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Intelligence artificielle · 13 août 2026

3 235 répondants chez Deloitte, 1 719 chez McKinsey : la taille d'une enquête dit-elle sa méthode ?

On croit volontiers qu'une enquête qui annonce 3 235 répondants, ou 1 719, repose sur une méthode solide. Les deux documents publient bien un effectif et des dates, mais ni l'un ni l'autre ne publie de marge d'erreur, de méthode d'échantillonnage ni de prestataire de terrain, et chacun imprime au moins une base qui ne cadre pas avec ses propres effectifs. Le 32 % de McKinsey sur les logiciels qu'on renonce à acheter est mesuré sur des répondants. Le document le présente aussi comme une part d'organisations, sans dire combien d'organisations ces répondants représentent.

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L'essentiel en 3 points

  1. Un effectif et des dates, mais pas la façon dont on a trouvé les répondants. Deloitte annonce 3 235 répondants, interrogés d'août à septembre 2025, qui devaient remplir l'un de quatre critères [1]. McKinsey annonce 1 719 participants, du 4 mai au 8 juin 2026, et pondère ses données selon le poids de chaque pays dans le PIB mondial [2]. Ni l'un ni l'autre ne publie de marge d'erreur, de méthode d'échantillonnage ni de questionnaire complet [1][2].
  2. Des bases qui ne cadrent pas. Deloitte affiche 3 325 sous une figure, 3 199 sous une autre et, sous une troisième, des bases régionales dont la somme dépasse son total de 3 235 [1]. McKinsey affiche 1 753 répondants sous deux figures titrées 2026, plus que ses 1 719 participants ; sa note donne, pour 2026, 1 521 répondants dont l'organisation utilise régulièrement l'IA [2]. Aucun des deux ne l'explique [1][2].
  3. Des répondants, présentés aussi comme des organisations. Le 32 % de McKinsey est la part des répondants qui disent que leur organisation a renoncé à acheter au moins un logiciel ou une fonctionnalité parce qu'elle pouvait le construire en interne avec des outils de code dits « agentiques » [2]. Le document le présente aussi comme une part d'organisations, sans dire combien d'organisations ces répondants représentent [2]. La question n'a été posée qu'aux répondants dont l'organisation utilise régulièrement l'IA, et la base du 32 % n'est pas précisée [2].

Quand un cabinet de conseil annonce 3 235 répondants, ou 1 719, le chiffre rassure. Autant de réponses ne peuvent pas venir d’une enquête bricolée, se dit-on. C’est ce qu’ont publié Deloitte en janvier 2026 [1] et McKinsey en août 2026 [2], chacun sur l’IA en entreprise.

Ces chiffres finissent dans des notes, des articles, des comités, et celui qui les cite répond de ce qu’ils valent. Nous avons voulu vérifier ce que ces deux documents disent de la façon dont leurs chiffres ont été obtenus.

La réponse courte

Chaque document donne un effectif et des dates. Aucun ne dit comment les répondants ont été trouvés, qui a mené le terrain ni avec quelle marge d’erreur [1][2]. Chacun imprime aussi au moins une base qui ne cadre pas avec ses propres effectifs, sans l’expliquer [1][2]. Et le 32 % de McKinsey sur les logiciels qu’on renonce à acheter est mesuré sur des répondants ; le document le présente aussi comme une part d’organisations, sans dire combien d’organisations ces répondants représentent [2].

Deloitte et McKinsey, deux publics

Commençons par Deloitte. Son rapport « State of AI in the Enterprise » (« l’état de l’IA en entreprise ») est publié par le Deloitte AI Institute, une structure qui dit viser à promouvoir le dialogue et le développement de l’IA, à stimuler l’innovation et à examiner les obstacles à sa mise en œuvre [1]. Ici, « Deloitte » désigne Deloitte Consulting LLP [1]. La mention légale présente le rapport comme une information générale, qui n’est pas un conseil et ne doit pas servir de base à une décision [1].

L’enquête compte 3 235 répondants, du niveau directeur au comité de direction, dans six secteurs et 24 pays, interrogés d’août à septembre 2025 [1]. Ils se répartissent à parts égales entre responsables informatiques et responsables métier [1].

Le champ visé est celui d’organisations « à la pointe de l’IA » : toutes ont au moins une mise en œuvre de l’IA utilisée chaque jour [1]. Chaque répondant devait en outre remplir l’un de quatre critères : influencer les décisions sur l’IA de son organisation, faire partie d’une équipe qui décide, être le décideur final, ou gérer ou superviser des mises en œuvre [1].

Passons à McKinsey. Son rapport « The state of AI in 2026: On the road to ROI » (« l’état de l’IA en 2026 : sur la route du retour sur investissement ») est signé de quatre personnes de McKinsey, dont deux associés seniors, un « senior fellow » et une « associate partner » [2]. Il compte quatre encadrés de commentaire, un par auteur, et se présente comme la dernière édition d’une série de près de dix ans [2].

L’enquête s’est déroulée en ligne du 4 mai au 8 juin 2026, auprès de 1 719 participants dans 97 pays, dont 36 % disent travailler dans une organisation de plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel [2]. Les données sont pondérées : pour corriger des différences de taux de réponse, chaque pays pèse selon sa contribution au PIB mondial [2].

Les participants viennent de tous niveaux. Parmi ceux qui utilisent l’IA dans leur rôle, 654 relèvent de la catégorie « C-level », 424 sont dirigeants ou cadres supérieurs, 217 cadres intermédiaires et 195 contributeurs individuels [2].

Les deux enquêtes ne parlent donc ni aux mêmes personnes ni à la même époque. Deloitte interroge des responsables du niveau directeur au comité de direction, dans des organisations où l’IA est utilisée chaque jour, d’août à septembre 2025 [1]. McKinsey interroge des participants de tous niveaux, y compris des contributeurs individuels, du 4 mai au 8 juin 2026, avec des données pondérées [2].

D’ailleurs, aucun des deux documents ne cite l’autre [1][2].

Ce qu’on sait, ce qui manque

Mettons les deux méthodes côte à côte.

ÉlémentDeloitteMcKinsey
Effectif total3 2351 719
Période de terrainaoût à septembre 2025du 4 mai au 8 juin 2026
Niveau des répondantsdu niveau directeur au comité de directiontous niveaux
Mode de passationnon publiéenquête en ligne
Pondérationnon publiéepar la contribution du pays au PIB mondial
Taux de réponsenon publiénon chiffré
Effectifs par pays24 valeurs« 97 pays », sans liste ni effectif
Effectifs par secteuraucun ; six secteurs nommésdans les notes de certains graphiques, pour le sous-ensemble interrogé
Questionnairechaque figure reproduit sa question, sans questionnaire completquelques questions reproduites en note, sans questionnaire complet
Entretiens15aucun mentionné
Comparaison avec l’année précédentesans l’effectif ni la composition de l’échantillon antérieurdéfinitions changées et note de comparabilité

Tableau 1. Ce que chaque document publie de sa méthode. Sources : [1][2].

Les absences, elles, sont communes. Ni l’un ni l’autre ne publie de marge d’erreur, cette fourchette qui dit de combien un pourcentage peut s’écarter de la réalité [1][2]. Ni test statistique, ni méthode d’échantillonnage, ni questionnaire complet [1][2]. Aucun ne dit comment les répondants ont été trouvés ou contactés, aucun ne nomme l’institut qui a mené le terrain, aucun ne chiffre de taux de réponse [1][2]. Le rapport de Deloitte remercie des spécialistes de Deloitte pour leur contribution à l’élaboration de l’enquête [1].

Deloitte : entretiens et estimations

Deloitte complète son enquête par 15 entretiens avec des dirigeants et des responsables de l’IA de grandes organisations, et dit tirer ses statistiques de son enquête annuelle et de la série « State of AI in the Enterprise » [1]. La liste des interviewés n’est pas publiée, et les propos cités sont attribués à une fonction et à un type d’organisation, sans nom [1].

Plusieurs résultats prennent la forme d’une estimation ou d’une croyance. On demande aux répondants d’estimer la part de leurs expériences d’IA déjà mises en production, c’est-à-dire déployées dans leur organisation, et 42 % des entreprises croient leur stratégie très préparée à l’adoption de l’IA [1]. Les six notes de fin du rapport renvoient toutes à des publications de Deloitte [1].

Trois bases qui détonnent

Deloitte publie l’effectif de chacun de ses 24 pays, et leur somme fait bien 3 235 [1]. Les États-Unis en pèsent 1 200, soit 37,1 % de l’échantillon ; la France 150, le Portugal 15, le Koweït 10, le Qatar 10, Oman 5 [1]. C’est la seule ventilation d’effectifs de l’échantillon entier, car le rapport nomme six secteurs sans en donner l’effectif [1].

Pourtant, sous trois graphiques, la base affichée n’est pas 3 235, ou ne cadre pas avec la répartition du rapport. Les autres graphiques qui affichent une base impriment bien 3 235 [1].

FigureBase affichée
Figure 33 325
Figure 83 199
Figure 10Amériques 3 235, EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) 1 170, AP (Asie-Pacifique) 475

Tableau 2. Les trois bases que Deloitte affiche sans les expliquer. Source : [1].

Le rapport n’explique aucun de ces écarts [1].

Chez McKinsey, un 1 753 de trop

Une note de McKinsey donne 1 753 répondants pour l’enquête de 2025 et 1 521 pour celle de 2026, ce dernier nombre étant celui des répondants dont l’organisation utilise régulièrement l’IA [2]. Or deux graphiques titrés « % des répondants de l’enquête 2026 » et sourcés sur le terrain du 4 mai au 8 juin 2026 affichent 1 753, plus que les 1 719 participants de l’enquête [2]. À l’inverse, un graphique qui montre des séries 2026 n’a pour seule source que l’enquête du 25 juin au 29 juillet 2025 [2]. Le rapport n’explique aucun de ces écarts [2].

Chacun des deux documents imprime donc au moins une base incompatible avec ses propres effectifs [1][2].

Des effectifs qui ne s’additionnent pas

McKinsey assure que ses participants couvrent tout l’éventail des régions, des secteurs, des tailles d’entreprise, des spécialités fonctionnelles et des anciennetés [2]. Mais la répartition des 1 719 par pays ou par secteur n’est pas publiée ; pour la taille, il y a une part pondérée (36 %) et deux effectifs de note qui ne totalisent pas 1 719 [2]. Des effectifs de sous-groupes apparaissent dans les notes de certains graphiques : par taille d’organisation, par secteur, par niveau hiérarchique [2]. Aucun n’est donné par pays [2].

Plusieurs questions ne sont posées qu’aux répondants dont l’organisation utilise régulièrement l’IA. Certaines notes précisent que les données sont ensuite « rebased », c’est-à-dire rapportées à l’échantillon entier ; d’autres ne le disent pas, et le calcul n’est pas expliqué [2]. Pour l’impact sur les coûts et le revenu, les réponses « pas de changement » ou « ne sait pas », entre autres, ne sont pas montrées [2].

EnsembleEffectifs affichésSommeÀ rapprocher de
Taille d’organisation595 (un milliard de dollars ou plus) et 1 035 (organisations plus petites)1 6301 719 participants ; 1 521 répondants dont l’organisation utilise régulièrement l’IA
Treize secteursde 40 à 2051 3281 521 répondants dont l’organisation utilise régulièrement l’IA, seuls interrogés sur ce point
« High performers » et autres92 et 1 4291 5211 521 répondants dont l’organisation utilise régulièrement l’IA
Base 2026 rapportée aux participants1 521 sur 1 71988,5 %« près de neuf répondants sur dix » déclarent un usage régulier de l’IA dans au moins une fonction

Tableau 3. Sommes et rapports que nous avons calculés sur les effectifs affichés par McKinsey. Ces calculs sont les nôtres, pas ceux du document. Source : [2].

Les « high performers » : 6 % de quoi ?

McKinsey appelle « AI high performers », littéralement les « très performants de l’IA », les répondants qui attribuent à l’IA 5 % ou plus de l’EBIT de leur organisation (le résultat avant intérêts et impôts) et déclarent qu’elle lui apporte une valeur « significant », c’est-à-dire significative [2]. Il les chiffre à environ 6 % de tous les répondants, avec 92 répondants contre 1 429 pour les autres [2]. L’impact sur l’EBIT est une attribution déclarée par chaque répondant, dont le calcul n’est pas expliqué [2].

Répondants ou entreprises ?

Chez Deloitte, l’unité est la réponse d’un dirigeant, 3 235 au total [1]. Le texte parle pourtant d’entreprises : 42 % d’entre elles croiraient leur stratégie très préparée à l’adoption de l’IA, alors qu’ailleurs ce sont 25 % des répondants qui disent que leur organisation a mis en production 40 % ou plus de ses expériences d’IA [1]. Le rapport ne dit pas s’il y a un seul répondant par organisation [1].

McKinsey glisse de la même façon. Le même 37 % est une part de répondants dans le texte principal, où ils déclarent que l’IA a contribué positivement à l’EBIT de leur organisation, puis une part d’organisations dans un encadré signé de Dan Tinkoff [2].

Le 32 % suit le même chemin : une part de répondants dans les phrases qui le donnent, une part d’organisations dans un autre passage, où près d’un tiers des organisations déclarent avoir décidé de ne pas acheter au moins un logiciel ou une fonctionnalité [2].

Deloitte compare sans montrer

Deloitte compare ses résultats à ceux de l’an dernier : 25 % des responsables interrogés disent désormais que l’IA a un effet transformateur sur leur entreprise, plus du double des 12 % d’il y a un an [1]. Ailleurs, deux chiffres progressent de 3 et de 6 points de pourcentage depuis le rapport précédent [1]. Mais l’effectif et la composition de l’échantillon antérieur ne sont pas publiés, et toutes les bases affichées portent sur l’enquête de 2025 [1].

Un 50 % à deux versions

Deloitte écrit que l’accès des salariés à des outils d’IA autorisés a progressé de 50 % en un an : de moins de 40 % à environ 60 % dans un passage, de moins de 40 % à moins de 60 % dans l’autre [1].

Un « significativement » sans test

Deloitte affirme que les organisations où la direction façonne activement la gouvernance de l’IA obtiennent une valeur « significativement » supérieure à celles qui la laissent aux seules équipes techniques [1]. Il ne publie ni test, ni intervalle, ni effectif de groupe [1].

McKinsey change de définition

McKinsey a changé sa définition de l’usage de l’IA : en 2017, un usage dans une part centrale de l’activité ou à l’échelle ; en 2018-2019, l’intégration d’au moins une capacité d’IA dans des processus ou des produits ; à partir de 2020, l’adoption de l’IA dans au moins une fonction ; en 2025 et 2026, l’usage régulier dans au moins une fonction [2]. La série compte ainsi quatre définitions successives. Pour l’impact sur les coûts et le revenu, l’édition 2026 mesure au niveau de la fonction, là où les précédentes mesuraient par cas d’usage avant d’agréger [2].

Une note affirme que les échantillons de 2025 et de 2026 se ressemblent assez pour être comparés d’une année sur l’autre, et que l’analyse des 552 répondants présents les deux années a donné des résultats qui reflètent pleinement ceux de l’échantillon entier [2]. Cette analyse n’est pas publiée, pas plus que les caractéristiques jugées semblables [2].

Le 32 % : un tiers de qui ?

Reste le chiffre qu’on retient : près d’un tiers des répondants (32 %) disent que leur organisation a renoncé à acheter au moins un logiciel ou une fonctionnalité parce qu’elle pouvait la construire en interne avec des outils de code dits « agentiques » [2]. Le rapport ne définit pas ces outils ; il définit seulement, pour une autre question, les agents d’IA : des systèmes fondés sur des modèles de fondation, qui agissent dans le monde réel et peuvent planifier et exécuter seuls plusieurs étapes d’un processus de travail [2]. C’est une part de répondants, sur un objet précis : avoir renoncé à au moins un achat [2].

La question n’a été posée qu’aux répondants dont l’organisation utilise régulièrement l’IA dans au moins une fonction, et la note ne dit pas si les résultats sont rapportés à l’échantillon entier [2].

SecteurValeur affichéeEffectif du secteur
Technologie41199
Santé (payeurs et prestataires)3947
Services professionnels38205
Énergie et matériaux38153
Institutions financières36148
Médias et télécoms3471
Pharmacie et produits médicaux3355
Voyage et logistique3156
Biens de consommation et distribution29116
Ingénierie et construction2872
Industrie avancée2795
Assurance1940
Secteur public et social1771
Total32non publié

Tableau 4. Valeurs affichées pour le renoncement à l’achat, par secteur, et effectif de chaque secteur. Le total 32 correspond aux « 32 % » du texte. Source : [2].

Les valeurs vont de 41 pour la technologie à 17 pour le secteur public et social [2]. Deux secteurs reposent sur de petits effectifs : 47 répondants pour la santé, 40 pour l’assurance [2].

Parmi les « high performers », près de la moitié déclarent ce renoncement, contre 31 % des autres répondants [2]. Là non plus, ni base ni effectif ne sont donnés pour cette comparaison [2].

Le 32 % dit donc qu’environ un répondant sur trois déclare que son organisation a renoncé à au moins un achat, sur une base que la note ne fixe ni à 1 719 ni à 1 521 [2]. Il ne dit pas ce que cette construction a donné, en réussite, en coût ou en gain.

Ce qu’un lecteur qui doit décider peut en faire

Un chiffre d’enquête se cite avec son unité, sa base et sa date. Selon votre place, la lecture change :

ProfilCe que cette analyse impliqueEnjeuRéversibilité
Journaliste, analyste ou rédacteur qui cite ces enquêtesCiter l’effectif avec son unité : 3 235 répondants chez Deloitte [1], 1 719 participants chez McKinsey [2]. Écrire « le document ne publie pas de marge d’erreur » [1][2]. Point de vigilance : écrire « échantillon non représentatif » irait plus loin que les documents, qui ne publient pas de méthode d’échantillonnage [1][2].ModéréRéversible
Dirigeant ou responsable qui s’appuie sur un chiffre pour déciderNe pas rapprocher un pourcentage de Deloitte d’un pourcentage de McKinsey : le public, le filtre d’entrée et la période diffèrent, et seul McKinsey publie une pondération [1][2]. Point de vigilance : chaque document imprime au moins une base qui ne cadre pas avec ses effectifs : citer la base telle qu’elle est imprimée [1][2].CritiquePeu réversible
Acheteur ou responsable informatique qui lit le 32 %Citer la phrase complète : des répondants, avoir renoncé à au moins un achat, dans une organisation qui utilise régulièrement l’IA [2]. Point de vigilance : la base n’est fixée ni à 1 719 ni à 1 521, et deux secteurs reposent sur de petits effectifs, 47 pour la santé et 40 pour l’assurance [2].CritiquePartiellement réversible
Analyste qui suit l’évolution d’une année à l’autreChez Deloitte, l’échantillon précédent n’est pas publié ; chez McKinsey, la comparabilité est affirmée en note sans être montrée [1][2]. Point de vigilance : la série de McKinsey repose sur quatre définitions successives de l’usage de l’IA [2].ModéréRéversible

Tableau 5. Lecture par profil. Sources : [1][2].

Mes réserves

  • Deux PDF, aucune page HTML. Les constats d’absence portent sur la couche texte des deux PDF. Je ne dis rien de la page HTML de McKinsey.
  • Des comptes de chaînes de caractères. Une occurrence à zéro dit qu’une chaîne est absente, pas qu’une idée l’est. Je n’en déduis aucune totalité sur les réserves des documents.
  • Deux populations, deux périodes. Les deux enquêtes ne mesurent pas la même chose, et je n’en compare aucun chiffre.
  • Des bases dont je ne tranche pas la bonne. Je rapporte les bases imprimées par Deloitte et par McKinsey sans dire laquelle est juste, et sans dire que les pourcentages qu’elles portent sont faux.
  • Des effectifs de sous-groupes, pas la composition des 1 719. Les sommes du tableau 3 sont mes calculs, sur des effectifs non pondérés, alors que les parts publiées sont pondérées.
  • Un seul document pour le 32 %. Le chiffre vient d’une enquête de déclarations, et sa base n’est fixée ni à 1 719 ni à 1 521.

Indice de solidité des preuves · le détail

16 / 100 · Preuves très limitées · fourchette 0-30 %

Score établi le 29 septembre 2026. Une révision ultérieure est une réévaluation datée, pas une correction masquée.

Type de preuve · 40 %Démonstration isolée, cas unique ou transposition analogique20
Convergence · 30 %Convergence non mesurable15
Réplication · 20 %Pas de réplication connue10
Effectif observé · 10 %Très petite (< 100)10

Pourquoi ce score. La preuve centrale est le texte de deux documents datés et adressables à la page, un PDF de 41 pages de Deloitte (janvier 2026) et un PDF de 31 pages de McKinsey (août 2026), que tout lecteur peut relire et dont il peut refaire les recherches plein texte. La question de cette page est ce que chaque document écrit de sa propre méthode, et non un effet. Le barreau du faisceau de sources primaires n'est pas retenu : sa définition demande que plusieurs sources primaires indépendantes se recoupent sur le fait allégué, ce qui n'est pas le cas ici, puisque chaque document n'est lu que pour ce qu'il écrit de sa propre enquête. Le barreau du résultat outillé ne l'est pas non plus : il demande un résultat publié avec son protocole complet et son code ou ses données, et cette page décrit son protocole de recherche sans publier ni code ni données d'extraction. Le barreau retenu est celui de la démonstration isolée ou du cas unique : l'échelle y renvoie tout article dès qu'une seule mesure documentée existe sur la question posée, et chaque document est lu ici comme un cas, à sa source, par ses verbatims et par des comptes de chaînes. Les deux documents sont signés par l'organisation dont ils décrivent l'enquête : le plafond de partie prenante bornerait de toute façon le barreau à 50. La convergence est donnée pour non mesurable : chaque document est lu pour ce qu'il publie de lui-même, et aucun ne cite l'autre, de sorte qu'ils ne se recoupent sur aucun fait. La réplication est notée nulle : cette page ne s'appuie ni sur une reproduction de ces enquêtes, ni sur un second regard porté sur ces documents. La preuve est un texte, non une population observée, d'où l'effectif sans objet.

Ce que le champ n'a pas produit

Le barreau du faisceau de sources primaires demanderait des sources primaires indépendantes qui recoupent ce que chaque document écrit de sa propre méthode ; les deux documents lus ne se recoupent sur aucun fait, et cette page n'en lit pas d'autre. Le barreau du résultat outillé demanderait que cette page publie le code ou les données de ses recherches plein texte. Un article dont la preuve centrale vient d'une source de tier P reste de toute façon plafonné à 50.

Bibliographie

I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.

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Axel Morel

Axel Morel · Fondateur & analyste, Probans

Développe une méthode d'analyse destinée à distinguer ce que les preuves établissent, ce qu'elles suggèrent et ce qu'elles ne permettent pas de conclure, puis à traduire cette distinction en décisions professionnelles.

Choix du sujet, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des illustrations : Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales et plan de rédaction initial : assistance IA.

Responsabilité éditoriale : Axel Morel. Recherche et rédaction assistées par IA selon la méthodologie Probans, sources vérifiées avant publication. Charte éditoriale.

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