il a été retraité. C’est aussi le moins documenté des deux, et les deux choses sont vraies ensemble.

Je m’arrête ici là où beaucoup poursuivent. La tentation serait de rapporter ces ratios à la vitesse de circulation du dollar, mesurée par la vélocité de la masse monétaire M1 aux États-Unis [3]. Je ne construis aucun multiple entre les deux, et je préfère le dire plutôt que d’en calculer un. La définition publiée de la série l’interdit : M1V rapporte le PIB nominal à un agrégat monétaire, et mesure la fréquence à laquelle une unité de monnaie sert à acheter des biens et services produits sur le territoire [3]. Cette définition porte sur des biens et services produits sur le territoire, quand le volume stablecoin comptabilise des transferts. Ni les numérateurs ni les dénominateurs ne se correspondent. Ce que cette série apporte au dossier se réduit à ceci : je ne trouve pas, dans les sources que je verse ici, d’agrégat de vitesse construit pour les stablecoins sur la même définition, et donc pas de repère monétaire officiel auquel adosser mes deux ratios.

Ce que la BRI publie sur l’usage, et que le ratio ne dit pas

Un ratio de rotation, tel que je l’emploie ici, mesure une intensité de circulation du stock. Il ne dit pas, à lui seul, quelle part relève du paiement et quelle part de l’échange. Mais la question ne reste pas sans réponse pour autant.

Ce que les données établissent. La BRI publie cette répartition. Le panneau A de son graphique 1, page 87, ventile la valeur de transaction estimée en quatre postes pour l’année 2024 : 88 % pour l’échange sur la chaîne, 5 % pour les paiements, 4 % pour les entrées et sorties de l’écosystème crypto, 3 % pour le règlement d’actifs tokenisés [1]. Les valeurs sont publiées dans les données sous-jacentes du chapitre, et le corps du texte écrit par ailleurs, page 87, que les principaux usages des stablecoins ont été jusqu’ici l’échange crypto et, dans une moindre mesure, la réserve de valeur en dehors des frontières dans les économies émergentes et en développement à vulnérabilités de change [1].

La BRI publie la ventilation, et l'échange on-chain en prend 88 %

Part de chaque usage dans la valeur de transaction estimée, en 2024. Les quatre postes somment à 100 : c'est la répartition entière, telle que la BRI la publie.

Échange on-chain
88 %
Paiements
5 %
Entrées et sorties
de l'écosystème crypto
4 %
Règlement d'actifs tokenisés
3 %
050 %100 %

Cette répartition porte sur 2024. La BRI ne l'applique ni au volume de 28 000 milliards de dollars de 2025, ni au volume ajusté d'environ 390 milliards de dollars, qui vient d'un autre producteur, et dont le rapport ne dit pas s'il couvre le même périmètre. Et le poste « échange on-chain » n'est pas décomposé : le rapport ne dit pas quelle part relève de l'arbitrage entre plateformes.

Source : BRI, Annual Economic Report 2026, chapitre III, graphique 1, panneau A, page imprimée 87, intitulé « Stablecoin use concentrated in trading on-chain », axe en « % of estimated transaction value », légende 2024. Valeurs prises dans le fichier de données sous-jacentes du chapitre publié par la BRI, onglet « Graph 1 ». La BRI déclare pour ce graphique les sources suivantes : Boston Consulting Group, rapports de dépôt des émetteurs, BRI. Le fichier de données sous-jacentes ne donne ni la méthode de classement des transactions, ni la définition des postes : le mot « estimated » est le sien.

Ce que la méthode interprète. Cette répartition va dans le sens de la lecture par le ratio, sans la démontrer. Elle porte sur 2024 et, dans les passages que je relève, le rapport ne l’applique pas au volume de 2025, ni au volume ajusté, qui vient d’un autre producteur, et dont le rapport ne dit pas s’il couvre le même périmètre. Elle ne décompose pas non plus le poste d’échange : rien n’y distingue l’arbitrage entre plateformes du reste. Ce qu’elle établit est plus modeste et plus solide qu’une explication du ratio : la part de la valeur de transaction qui relève du paiement est petite, et c’est l’institution qui publie le chiffre de 28 000 milliards qui la reprend, en la créditant au Boston Consulting Group, aux rapports de dépôt des émetteurs et à elle-même.

Le périmètre de la comparaison, et le seul système que la BRI nomme

Ce que les données établissent. La BRI fait elle-même le geste de proportion. Toujours page 88, elle écrit que les 28 000 milliards de dollars équivalent à moins de trois semaines ouvrées de volumes de règlement des plus grands systèmes de paiement de gros américains [1]. La formule est générique et ne nomme aucun système. La note de fin 29, page 112, nomme un système, CHIPS, décrit comme le plus grand réseau privé de compensation et de règlement en dollars, et le chiffre à environ 2 200 milliards de dollars de paiements par jour ouvré [1]. Le rapport ne dit pas que ce seul réseau constitue le périmètre de sa comparaison.

Rapprochement que je construis ici. En prenant le seul CHIPS, dont la note donne le montant journalier, les 28 000 milliards font 12,7 jours ouvrés, ce qui tient dans les moins de trois semaines annoncées. Le volume ajusté, lui, fait 0,18 jour ouvré. Ce n’est pas le calcul de la BRI, qui vise plusieurs systèmes : avec d’autres systèmes de gros au dénominateur, le nombre de jours serait plus bas. Je ne trouve aucun de ces deux calculs publié dans les passages que je relève.

Ce que la méthode interprète. Cette relativisation, faite par l’auteur du rapport lui-même, mérite d’être prise au sérieux avant toute lecture alarmiste du reste du document. Dans les passages que je relève, la BRI ne fait pas peser sur la stabilité financière mondiale un poids à l’échelle de ce volume de transactions, même là où elle décrit d’autres risques. Je note surtout que la note 29 porte à elle seule les trois éléments les plus utiles du passage : le nom d’un système de règlement de gros, son montant journalier, et le volume stablecoin ajusté. Elle est publique et numérotée, et je peux la citer avec sa page. Il n’y a donc rien à reprocher au rapport ici, seulement une chose à faire : lire la note.

La concentration, sur une devise et sur deux jetons

Ce que les données établissent. Page 87, la BRI écrit que 99,4 % des stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires, mesurés en valeur de marché, sont arrimés au dollar américain [1]. Deux restrictions de périmètre comptent ici. Le chiffre porte sur les seuls stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires, et il se mesure en valeur de marché. Il décrit l’ancrage, c’est-à-dire la devise de référence, et non la composition des réserves des émetteurs. La BRI relie explicitement les deux, page 88 : c’est parce que les stablecoins arrimés au dollar dominent que les portefeuilles des grands stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires sont fortement concentrés en instruments libellés en dollars, en combinant dette publique de court terme et créances sur les banques, sans en chiffrer les proportions dans son texte, qu’elle renvoie au panneau B de son graphique 1 [1].

Rapprochement que je construis ici. La concentration ne porte pas que sur la devise. La série du graphique 2 se ventile par jeton, et son total au 29 mai 2026 est de 317 milliards de dollars, le montant dont je tire ces parts. Deux jetons en font 84 % : USDT pour 189 milliards de dollars, soit 60 %, et USDC pour 76 milliards, soit 24 % [1]. Ce total de 317 et le montant d’environ 320 que la BRI écrit dans son texte désignent le même objet ; je garde le second pour les ratios, parce que c’est celui que le rapport publie, et le premier pour les parts, parce que c’est celui dont elles se déduisent. Ces trois parts sont mes calculs sur les données publiées ; la BRI ne les écrit pas, et le titre de son graphique porte sur un objet voisin mais distinct, la croissance du marché, qu’il attribue à deux jetons arrimés au dollar.

Ce que la méthode interprète. Ces deux concentrations ne se confondent pas et ne se déduisent pas l’une de l’autre. Elles structurent le reste du dossier. La BRI documente un risque de dollarisation par les stablecoins dans les économies émergentes et en développement, où la demande de stablecoins étrangers pourrait remodeler les flux de capitaux, affecter la dynamique des taux de change et mettre à l’épreuve la souveraineté monétaire (pages 78, 100, 101 et 104). Elle ajoute page 103 un contrepoint : la pression de substitution monétaire peut, à la marge, renforcer les incitations à ancrer des politiques macroéconomiques saines et à moderniser les moyens de paiement domestiques, et en ce sens le défi posé par les stablecoins étrangers pourrait catalyser des réformes qui finissent par consolider la souveraineté monétaire [1]. Je ne peux pas dire, en revanche, dans quel sens joue la causalité de la concentration sur le dollar. Aucune des sources citées ici ne mesure une préférence d’utilisateur pour la devise d’ancrage, quand la BRI publie page 100 des facteurs de demande de stablecoins étrangers : le chiffre de 99,4 % ne permet pas de trancher entre une offre qui n’a jamais laissé le choix et une demande de dollar que les émetteurs se contentent de servir.

Mes réserves

  • Le chiffre qui commande tout est attribué à un producteur, sans articulation avec la catégorie qui le porte. Les 390 milliards de dollars portent le facteur 72, le ratio de rotation ajusté et la comparaison à CHIPS. La note 29 rattache la catégorie des volumes ajustés à Chainalysis et ce montant à des données Visa citées par Aldasoro, Frost et Ito, sans articuler les deux [1]. Le rapport ne dit pas si les deux couvrent le même périmètre. Je n’ai trouvé, dans les sources que je verse ici, aucune reprise indépendante de ce montant. Le rapport de CoinDesk donne bien un troisième volume, 883 milliards de dollars échangés sur les plateformes centralisées en mai 2026, mais son périmètre est distinct des deux autres et je n’en fais aucun usage [2].
  • La BRI crédite un ou plusieurs tiers pour chacun des chiffres dont elle nomme la source, et, dans les passages que je relève, ne nomme aucun producteur pour le volume de 2025. Le volume ajusté est une estimation de fournisseurs privés qu’elle relaie ; le mot « estimated » est le sien pour le volume de 2025, dont elle ne dit pas qui l’a produit ; la ventilation d’usage est créditée au Boston Consulting Group, aux rapports de dépôt des émetteurs et à elle-même ; la série de capitalisation est créditée à Kosse et al (2023), à CoinGecko et à elle-même. Restent deux chiffres dont je me sers sans que le rapport les rattache à un producteur nommé : les 2 200 milliards de dollars par jour ouvré de CHIPS, crédités aux seules données de l’entreprise, et le taux de 99,4 % d’arrimage au dollar qui ouvre ce dossier [1]. Une institution publique qui publie un chiffre ne le mesure pas nécessairement, et quand elle ne nomme personne, on ne sait pas qui l’a mesuré.
  • La série de capitalisation ne couvre que six colonnes de jetons. Cinq sont nommés, la sixième agrège le reste. La BRI rattache elle-même son chiffre de texte, environ 320 milliards, au graphique dont cette série est tirée, ce qui donne le même objet à l’arrondi près ; mais le fichier de données que je relève ne dit pas ce que la sixième colonne contient. Tous mes dénominateurs de rotation en dépendent, et la part de 84 % pour deux jetons aussi.
  • Mes ratios de rotation sont des déductions arithmétiques, pas des données du rapport. Je n’en trouve aucun de calculé ni de commenté dans les passages que je relève. Les calculer sur la moyenne de 2025 rend le dénominateur homogène au flux, mais une hypothèse demeure : la note 29 ne borne pas la période du volume ajusté, et le rapporter à 2025 suppose qu’il porte bien sur cette année.
  • La ventilation d’usage porte sur 2024, pas sur l’année du volume. Dans les passages que je relève, la BRI ne l’applique ni aux 28 000 milliards de 2025, ni au volume ajusté. Elle ne décompose pas non plus le poste d’échange sur la chaîne, dont je ne peux donc pas dire quelle part relève de l’arbitrage entre plateformes.
  • Sur les dates, je m’en tiens à ce que le rapport écrit. Le corps du rapport dit fin mai 2026, et la seule date calendaire du document que je relève, le 29 mai 2026, figure dans les libellés des graphiques et non dans son corps de texte. Je n’écris donc aucune autre date d’arrêté pour cette capitalisation de 320 milliards.
  • La comparaison de proportion n’est pas mondiale. Elle porte sur les plus grands systèmes de paiement de gros américains dans le texte, et sur le seul CHIPS dans la note. Ce n’est pas l’ensemble des flux de règlement mondiaux.
  • Un producteur dominant, et qui n’est pas neutre. L’essentiel de cette page repose sur un seul document, dont le chapitre expose, dans le même document, sa propre proposition d’infrastructure, un registre unifié ancré dans la monnaie de banque centrale. La qualité des données compilées n’est pas en cause, la position de l’émetteur l’est.

L’implication concrète est de ne jamais lire un chiffre de volume de transactions stablecoin sans demander s’il est retraité, puis de le rapporter à la capitalisation moyenne du marché sur l’année que ce volume couvre. Ce ratio renseigne d’abord sur l’intensité avec laquelle l’encours circule ; il ne suffit pas, à lui seul, à séparer le paiement de l’échange, et c’est la ventilation publiée par la BRI qui donne cette part, pour 2024. Cette lecture se décline différemment selon le lecteur. Un assureur ou un réassureur exposé aux réserves d’un émetteur gagne à suivre ce ratio dans le temps. Ce que la méthode interprète, et aucune de mes sources ne l’établit : une rotation qui s’accélère signalerait un encours plus mobile, donc plus sensible à un choc de confiance. Un trésorier d’entreprise qui détient des stablecoins pour un usage de paiement gagne à tenir son propre usage à distance d’un chiffre agrégé qu’il ne peut pas ventiler, et à retenir que le paiement pesait 5 % de la valeur de transaction estimée en 2024. Un régulateur gagne à demander, dans ses futurs cadres de compte rendu, une ventilation annuelle et documentée du volume par type d’usage : celle que je relève est créditée à un cabinet privé, aux rapports de dépôt des émetteurs et à la BRI elle-même, elle porte sur une seule année, et elle ne distingue pas l’arbitrage du reste de l’échange.

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ISP-F
19/100

L'Indice de Solidité des Preuves évalue la base empirique de cette analyse sur quatre critères pondérés : type de preuve (40 %), convergence (30 %), réplication (20 %), puissance (10 %). L'axe type de preuve est calibré par champ : 100 y désigne le meilleur dispositif que l'échelle ISP-F sache produire, et non une preuve absolue.

Type de preuve · 40 %
Simulation historique ou épisode unique
Convergence · 30 %
Résultats mixtes

L'information neuve de cette page est la coexistence, non rapprochée dans les passages relevés, de deux volumes que la même institution publie dans le même chapitre, l'un dans son texte page 88, l'autre dans une note de fin page 112. La preuve à noter est donc celle de ces deux volumes, et la grille de la finance ne prévoit pas leur cas. Le barreau de l'agrégat institutionnel leur est refusé par sa propre définition, qui exige un agrégat mesuré et publié par une institution disposant de remontées réglementaires : la BRI qualifie elle-même le volume de 2025 d'estimation et, dans les passages relevés, n'en nomme pas le producteur, et relaie pour le volume ajusté une estimation rattachée à Chainalysis et une donnée Visa. Je descends donc au barreau de l'épisode unique, qui décrit le mieux ce dont il s'agit : deux mesures ponctuelles, sans population de contrôle ni validation hors échantillon. Le relais par une institution publique ne transforme pas une estimation de fournisseur en statistique de supervision, et c'est le point que le barreau supérieur aurait laissé croire. Le chapitre expose en outre, dans le même document, sa propre proposition d'infrastructure, un registre unifié ancré dans la monnaie de banque centrale, ce qui en fait une partie prenante au sens de l'échelle et plafonne la page au quatrième barreau, plafond que le classement retenu n'atteint pas. La convergence est donnée pour mitigée faute de mieux, et le libellé que le barème affiche, résultats mixtes, décrit mal la situation : il n'y a ni divergence ni convergence sur le nombre central, il n'y a qu'une seule publication au dossier et aucune seconde mesure indépendante du même objet. Le seul recoupement chiffré dont je dispose porte sur la capitalisation et sur l'encours du premier jeton, il vient d'un média du secteur, et il peut remonter au même agrégateur que la série de la BRI. La réplication est nulle : je n'ai trouvé, dans les sources que je verse ici, aucune reprise indépendante du montant de 390 milliards de dollars. La puissance est notée sur les unités effectivement observées par l'affirmation centrale, à savoir deux estimations agrégées portant chacune sur une année, sans que la note date la seconde, et non sur la taille du marché qu'elles couvrent.

Réplication · 20 %
Pas de réplication connue
Effectif observé · 10 %
Très petite (< 100)
Ce que le champ n'a pas produit
  • Le périmètre du volume ajusté est publié : réseaux, jetons et fenêtre de mesure retenus.Producteur de la mesure de volume, aujourd'hui Chainalysis ou Visa selon la ligne de la note · existe, mais n’est pas consultable
  • La règle de neutralisation des transferts entre portefeuilles d'un même détenteur est publiée et re-exécutable sur des données de chaîne que le lecteur peut se procurer.Producteur de la mesure de volume · existe, mais n’est pas consultable
  • La mesure porte sur la population complète des transferts de la période, et non sur le trafic d'un seul opérateur de paiement.Producteur de la mesure de volume · un dispositif approchant existe, sans remplir la condition
  • Une seconde mesure du même volume, sur le même périmètre, est produite par un tiers qui n'a pas produit la première.Institution de supervision ou équipe académique · personne ne l’a produit

Ce dispositif porterait l'indice à 31 sur 100, dans le palier « Preuves limitées ». Les trois autres axes restent à leur valeur actuelle : un dispositif ne fait monter ni la convergence d'une littérature ni sa réplication.

Score de 19/100 (0-30 %) établi le 3 septembre 2026.

SOURCE
Bank for International Settlements (2026). Annual Economic Report 2026, chapitre III « Anchoring trust in money: innovation beyond stablecoins », 45 pages, pagination imprimée 77 à 121. Données sous-jacentes des graphiques publiées séparément par la BRI (fichier ar2026e3-stats.xlsx, onglets « Graph 1 » et « Graph 2 »).PSource primaire, sans intérêt commercial sur le marché qu'elle chiffre, mais partie prenante du débat qu'elle arbitre : le chapitre défend une innovation monétaire qui dépasse les stablecoins, ce que son titre annonce déjà, « innovation beyond stablecoins », et il expose page 106 sa propre proposition d'infrastructure, un registre unifié ancré dans la monnaie de banque centrale. L'institution documente un problème et promeut sa propre solution dans le même rapport, ce qui est le cas de partie prenante le plus fréquent en stabilité financière. Deuxième motif, distinct : les deux volumes qu'elle publie ne sont pas des remontées réglementaires qu'elle mesurerait : elle qualifie elle-même celui de 2025 d'estimation, et rattache le volume ajusté à des fournisseurs privés qu'elle relaie. Les pages citées ici sont les pages imprimées du rapport.
SOURCE
CoinDesk Research (2026). « RWA Tokenization Hits $28.9B Record as Stablecoin Market Cap Extends Gains to $320B », rapport mensuel stablecoins et actifs tokenisés de mai 2026, publié le 9 juin 2026.PMédia et cellule de recherche du secteur crypto, dont l'audience et le modèle économique dépendent du marché qu'il chiffre ici. L'éditeur déclare lui-même appartenir à Bullish, plateforme d'actifs numériques cotée, et écrit que ses journalistes peuvent être rémunérés en titres de cette société. Traité comme un recoupement de cohérence, pas comme une vérification indépendante.
SOURCE
Federal Reserve Bank of St. Louis, FRED (2026). Velocity of M1 Money Stock (M1V), série trimestrielle, consultée en septembre 2026.ISérie statistique publiée par une banque de réserve du système fédéral américain, sans intérêt commercial sur les stablecoins. Citée ici pour expliquer pourquoi je renonce à m'en servir, pas pour appuyer un chiffre.

I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.

Modification apportée · mis à jour le 3 septembre 2026

Le volume ajusté d'environ 390 milliards de dollars, qui porte toute cette page, était présenté avec la part que la note lui attribue, moins de 1 % de la valeur totale. Je reprenais ce pourcentage entre guillemets sans dire de quel total il s'agit, et la note ne le dit pas non plus. Rapporté au volume de 28 000 milliards, seul autre montant que ma phrase avait sous la main, il donnerait 1,4 %, ce qui contredirait la note ; rapporté aux montants réglés par CHIPS, il serait exact mais très en dessous de 1 %. J'ai retiré ce pourcentage des deux endroits où il figurait et je publie les montants bruts, en laissant le rapport à qui veut le construire. J'ai ajouté à la place mes propres divisions sur les chiffres de la note : 12,7 jours ouvrés de CHIPS pour le volume non retraité, 0,18 jour pour le volume ajusté. J'écrivais aussi que la note attribuait les volumes ajustés à Chainalysis et le montant à des données Visa, sans en tirer de conséquence. C'est pourtant la faiblesse principale du dossier : deux producteurs, deux instruments qui ne mesurent pas le même périmètre, et un rapport qui ne dit pas lequel porte le chiffre. Elle est désormais écrite dans le corps et en tête de mes réserves. Deux affirmations d'absence étaient fausses, et les corriger renforce la page au lieu de l'affaiblir. J'écrivais ne disposer d'aucune décomposition publique du volume par type d'usage, et qu'aucune de mes sources ne permettait de séparer le paiement de l'arbitrage. La BRI publie cette ventilation au panneau A de son graphique 1, page 87, et en publie les valeurs dans les données de son chapitre : 88 % pour l'échange sur la chaîne, 5 % pour les paiements, 4 % pour les entrées et sorties, 3 % pour le règlement d'actifs tokenisés, en 2024. Une section et une figure la portent maintenant, avec les trois limites qui vont avec : l'année n'est pas celle du volume, la ventilation ne s'applique pas au volume ajusté, et le poste d'échange n'est pas décomposé. J'écrivais ensuite ne pas avoir la série de capitalisation qui permettrait de savoir si mon dénominateur était bon. Cette série est publiée par la même source, au jour le jour depuis 2019. Elle tranche contre moi : la capitalisation moyenne de 2025 est de 260 milliards de dollars, pas 320, parce que le marché a grossi de moitié pendant l'année du flux. Mes deux ratios de rotation sont donc recalculés sur ce dénominateur, 108 au lieu de 87 pour le volume non retraité, 1,5 au lieu de 1,2 pour le volume ajusté, et une figure donne les quatre valeurs côte à côte. Le sens de la conclusion ne change pas ; l'ordre de grandeur du ratio, si. Mon titre de section affirmait que la BRI publiait un brut et un net. Le rapport n'emploie ni l'un ni l'autre de ces mots, et mon propre texte le concédait un paragraphe plus loin : le titre est réécrit sur ce que la source dit, un chiffre non retraité et un chiffre retraité. Je présentais le recoupement de CoinDesk comme un même ordre de grandeur publié sans date d'arrêté. Les deux étaient inexacts par défaut. Ce rapport donne 320 milliards de dollars comme valeur de fin de mois pour mai 2026, et il chiffre l'encours d'USDT à 188 milliards quand la série de la BRI en donne 189 : le recoupement est plus précis que ce que j'en disais, et je l'écris. J'écrivais que le contrepoint de la page 103 était omis par les reprises du rapport. Je n'ai aucune revue de couverture qui l'établisse, et cette incise est retirée. J'affirmais en conclusion que le ratio de rotation ne renseignait sur rien d'autre que l'intensité de circulation, alors que je m'en servais plus haut pour appuyer une lecture de l'usage. La formule absolue est corrigée. J'ai ajouté une part de marché par émetteur, calculée sur la série de la BRI au 29 mai 2026 : USDT 60 % et USDC 24 %, soit 84 % de la capitalisation à eux deux. La page parlait de taille de marché sans jamais nommer un seul émetteur. La bibliographie portait deux corrections. L'adresse du chapitre ne répondait plus, et je l'ai remplacée par celle où le document se trouve aujourd'hui. Et je classais la BRI comme source indépendante alors que la note qui l'accompagnait disait déjà qu'elle est partie prenante du débat qu'elle arbitre : elle est reclassée en conséquence, avec un second motif que j'avais laissé de côté, à savoir qu'elle relaie deux estimations privées au lieu de les mesurer. Une relecture des surfaces a corrigé quatre choses de plus, toutes écrites par moi et démenties par une autre phrase de la même page. Mon titre de recherche appelait taille du marché ce qui est un volume annuel de transactions, dans un article dont la thèse est qu'il ne faut pas confondre le stock et le flux : il est réécrit sur les deux volumes. Ma description et ma phrase d'ouverture disaient que les deux chiffres se trouvaient juste à côté l'un de l'autre, ou à une page d'intervalle, alors que la page donne elle-même les deux numéros, 88 pour le texte et 112 pour la note : il y a vingt-quatre pages entre les deux, et c'est écrit ainsi partout maintenant. Ma description qualifiait aussi les deux montants de brut et de net alors que le corps refuse cette qualification quatre lignes plus haut, et parlait de leur émetteur, mot qui désigne un émetteur de stablecoin dans ce contexte. J'écrivais enfin que la moyenne 2025 était 23 % en dessous du stock de fin mai : c'est la hausse de 260 vers 320, pas la baisse de 320 vers 260, qui vaut environ 19 %. Le chiffre juste est celui que la page appliquait déjà trois paragraphes plus loin en parlant d'un cinquième. J'ai aussi retiré une comparaison en heures de fonctionnement de CHIPS, dont aucune source ne me donne la durée quotidienne, rétabli l'année 2024 sur la part du paiement, et déclaré le total de série au 29 mai, 317 milliards de dollars, dont les parts par jeton se déduisent. Trois réserves ont été ajoutées : aucun chiffre de cette page n'est mesuré par l'institution qui le publie, y compris la série de capitalisation, créditée à CoinGecko ; cette série ne couvre que six colonnes de jetons ; et le recoupement par le rapport du secteur peut remonter au même agrégateur, il ne vaut donc pas vérification. Le barreau d'indice a bougé à la baisse dans le même mouvement. Je classais ces deux volumes comme des agrégats institutionnels, alors que le barreau exige des chiffres mesurés par une institution disposant de remontées réglementaires, et que ma propre réserve dit qu'aucun des deux ne l'est. La page descend au barreau de l'épisode unique, et l'indice de solidité de la preuve est noté à 19 sur 100. Une dernière relecture a défait le raccourci qui tenait encore tout le titre. J'écrivais, en surface, que les 390 milliards de dollars étaient la version retraitée des 28 000, et je datais les deux de 2025. Rien de cela n'est dans la source, et mon propre corps de texte le disait déjà : les deux montants viennent de deux producteurs et de deux instruments, la note ne les rapporte jamais l'un à l'autre, elle ne date pas le second, et elle ne dit nulle part de quoi son ajustement est fait. J'attribuais en particulier à ce montant la neutralisation des transferts d'un détenteur vers lui-même : cette opération est celle que la BRI évoque page 88 à propos du premier montant, sans la chiffrer, et rien ne dit qu'elle est celle que pratiquent les données Visa d'où sort le second. Le titre, le titre de recherche, la description, le troisième point d'entrée, l'intertitre de la première section et la phrase où je choisis mon ordre de grandeur sont réécrits sur ce que la source autorise, et la modalité estimée que je perdais en chemin est rétablie. Sept autres corrections, plus petites : la restriction aux économies à vulnérabilités de change que j'avais laissée tomber, le renvoi de la BRI à son propre graphique pour la composition des réserves, le degré de conséquence que j'ajoutais à son contrepoint sur la souveraineté monétaire, l'arrondi de 87 corrigé en 88 dans le texte et dans la figure, la méthode de mesure que je prêtais au rapport du secteur sans qu'il la publie, le fait que la ventilation d'usage est créditée au Boston Consulting Group et non produite par la BRI, et le passage du ratio au risque de retrait, qui est mon hypothèse et non un résultat, désormais annoncé comme tel. J'ai ajouté deux encadrés « En clair » : l'un sur les transferts d'un détenteur vers lui-même qui gonflent un compteur de transactions, l'autre sur la différence entre un encours et un flux.

Axel Morel
Axel Morel
Fondateur & analyste · Probans

Développe une méthode d'analyse destinée à distinguer ce que les preuves établissent, ce qu'elles suggèrent et ce qu'elles ne permettent pas de conclure, puis à traduire cette distinction en décisions professionnelles.

Choix du sujet, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des illustrations : Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales et plan de rédaction initial : assistance IA.

Responsabilité éditoriale : Axel Morel. Recherche et rédaction assistées par IA selon la méthodologie Probans, sources vérifiées avant publication. Charte éditoriale.

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