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Intelligence artificielle · 6 juillet 2026 · mis à jour le 9 octobre 2026

Quel statut pour la marge du hors-jeu semi-automatisé ?

La Premier League applique déjà une marge de tolérance sur le hors-jeu, des lignes épaissies reconduites depuis 2021/22 dont sa page ne donne pas l'épaisseur ; selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'en appliquait, et je n'ai pas de source plus récente.

Le manuel de test de la FIFA fait consigner dans le rapport de test les seuils de distance qui déclenchent les alertes d'un système, sans en donner aucune valeur, et ni lui ni la page de la ligue relevés ici n'écrivent de conséquence de la marge sur la décision de terrain. Là où une marge existe, ce que le cricket pourrait apporter, selon mon hypothèse, c'est son statut : une règle publiée avant le match, une conséquence nommée et une distance limite écrite.

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Faut-il attendre un capteur porté inédit avant d'automatiser l'arbitrage par la donnée ?

Non, et la question est mal posée : ce qui manque n'attend pas un capteur. Une marge appliquée en match par la Premier League et des seuils internes aux systèmes existent déjà, sans valeur publiée ni conséquence écrite, dans les documents relevés ici, par les organismes qui les appliquent ; seule une estimation de presse, celle d'ESPN, évoque pour cette marge un bénéfice du doute accordé à l'attaquant. Selon le même article d'ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'appliquait de tolérance ; je n'ai pas de source plus récente. Là où c'est encore le cas, la question est d'abord d'en fixer une. La valeur d'un seuil opposable, elle, reste à établir par une mesure, qui pourrait aussi montrer qu'aucune valeur n'est plaçable. La marge de la Premier League, la ligne épaissie, est appliquée aux décisions réelles, et la page de la ligue n'en donne pas l'épaisseur. Le manuel de test de la FIFA montre que des seuils existent aussi à l'intérieur des systèmes : il admet qu'un système peut s'abstenir faute de confiance, et fait consigner dans le rapport de test les seuils de distance qui déclenchent ses alertes, sans en donner aucune valeur ; il homologue les lignes contre un couloir de plus ou moins 25 centimètres, que sa voie à points permet de dépasser par endroits, en essai contrôlé. Ce que ni la page de la Premier League ni le manuel de test de la FIFA relevés ici n'écrivent, c'est ce que le cricket ajoute à sa propre marge : une conséquence écrite sur la décision de terrain et une distance limite écrite, comme la règle de l'ICC de 2017 qui interdit, pour un premier contact dans l'axe et à 300 cm ou plus du guichet, de transformer en Out un Not out revu sur la seule trajectoire projetée. Seul le couloir d'essai porte une valeur publiée par l'organisme qui l'applique ; dans les documents relevés ici, la Premier League ne publie pas l'épaisseur de sa ligne, et ESPN, qui ne cite pas de source, estime à environ 5 centimètres le bénéfice du doute que ces lignes accordent à l'attaquant. C'est d'abord un travail d'écriture réglementaire, qui suppose ensuite un travail d'intégration dont le coût est inconnu : dans un stade déjà équipé d'un SAOT compatible, il pourrait ne pas nécessiter de nouvel équipement de capture, mais il demande d'obtenir du fournisseur une incertitude par décision qu'aucun des documents relevés ici ne publie. Les coûts d'intégration logicielle, de validation et d'exploitation restent inconnus, et c'est le devis du fournisseur, pas cette analyse, qui dira ce qu'ils valent. À mon sens, une règle de seuil publiée avant le match assume l'incertitude là où un affichage sans marge laisse croire à une précision absolue (umpire's call). Celle que je propose fait prévaloir la décision de terrain sous le seuil : c'est une règle qu'aucun des documents relevés ici n'écrit pour le football (Cricket365 la proposait en 2019, sans statut réglementaire), et la seule estimation disponible, celle d'ESPN, décrit la marge actuelle comme un bénéfice du doute accordé à l'attaquant. L'autorité de décision reste humaine, comme la FIFA le décrit pour le hors-jeu semi-automatisé dans la configuration de Qatar 2022, où les officiels vidéo valident le point de frappe et la ligne générés automatiquement, peuvent les reprendre à la main, et où l'arbitre tranche ; sur les hors-jeu nets, la version avancée du système envoie en plus une alerte sonore automatique directement aux officiels de terrain. La troisième brique, la détection d'un contact par des caméras et des micros sans équipement porté mentionné (Hot Spot et UltraEdge du cricket, que seuls leurs fournisseurs décrivent), n'est qu'une preuve de concept faite au cricket, et aucun test à l'échelle du football n'est documenté dans les sources de cette analyse (voir « Quelle architecture pour demain ? », le test de falsification qui manque à cette brique). Prioriser le pilotage du seuil et de l'autorité plutôt que d'attendre une innovation matérielle sur le corps du joueur, dont un scénario de blessure a été mesuré sur mannequin, et dont aucun protocole d'homologation relevé ici ne couvre la variable arbitrale visée, sans présenter la détection elle-même comme déjà résolue pour le football.

L'essentiel en 3 points

  1. Un capteur externe au joueur sait dater l'instant où un joueur touche le ballon ; qualifier un contact entre deux joueurs, aucun document relevé ici ne l'homologue. Selon leurs promoteurs et sous validation humaine, le ballon connecté et le hors-jeu semi-automatisé datent le contact depuis 2022, et le manuel de test de la FIFA définit et mesure aussi l'instant de frappe. Les trois travaux académiques relevés ici classent bien des fautes à partir de vidéo, sur leurs propres bancs, avec des scores de 40 à 62 % selon la tâche, le 62 % de X-VARS passant par ChatGPT-3.5, qui extrait la décision des explications générées, et les auteurs de VARS écrivent que les deux décisions, faute ou pas de faute, peuvent parfois être correctes. Parmi les contacts, seul l'instant de frappe du ballon a un protocole de mesure dans les documents d'homologation relevés ici. Ni la détection d'un contact entre joueurs, ni son caractère fautif n'en ont.
  2. La Premier League applique déjà une marge de tolérance en match, et sa page n'en donne pas la valeur. Elle reconduit depuis 2021/22 des lignes épaissies sans en publier l'épaisseur sur sa page ; ESPN estime à environ 5 centimètres le bénéfice du doute que ces lignes accordent à l'attaquant, sans citer de source, et écrivait en avril 2025 qu'aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'appliquait de tolérance ; je n'ai pas de source plus récente. Le manuel de test de la FIFA montre que des seuils existent aussi dans les systèmes sans en sortir : il admet qu'un système peut s'abstenir faute de confiance, et fait consigner dans le rapport de test les seuils de distance qui déclenchent ses alertes, sans en donner aucune valeur et sans qu'ils limitent ceux de la compétition. Il homologue les lignes contre un couloir de plus ou moins 25 centimètres, que sa voie à points permet de dépasser par endroits : critère d'acceptation d'un essai d'homologation contrôlé, hors match. Ni la page de la Premier League ni le manuel de test de la FIFA relevés ici n'écrivent de conséquence de la marge sur la décision de terrain.
  3. Mon hypothèse : ce que le cricket pourrait apporter à la Premier League est le statut de la marge, pas la marge. Selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée n'appliquait de tolérance ; je n'ai pas de source plus récente. Là où c'est encore le cas, la question est d'abord d'en fixer une. Le règlement de l'ICC, dans sa version de 2017, nomme la conséquence, sous le critère la décision de terrain prévaut, et fixe une distance limite chiffrée : lorsqu'un Not out est revu, il interdit de le transformer en Out si le premier contact est dans l'axe et à 300 cm ou plus du guichet, même quand la trajectoire prédite touche le guichet. C'est ce couple, une conséquence écrite et une distance limite écrite, que ni la page de la Premier League ni le manuel de test de la FIFA relevés ici n'écrivent. Wimbledon, lui, ne résout rien : il illustre, sur un incident, la question de la légitimité d'une décision quand le recours des joueurs et les juges de ligne disparaissent.

La question du seuil de confiance est déjà posée au football, et deux documents publics le montrent, en quatre passages de nature différente : une marge appliquée en match, un critère d’essai et deux indices internes aux systèmes.

Le premier est le seul qui parle du match : la Premier League écrit que son hors-jeu semi-automatisé « continuera d’appliquer les lignes épaissies existantes », introduites au début de la saison 2021/22. Une marge est donc bien appliquée aux décisions réelles, et la page ne dit jamais de combien.

Le deuxième ne parle pas du match mais de l’essai d’homologation. Le manuel de test de la FIFA homologue une ligne de hors-jeu à la condition qu’elle tombe dans un couloir de plus ou moins 25 centimètres autour d’une position arpentée au théodolite, plus ou moins 20 au marqueur central d’un des deux tests, avec au moins 95 % des scénarios soumis à l’analyse et aucun échec, ou, à défaut, par une voie à points qui tolère des lignes posées sur les marqueurs ou au-delà, dans la limite de dix points au total et sans aucune zone notée trois points. Le test de placement 3D sur joueurs réels (test 03), lui, n’a pas encore de critère de réussite. C’est un critère d’acceptation, et rien ne le relie à une décision de terrain.

Le troisième, premier indice interne, n’est pas une marge du tout, c’est un aveu de conception : dans son test de logique et de match, le même manuel construit autant que possible ses scénarios avec des écarts nets, en écrivant qu’il s’agit d’éviter les cas où « un système pourrait ne pas rendre de décision en raison d’une confiance faible ». La phrase n’institue aucun droit, mais elle admet qu’un système peut s’abstenir faute de confiance ; elle ne dit rien des dispositifs en service. Le quatrième, second indice interne, vient du même manuel : il indique que les seuils de distance qu’un système applique pour déclencher ses alertes sont consignés dans le rapport de test pour la seule transparence de l’essai, qu’ils ne prescrivent ni ne limitent ceux qui peuvent servir en compétition, et il n’en donne aucune valeur.

Une marge appliquée sans être chiffrée, un critère d’essai qui ne sort pas de l’essai, une abstention que le protocole tient pour acquise sans jamais dire ce qu’elle produit, des seuils d’alerte consignés sans valeur : voilà ce que portent la page de la Premier League et le manuel de test de la FIFA relevés ici. Dans ces deux documents, ce n’est pas l’existence d’une marge ou d’un seuil qui manque, c’est leur statut.

Selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n’appliquait de tolérance ; je n’ai pas de source plus récente. Là où c’est encore le cas, la question est d’abord d’en fixer une. C’est là qu’est le problème, et il n’est pas d’abord technique.

Trois questions se posent séparément, et d’autres disciplines les ont déjà traitées sous la contrainte réelle de la compétition, pas en laboratoire.

Le cricket a apporté une réponse écrite à une seule : non pas comment produire une marge, mais quel statut lui donner pour qu’elle vaille règle. Sur la deuxième, détecter un contact sans équipement porté par le joueur, il fournit une preuve de concept de détection distante de certains contacts, mais sa transférabilité au football reste entièrement à établir (voir « Quelle architecture pour demain ? »).

La troisième, garder une décision humaine à la sortie d’une mesure automatique, a déjà un début de réponse dans le football lui-même : la FIFA décrit, pour le hors-jeu semi-automatisé dans sa configuration de la Coupe du monde 2022, un enchaînement où les officiels vidéo valident le point de frappe et la ligne générés automatiquement, peuvent les reprendre à la main, et où l’arbitre reste responsable de la décision.

Les marchés financiers servent ici d’analogie de gouvernance d’un système à seuils, pas de preuve qu’un humain tranche (voir « Que prendre à la finance ? »). Le tennis, lui, ne résout rien : Wimbledon a illustré en 2025, sur un incident, ce qui peut arriver quand le recours des joueurs et les juges de ligne disparaissent, l’arbitre de chaise restant en repli, un avertissement plutôt qu’une solution (voir « Wimbledon sans juges de ligne »).

Le périmètre de cette analyse reste circonscrit aux décisions qui reposent sur un fait mesurable : point de contact, position, sortie de balle. Les décisions qui reposent sur une appréciation, intensité d’une faute, intention, mise en danger, simulation, restent hors du champ des briques technologiques décrites ici.

Ce que les contenus déjà publiés sur l’arbitrage automatisé au football couvrent bien : le dossier d’ESPN sur l’arrivée du hors-jeu semi-automatisé en Premier League détaille le fonctionnement technique du dispositif, jusqu’aux iPhones qui lui servent de caméras de suivi. La dépêche de Sky Sports sur son introduction en championnat en donne la date, le 12 avril 2025, et le programme des matchs du jour. Selon la presse qui en a rendu compte, la Premier League et la FA ont testé le dispositif lors de la FA Cup 2025. Ce que ces deux articles laissent de côté, en revanche, c’est le statut de la marge que ce dispositif applique déjà en Premier League : celui de Sky Sports ne parle d’aucune marge, et celui d’ESPN chiffre la tolérance anglaise à environ 5 centimètres sans renvoyer à un texte de la ligue. La page de la Premier League annonce la reconduction de ses lignes épaissies au détour d’une réponse à une question sur les hors-jeu « à l’ongle du pied », sans en donner l’épaisseur ni la conséquence ; le couloir d’homologation de la FIFA est dans un manuel de test que rien ne relie publiquement à une décision de match. La mise en regard avec la manière dont le cricket, lui, a écrit sa marge dans ses conditions de jeu, avec une conséquence nommée, ne s’y trouve pas non plus.

Un autre pan de la couverture existante va plus loin et propose déjà, explicitement, d’importer le DRS du cricket au football. Paul Radley, dans une chronique publiée par The National en avril 2026, défend un système de challenge à l’initiative des équipes, calqué sur le cricket et le tennis, pour limiter les arrêts de jeu et les manœuvres dilatoires que permet le VAR actuel : chaque équipe pourrait demander une revue vidéo par match, conservée si elle réussit, perdue sinon. Cricket365 proposait dès novembre 2019 quatre emprunts au DRS, dont l’umpire’s call pour les hors-jeu serrés, en donnant le bénéfice du doute aux arbitres plutôt qu’une confiance considérable à une technologie « que nous ne comprenons pas encore pleinement ». Cette proposition pose déjà le principe d’une zone trop serrée pour la technologie, avant le preprint de décembre 2025 cité plus bas, mais sans statut réglementaire ni distance limite chiffrée. Aucun de ces emprunts n’est intégré dans une architecture d’ensemble. C’est cette question-là, l’architecture de décision plutôt que le format du recours, que je développe ici, en m’appuyant sur un domaine absent de ces deux textes, la finance, pour la manière de gouverner un système à seuils.

La littérature académique travaille la qualification des fautes à partir de vidéo, c’est-à-dire la part d’appréciation que cette analyse laisse hors de son champ, et non la détection instrumentale d’un contact. VARS (Video Assistant Referee System for Automated Soccer Decision Making from Multiple Views), présenté au workshop CVSports de CVPR en 2023, vise explicitement l’automatisation de décisions arbitrales à partir de vues multiples. X-VARS, présenté aux ateliers de CVPR 2024, y ajoute une couche d’explicabilité. SoccerRef-Agents, mis en ligne en preprint en avril 2026 et publié depuis dans les actes d’une conférence chez Springer, propose déjà une architecture multi-agents complète : perception vidéo, interprétation des règles, comparaison avec des cas antérieurs, décision centrale.

Ces travaux déplacent l’originalité de ce qui suit. L’apport de cette analyse n’est pas de proposer d’automatiser le jugement arbitral, ce que ces trois travaux font déjà, avec des données et une évaluation expérimentale que cette analyse n’a pas. Il est ailleurs : rapprocher de cette littérature la question de la gouvernance d’une mesure incertaine, avec le statut publié de la marge et le cricket pour contre-modèle. Autrement dit, non pas « la machine peut-elle juger », mais « à partir de quel niveau de confiance a-t-elle le droit de renverser un humain, et qui exécute la décision ». VARS, X-VARS et SoccerRef-Agents optimisent l’exactitude de la sortie du système. Lus en entier, les trois textes n’emploient ni threshold ni uncertainty. VARS énonce bien, en une phrase de son introduction, que « la décision finale reste entre les mains de l’arbitre sur le terrain », mais rien dans la suite du document ne l’opérationnalise, ni seuil, ni procédure, ni condition ; la même page écrit d’ailleurs que le système « pourrait appuyer ou remplacer » le VAR actuel. X-VARS n’énonce même pas le principe. Dans SoccerRef-Agents, celui qui tranche au sein du système s’appelle le Chief Referee Agent, décrit comme « le décideur final », et aucun arbitre humain n’apparaît dans la chaîne ; ses auteurs écrivent pourtant qu’un arbitre IA entièrement autonome « reste hors d’atteinte », et présentent leur travail comme un assistant à l’arbitrage.

L’essentiel en trois points

  1. Le ballon connecté et le hors-jeu semi-automatisé, déjà déployés en Coupe du monde, permettent, selon leurs promoteurs et sous validation humaine, de dater l’instant du contact avec le ballon, mais pas à trancher les décisions qui reposent sur une appréciation, faute, main, intention, mise en danger. La Premier League, qui exploite un hors-jeu semi-automatisé sans ballon connecté, écrit que le sien « ne change pas l’exactitude de la décision », et lui attribue un gain de vitesse, d’efficacité et de constance. Ce qui manque n’est donc pas l’homologation d’un capteur porté : c’est la validation métrologique de la détection d’un contact entre joueurs, que je n’ai vue couverte par aucun protocole d’homologation dans les documents relevés ici ; son caractère fautif reste une appréciation, hors du périmètre de cette analyse.
  2. La Premier League applique une marge en match, et le manuel de test de la FIFA porte un critère d’essai et deux indices internes d’un seuil ; ces deux documents ne donnent à aucun de ces éléments de conséquence écrite ni de distance limite écrite. Le cricket, lui, a écrit la sienne dans ses conditions de jeu : elle nomme la conséquence, sous le critère la décision de terrain prévaut, et elle s’accompagne d’une distance limite chiffrée : dans la version de 2017, lorsqu’un Not out est revu, le règlement refuse de le transformer en Out si le premier contact est dans l’axe et à 300 cm ou plus du guichet, même quand la trajectoire prédite touche le guichet. En Premier League, c’est cet écart de statut, et non l’existence d’une marge, qui sépare la ligue du cricket ; selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n’appliquait de tolérance, et je n’ai pas de source plus récente. Le tennis, lui, sert d’avertissement sur l’autorité plutôt que de brique à copier : voir section 4.
  3. Ce double constat suggère de concevoir un système d’arbitrage football, pour les décisions qui reposent sur un fait mesurable (hors-jeu, sortie de balle, point de contact), en Premier League en donnant à la marge existante le statut que le cricket donne à la sienne, dans les ligues qui n’en appliqueraient toujours pas en commençant par en fixer une, et partout en généralisant la validation humaine que la FIFA décrit déjà en sortie du hors-jeu semi-automatisé, dans sa configuration de la Coupe du monde 2022. La section 6 nomme et détaille cette combinaison sous le nom d’architecture DSA (Détection, Seuil, Autorité).

Une marge appliquée en match, un critère d'essai, deux indices internes : ce qui manque à chacun

Schéma 1. Une marge appliquée en match, un critère d’essai, deux indices internes, aucune règle. Les quatre éléments ne sont pas de même nature, et un seul porte sur des décisions réelles : la colonne de gauche le dit. Les trois conditions testées sont celles que le règlement du cricket réunit et qu’aucun des deux documents du football relevés ici ne réunit : une valeur qu’un lecteur peut lire, une conséquence écrite sur la décision de terrain, et une distance au-delà de laquelle la trajectoire projetée ne peut plus transformer un Not out en Out. Sources : Premier League, page sur son hors-jeu semi-automatisé ; FIFA, manuel de test du programme qualité, février 2026 ; ICC, conditions de jeu, appendice D. Le constat d’absence a été relevé sur chacun des documents, il n’est pas déduit du silence de la presse.

Qu’automatise déjà le football ?

À Qatar 2022, le ballon officiel de la Coupe du monde embarquait un capteur inertiel (IMU) à 500 Hz placé au centre du ballon, développé par adidas avec Kinexon, qui transmettait aux arbitres assistants vidéo une information précise, selon adidas, sur l’instant où un joueur touche le ballon. Cette donnée servait au hors-jeu semi-automatisé, notamment dans les cas très serrés, en combinant l’instant du contact avec le suivi de position des joueurs par caméras fixes. Point commun aux deux fonctions : aucune des descriptions relevées ne mentionne de capteur porté par un joueur ; l’instrument décrit est externe au corps.

L’extension de cette logique aux joueurs eux-mêmes se heurte à un double verrou. D’une part, le cadre IFAB (Loi 4) autorise le port de dispositifs de suivi de performance (EPTS) par les joueurs, mais l’obligation de fiabilité qu’il pose a un périmètre qu’il ne faut pas élargir : lorsque les EPTS sont fournis par l’organisateur du match ou de la compétition, la Loi 4 demande à celui-ci de s’assurer que les données transmises « vers la surface technique » sont fiables et exactes. La destination est nommée dans la phrase, et c’est le banc. Rien dans cet article ne porte sur une donnée transmise à un arbitre en vue d’une décision de jeu.

Le FIFA Quality Programme ne se limite d’ailleurs pas à une homologation sécuritaire : il comporte deux tests, un test de sécurité du dispositif porté et un test de performance qui mesure l’exactitude des données contre un système de capture de mouvement de référence.

Le verrou n’est donc pas qu’un capteur porté ne serait jamais évalué. Il est plus précis, et c’est la FIFA elle-même qui l’écrit le mieux : « l’agrément du matériel ne vaut pas approbation de la qualité de l’information produite par le dispositif ». Son test de sécurité ne dit rien de la donnée, et son test de performance porte sur des grandeurs de position, de vitesse et de performance physique. Le manuel de test du hors-jeu, lui, définit bien un instant de frappe, et mesure l’écart en nombre d’images entre celui que le système retient tout seul et celui qu’un opérateur désigne à la main. Il indique aussi qu’une mesure de sensibilité peut servir aux évaluations d’événement, la détection de frappe étant l’exemple qu’il donne. Parmi les contacts, seul l’instant de frappe du ballon a un protocole de mesure dans les documents d’homologation relevés ici. Ni la détection d’un contact entre joueurs, ni son caractère fautif n’en ont.

D’autre part, une étude financée par la FIFA a mesuré les énergies d’impact associées à des scénarios de blessure potentiels liés au port d’un EPTS dans le haut du dos. Son protocole borne ce qu’on peut en tirer : un mannequin anthropomorphe lâché vingt-cinq fois d’un mètre soixante-cinq sur du gazon synthétique, avec puis sans maquette de boîtier montée dans un gilet rembourré. L’écart mesuré au haut du dos va de 6 joules sans le boîtier à 142 avec lui. Mais il est établi sur treize essais seulement, les douze autres n’ayant pas satisfait aux critères d’inclusion, et la comparaison repose donc sur neuf chutes contre quatre. Aucun joueur n’y participe, les experts interrogés par les auteurs jugent faible l’incidence du scénario retenu, et les auteurs notent qu’en match un joueur adopterait probablement une stratégie de chute que le mannequin ne peut pas reproduire. L’étude mesure des énergies dans un essai mécanique, elle n’établit pas une sinistralité.

Que dit le règlement du cricket ?

Pour détecter un contact, le Decision Review System (DRS) du cricket s’appuie sur des instruments que son règlement range par principe. Les conditions de jeu de l’ICC de 2017 listent parmi les technologies admises la détection du contact par le son, avec le « Real-Time Snickometer (BBG Sports) » et « UltraEdge (HawkEye Innovations) », et par la chaleur, avec les « Hot Spot cameras (BBG Sports) », sans en décrire le fonctionnement ni en chiffrer l’exactitude. Les fournisseurs en disent un peu plus, et ce sont eux qui parlent. Une page qui se présente comme celle de BBG Sports décrit Hot Spot comme des caméras infrarouges qui voient la chaleur de la friction produite quand la balle touche la batte. Hawk-Eye Innovations présente UltraEdge, dans une page de 2017 que je n’ai pu lire qu’en copie d’archive, comme la synchronisation des images de caméras « ultra motion » avec le son des micros des piquets, pour détecter si le batteur a touché la balle. Aucune de ces deux pages ne mentionne de capteur ni d’équipement porté par le joueur, et aucune ne chiffre la précision qu’elle revendique. Je n’ai ouvert aucune description du Snickometer lui-même : seul le règlement le range parmi les technologies admises, sans le décrire.

Le second apport du cricket est plus structurant encore. Pour une décision lbw, le DRS vérifie trois éléments successifs. Le pitching d’abord : où la balle a rebondi. L’impact ensuite : où elle a intercepté le batteur en premier. La trajectoire projetée jusqu’aux piquets enfin (wickets), où la technologie de suivi de balle admise prolonge la course de la balle après l’impact.

Reprenons le règlement à la source. Les clauses du DRS, à l’appendice D des conditions de jeu de l’ICC, ne contiennent aucun pourcentage : ni « 50 % », ni « per cent », ni « half the ball » n’apparaissent dans les quatre-vingt-onze pages du document. Le critère est géométrique. Sur l’impact comme sur le guichet, la technologie de suivi de balle doit ranger le résultat dans trois catégories, et l’umpire’s call est celle du milieu : la balle touche encore la zone, mais son centre est en dehors. La décision de terrain prévaut alors, sauf à l’impact lorsque le batteur n’a pas tenté de jouer la balle. Sur le pitching, il n’existe aucune catégorie d’umpire’s call : les trois résultats possibles y sont nets. Le même appendice pose aussi un standard général, sans valeur chiffrée : si, malgré la technologie disponible, le troisième arbitre ne peut décider « avec un haut degré de confiance » s’il faut changer la décision de terrain, il déclare les images non concluantes et la décision de terrain tient ; il ne doit donner aucune réponse exprimant des probabilités.

Le dispositif porte bien des seuils chiffrés, mais ils sont ailleurs, et ils sont plus intéressants pour le football que le critère géométrique. Ils portent sur la longueur de projection ; le règlement ne dit pas d’où viennent ces seuils. Lorsqu’une décision Not out est revue, même si le suivi montre la balle touchant le guichet, avec un premier contact dans l’axe et un rebond dans l’axe ou côté off, le règlement, dans sa version effective au 28 septembre 2017, maintient la décision de terrain si le premier contact est à 300 cm ou plus du guichet, ou s’il est entre 250 et 300 cm alors que le rebond et le contact sont distants de moins de 40 cm. La règle ne vaut que pour la revue d’un Not out. Autrement dit : le cricket a écrit à l’avance à partir de quelle distance il refuse d’agir dessus pour éliminer un batteur.

Deux précautions sur ce modèle, avant de le proposer au football. La première est qu’il n’est pas figé. Une source de ce dossier documente un élargissement, en septembre 2016, du cadre de contact entre la balle et le piquet retenu pour les décisions lbw, et une révision antérieure, en 2013, autorisant les équipes à recharger leur compteur de recours après quatre-vingts overs.Au cricket, au moins deux révisions du dispositif, en 2013 et en 2016, sont datées publiquement.

La seconde est qu’elle ne fonctionne pas seule : le règlement l’assortit d’une économie de recours, deux recours infructueux au maximum par manche et par équipe. Tout maintien compte comme infructueux, à une exception près pour les lbw : le seul recours en lbw maintenu uniquement sur la base d’un umpire’s call échappe au quota. S’y ajoute une voie d’une autre nature : un recours classé infructueux peut être rétabli par le Match Referee de l’ICC, à sa seule discrétion, si une défaillance de la technologie a empêché de le mener à son terme. L’exonération est donc étroite.

Ces seuils ne disent rien de l’exactitude de l’instrument, et le règlement n’en chiffre aucune : j’ai vérifié, il ne contient aucune marge d’erreur métrologique. Charles Davis, dont l’analyse des recours est reprise plus bas, rattache bien l’umpire’s call à une marge d’erreur du suivi de balle, mais il ne la chiffre pas non plus.

Le critère d'umpire's call dans le règlement DRS de l'ICC

Schéma 2. Ce que la règle de l’umpire’s call dit pour le guichet et pour l’impact avec tentative de jouer la balle. Source : ICC, Men’s Test Match Playing Conditions, appendice D, clauses 3.4.4 à 3.4.6. Sur l’impact et le guichet, le critère est la position du centre de la balle par rapport à la limite de la zone, jamais une fraction de balle. Les seuls seuils chiffrés du suivi de balle portent sur la distance de projection, et ils ne valent que pour la revue d’une décision Not out.

Le système n’est pas infaillible pour autant : une adresse d’ESPNcricinfo, que je n’ai pas pu ouvrir, indique dans son intitulé qu’Hawk-Eye a reconnu une erreur technique sur l’élimination de Masood (2014, d’après l’adresse). Seul l’intitulé contenu dans l’adresse elle-même est disponible : il annonce une erreur technique reconnue, sans que la cause, le nombre de caméras ni l’issue soient établis.

Un chiffre du DRS circule beaucoup, et il faut le requalifier. L’analyse de plus de 2 100 recours en Test, menée par Charles Davis à partir des notes de feuilles de match d’ESPNcricinfo relevées jusqu’à mi-mars 2017, situe à 22 % le taux de renversement des décisions lbw, contre 40 % pour les prises du gardien et 26,2 % tous types confondus. Ce n’est pas un taux d’erreur du DRS, et ça ne dit pas que le système se trompe 22 % du temps. C’est la part des décisions de terrain renversées parmi les seules décisions contestées. Or la population mesurée est faite des seules décisions contestées, choisies par les joueurs pour des raisons qui mêlent jugement et gestion du quota, et aucune source de ce dossier ne donne leur part dans l’ensemble des décisions prises. Davis décrit lui-même les recours lbw comme plus spéculatifs que ceux qui portent sur les prises du gardien, et un usage des recours qui augmente quand les équipes anticipent la remise à zéro de leur compteur. Ce taux dépend aussi de la qualité initiale des arbitres, du type de décision et de la stratégie d’utilisation des recours. Il documente l’usage du DRS, pas sa fiabilité.

Le même document porte un second chiffre, qu’il faut manier avec la même prudence que le premier : Davis écrit que, lorsque l’umpire’s call n’est pas invoqué, le taux de renversement des lbw passe de 22 % à 27 %. La phrase ne dit pas si elle décrit le sous-ensemble des recours où la règle n’a pas joué, ou ce que serait le taux sans elle. Lire ces cinq points comme l’effet propre du seuil, c’est-à-dire comme des renversements que la marge d’incertitude retiendrait, serait une lecture que la phrase n’autorise pas, puisqu’elle ne fixe pas le dénominateur du second taux.

Davis indique, une phrase plus haut, qu’environ un tiers des recours lbw se terminent en umpire’s call depuis 2012, en signalant lui-même l’incertitude de ce comptage. Ce chiffre ne suffit pas à trancher : il est compté depuis 2012, sans que la source dise si les deux taux portent sur la même période.

Je garde donc les deux valeurs pour ce que la source en dit, sans fixer la population du second taux ni son articulation avec le premier, et je ne tire de ce document aucune mesure de ce que le seuil retient.

Sur quelle population le taux de renversement DRS est calculé

Figure 1. À gauche, la population sur laquelle le taux est calculé : le dénominateur est le sous-ensemble des décisions qu’un joueur a choisi de contester, jamais l’ensemble des décisions prises, dont aucune source de ce dossier ne donne l’effectif. À droite, les deux valeurs que porte la même source, qui ne dit pas sur quelle population porte la seconde : je ne tire de leur écart aucune mesure de ce que le seuil retient. Source : Charles Davis, « The Art of the Review », ESPNcricinfo, relevé jusqu’à mi-mars 2017. Ce ne sont pas des taux d’erreur du DRS.

Wimbledon sans juges de ligne

Wimbledon a supprimé en 2025 l’intégralité de ses juges de ligne, trois cents personnes, remplacés par un système de ligne électronique (ELC) à dix-huit caméras rapides, épaulé par environ quatre-vingts assistants sur le court, sans rôle de décision. C’est la première fois en cent quarante-sept ans que le tournoi se passe de juges de ligne. D’autres grands tournois ont fait de même : la BBC cite l’US Open et l’Open d’Australie parmi ceux qui ont remplacé leurs juges de ligne par la technologie, et la dépêche d’AP écrit que la plupart des grands tournois ont fait ce choix. Je n’ai relevé la date d’aucune de ces bascules. Roland-Garros, lui, conservait des juges humains en 2025 : la dépêche que je cite le présente comme une exception notable parmi les grands tournois.

Un juge de chaise et des opérateurs humains restent présents sur le court : ce qui a disparu, c’est le recours humain ordinaire sur la décision de ligne elle-même, pas la présence humaine en tant que telle.

D’abord la fragilité opérationnelle : lors du quatrième tour Pavlyuchenkova-Kartal sur le court central, le 6 juillet 2025, des opérateurs ont désactivé par erreur humaine le système pendant trois points. Ces trois appels n’ont pas été détectés, dont deux tranchés par l’arbitre de chaise sans qu’il sache le système hors service. L’organisateur de Wimbledon s’en est excusé publiquement, et sa directrice générale a désigné trois responsabilités, celle de l’arbitre et celle des deux officiels qui auraient dû le prévenir que le système était inactif. La suite compte pour le football, parce qu’elle contrarie l’architecture proposée plus bas : l’organisateur a retiré aux opérateurs la possibilité de désactiver manuellement le suivi de balle, en indiquant que l’erreur ne peut plus se reproduire, et a écarté explicitement le retour des juges de ligne. « Nous n’avions pas besoin de remettre des juges de ligne sur le court, nous avions besoin que le système soit actif. » Face à une défaillance de la chaîne humaine, la réponse retenue a été de réduire la main humaine, pas d’organiser un repli vers elle. Ensuite un problème de légitimité distinct de la précision : une analyse publiée sur The Conversation le formule en une phrase, « l’exactitude n’est pas la légitimité », et en donne la raison : quand un juge de ligne se trompait, l’erreur était visible et ouverte à contestation, alors qu’on ne discute pas avec une boîte noire et qu’on ne lui demande pas de comptes.

  1. 2025Wimbledon supprime l'intégralité de ses juges de ligne, remplacés par un système de ligne électronique
  2. 6 juillet 2025Sur le court central, des opérateurs désactivent par erreur humaine le système pendant trois points ; ces trois appels ne sont pas détectés, dont deux tranchés par l'arbitre de chaise sans qu'il sache le système hors service

Sources : Associated Press, repris par PBS NewsHour ; BBC Sport. La BBC cite l'US Open et l'Open d'Australie parmi les tournois qui ont remplacé leurs juges de ligne ; leurs dates n'ont pas été relevées et n'y figurent donc pas. Roland-Garros conservait des juges humains en 2025.

Que prendre à la finance ?

Selon ce bulletin de la SEC, intitulé « Investor Bulletin: New Measures to Address Market Volatility » et relevé dans sa version modifiée le 9 avril 2013, les coupe-circuits de marché américains (market-wide circuit breakers et mécanisme Limit Up-Limit Down) déclenchaient, selon des règles écrites à l’avance, une pause de la cotation d’un titre lorsque le prix restait plus de quinze secondes hors de sa bande, ou une suspension de l’ensemble du marché lorsque l’indice S&P 500 franchissait un palier de baisse de sept, treize ou vingt pour cent (avant 15 h 25 pour les deux premiers paliers). La page de la NYSE, lue en octobre 2026, renvoie aux mêmes trois paliers, et indique que le plan LULD, approuvé à titre pilote le 31 mai 2012, est devenu règle permanente le 11 avril 2019.

Selon ce bulletin, sur les paliers de 7 % et 13 % atteints avant 15h25, la cotation était suspendue quinze minutes ; à 20 %, le marché fermait jusqu’à la fin de la séance. Côté LULD, sur un titre isolé, le franchissement de la bande ne suspendait rien à lui seul : la pause de cinq minutes n’intervenait que si le prix n’était pas revenu dans la bande dans les quinze secondes. La bande était fixée en pourcentage autour du prix moyen des cinq minutes précédentes, et elle doublait à l’ouverture comme à la clôture. Ni ce bulletin ni la page de la NYSE ne décrivent comment la cotation reprend ensuite, ni qui en décide : ils ne disent donc ni qu’un humain tranche la reprise, ni qu’aucun humain n’intervient.

La finance n’apporte donc pas la preuve qu’une autorité humaine d’exécution serait indispensable.

Le football fournit lui-même l’exemple d’une autorité humaine. La FIFA décrit, pour le hors-jeu semi-automatisé dans sa configuration de la Coupe du monde 2022, un enchaînement en trois temps : l’algorithme produit une proposition, les officiels vidéo la valident et l’arbitre tranche. La proposition automatique porte le point de frappe et la ligne de hors-jeu ; la décision, elle, reste celle de l’arbitre, qui l’assume. C’est déjà, dans le football, une séparation entre une mesure automatique et une décision humaine. La proposition qui suit n’invente donc pas cet étage, elle en étend le principe à d’autres décisions mesurables et lui ajoute ce qui lui manque, un seuil de confiance explicite.

Quelle architecture pour demain ?

Ce qui manque à la Premier League n’est ni une technologie inédite, ni une marge de tolérance : elle en applique déjà une, et deux passages du manuel de test de la FIFA montrent que des seuils existent aussi dans les systèmes testés. C’est leur statut qui manque, celui que le cricket a écrit dans ses conditions de jeu et que ni la page de la Premier League ni le manuel de la FIFA ne leur donnent. Selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n’appliquait de tolérance ; je n’ai pas de source plus récente. Là où c’est encore le cas, la question est d’abord de fixer une marge.

Tableau 1. Ce que chaque domaine apporte : deux briques recombinées, une analogie, un contre-exemple

DomaineDispositifStatut iciFonctionPorté par le sujet ?
FootballBallon connecté (IMU 500 Hz)BriqueInstant où un joueur touche le ballon, selon adidasNon, externe au joueur
FootballLigne épaissie de la Premier League, reconduite depuis 2021/22Marge appliquée en match, sans statutAbsorber les cas les plus serrés. Ni épaisseur ni conséquence sur la décision de terrain écrites sur la page de la ligueNon applicable
FootballCouloir d’acceptation FIFA de plus ou moins 25 cmCritère d’essai, pas une marge de matchCertifier un système contre un arpentage à moins de 10 mm. Ce n’est pas un seuil de décision, et rien ne le relie à une décision de terrainNon applicable
FootballCas serrés écartés du protocole de test « pour éviter qu’un système ne rende pas de décision faute de confiance »Indice interne, pas une margeLa phrase n’institue aucun droit ; elle admet qu’un système peut s’abstenir faute de confiance, sans rien dire des dispositifs en service. Ce n’est pas une règleNon applicable
FootballSeuils de distance qui déclenchent les alertes d’un système, consignés dans le rapport de testIndice interne, pas une margeLe manuel les documente pour la seule transparence de l’essai, écrit qu’ils ne prescrivent ni ne limitent ceux de la compétition, et n’en donne aucune valeurNon applicable
FootballHors-jeu semi-automatisé (SAOT)BriqueMesure automatique, validation par les officiels vidéo, décision par l’arbitre. Sur les situations nettes, la version avancée du système envoie en plus une alerte sonore automatique directement au terrain : la chaîne n’est pas uniforme selon les casNon, caméras fixes
CricketHot SpotBrique, au stade de la preuve de conceptDétection thermique d’un contact, en environnement structuréNon, caméras infrarouges selon son fournisseur
CricketSnickometer et UltraEdgeBrique, au stade de la preuve de conceptDétection acoustique d’un contact, en environnement structuréNon, micros des piquets selon Hawk-Eye pour UltraEdge
CricketRègle umpire’s call et seuils de distanceBriqueCritère publié avant le match, sous lequel la décision de terrain prévautNon applicable
TennisHawk-Eye ELCContre-exemple, pas une briqueAppel des lignes par la machine, sans recours des joueurs ni juges de ligne ; arbitre de chaise en repliNon, caméras fixes
FinanceCoupe-circuit / LULDAnalogie, pas une briqueSeuils et conséquences écrits à l’avance ; les documents relevés ne disent pas qui décide de la repriseNon applicable

La ligne Tennis figure dans ce tableau à titre de contre-exemple documenté, pas comme une brique effectivement recombinée plus bas : l’architecture DSA choisit délibérément le modèle inverse pour son étage Autorité, celui que le hors-jeu semi-automatisé applique déjà (mesure automatique, validation humaine, décision arbitrale), précisément parce que Wimbledon illustre, sur un incident, la question de la légitimité quand le recours des joueurs et les juges de ligne disparaissent, l’arbitre de chaise restant en repli (voir « Wimbledon sans juges de ligne »). L’architecture qui suit recombine donc, au sens strict, les seules briques Football et Cricket du tableau ci-dessus. La ligne Finance est une analogie de gouvernance, pas une brique : la partie qui lui est consacrée a déjà retiré à la finance ce qu’on lui prête d’ordinaire, et ce qu’il en reste, la prévisibilité d’une règle écrite avant l’événement, le cricket le fournit déjà et mieux, sur le terrain même de la décision sportive. Aucune des deux briques recombinées n’est spéculative dans son domaine d’origine : les dispositifs du football sont décrits par la FIFA et la Premier League, et ceux du cricket figurent parmi les technologies admises par le règlement de l’ICC de 2017, même si les seules descriptions techniques de la détection que j’ai ouvertes sont celles de ses fournisseurs ; c’est leur intégration footballistique qui reste entièrement à valider, sur un terrain plus grand, avec des contacts multiples et simultanés, le bruit d’un stade, des occlusions de caméra, une météo variable, des maillots et des crampons différents de ceux d’un guichet de cricket ou d’un court de tennis.

Architecture Détection, Seuil, Autorité : ce qui existe, ce qui manque, et la proposition de l'auteur à chaque étage

Schéma 4. L’architecture DSA étage par étage. Les lignes « existe » et « manque » décrivent les documents relevés ici ; la ligne « proposition de l’auteur » est une hypothèse non testée, pas un dispositif en service. Le scénario de pilote du Tableau 2 ne couvre que le seuil et l’autorité, pas la détection.

Sur le seuil, le constat est le suivant : une marge appliquée en match par la Premier League et des seuils internes aux systèmes existent déjà, sans valeur publiée ni conséquence écrite, dans les documents relevés ici, par les organismes qui les appliquent. Selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée n’appliquait de tolérance, et je n’ai pas de source plus récente. Une ligne épaissie est appliquée en Premier League, un couloir d’acceptation existe chez la FIFA pour l’homologation, son protocole de test tient pour acquis qu’un système peut ne pas rendre de décision quand sa confiance est faible, et il fait consigner les seuils de distance qui déclenchent les alertes sans en donner la valeur. Dans les deux documents qui les portent, il manque à ces quatre éléments une conséquence écrite sur la décision de terrain et une distance limite écrite au-delà de laquelle le système ne peut plus renverser une décision de terrain favorable à l’attaquant, comme le faisaient les conditions de jeu de l’ICC dans leur version de 2017 pour un Not out dont l’impact est dans l’axe. Seul le couloir de la FIFA a une valeur publiée par l’organisme qui l’applique, et c’est une valeur d’essai ; la page de la Premier League ne donne pas l’épaisseur de sa ligne, et le manuel ne chiffre ni les cas où un système s’abstiendrait, ni les seuils d’alerte qu’il fait consigner.

La règle selon laquelle la décision de terrain prévaudrait sous le seuil n’est écrite pour le football dans aucun des documents relevés ici ; Cricket365 la proposait en 2019, sans statut réglementaire, et la seule estimation disponible, celle d’ESPN, décrit la marge actuelle comme un bénéfice du doute accordé à l’attaquant.

Sur l’autorité, Wimbledon ne montre pas que le repli sur l’arbitre de chaise manquait. Il montre qu’un repli peut échouer quand personne ne signale la panne, et la dépêche impute aussi l’échec à l’arbitre de chaise : sans qu’il sache le système hors service, l’arbitre de chaise a tranché deux des trois points, pas le troisième, dans un dispositif qui a par ailleurs supprimé la contestation par les joueurs.

La page de la FIFA sur laquelle je m’appuie est datée du 17 juillet 2023 et décrit la configuration de la Coupe du monde 2022, ce qui borne déjà ce qu’elle établit. Elle précise en outre que, sur les situations de hors-jeu nettes, la version avancée du système envoie une alerte sonore automatique directement aux officiels sur le terrain. Pour les systèmes capables d’intégrer l’alerte directement aux communications ou aux montres des arbitres, comme cette version avancée, le manuel de test de la FIFA de février 2026 attend des organisateurs de compétition qu’ils vérifient eux-mêmes, avant tout déploiement, le fonctionnement, la fiabilité et la latence du système.

Une objection à cet étage vient de la source dont je tire par ailleurs le chiffre de 34 centimètres. Dans la chaîne qu’elle décrit, une appréciation humaine intervient à plusieurs points : sélection de l’image de frappe, identification du joueur, validation du squelette, autorisation de la ligne. L’auteur relève que les journaux de ces interventions ne sont accessibles ni aux clubs concernés ni à un analyste indépendant.

Tableau 2. Un scénario de pilote en trois étapes

ÉtapeTerrainCe qui est testéCritère de passage à l’étape suivante (proposition de l’auteur, voir justification ci-dessous)Qui valide le passage
1. Mesure hors-matchUne compétition déjà équipée en caméras de hors-jeu semi-automatisé (la Premier League est la mieux documentée par les sources de cette analyse)Aucun seuil n’est encore fixé. On produit deux jeux de données qu’il ne faut surtout pas confondre. D’une part un budget d’erreur du système, obtenu par comparaison à une référence d’exactitude supérieure sur des situations rejouées, exactement comme le manuel de test de la FIFA compare une ligne à un arpentage au théodolite à moins de dix millimètres près. D’autre part la distribution des désaccords entre le signal du système et la décision de terrain, relevée en parallèle de l’arbitrage réel, sans effet sur le résultatSeul le premier jeu peut fonder un seuil, et c’est le critère : disposer d’un budget d’erreur mesuré contre une référence, publié avant l’étape 2, dont le seuil est dérivé. Le second jeu documente l’usage, il ne dit pas lequel des deux juges se trompe et ne sert qu’à dimensionner le nombre de cas concernés. Plus zéro incident opérationnel critique (panne, coupure, latence rendant la mesure inexploitable)L’instance arbitrale de la compétition, l’équivalent du PGMOL anglais
2. Test en match réel, compétition à enjeu réduitUne coupe domestique de cette même fédérationLe seuil issu de l’étape 1 et la séparation détection/autorité, en conditions réelles mais sur une compétition à élimination directe et à moindre exposition médiatiqueSur les 7 matchs d’un tour à élimination directe (format calé sur le précédent réel du 5e tour de la FA Cup 2025, premier usage en match officiel du hors-jeu semi-automatisé en Angleterre avant son adoption en championnat le 12 avril 2025) : zéro incident opérationnel critique, et un budget d’erreur compatible avec le seuil dérivé à l’étape 1 plutôt qu’un déplacement qui le rendrait inopérantMême instance arbitrale, en lien avec le fournisseur technologique
3. Ratification avant extensionNon applicableLe bilan du pilote : stabilité du budget d’erreur, incidents opérationnels, retours des arbitresConfirmation, sur l’ensemble du pilote, que les critères des deux étapes précédentes ont été tenus ; à défaut, le pilote reprend à l’étape 1 avec une nouvelle calibration plutôt que d’être étendu tel quelL’IFAB, qui écrit et fait évoluer les Lois du Jeu

Le test de falsification ne se pose pas seulement pour la détection : les critères du Tableau 2 en fournissent déjà un, discriminant, pour les deux briques que ce pilote couvre réellement, le seuil de confiance et la séparation détection/autorité.

Reste ce que cet incident démontre. L’organisateur a fait deux déclarations : selon la dépêche d’AP, sa directrice générale a indiqué que l’arbitre de chaise aurait pu trancher lui-même, comme il l’avait fait sur les deux points précédents ; selon le communiqué relayé par SportsPro, l’arbitre de chaise a suivi le protocole établi. Mais la même dépêche rapporte qu’elle range l’arbitre de chaise parmi les fautifs, avec les deux officiels qui auraient dû le prévenir que le système était inactif, et je n’en tire donc pas que l’autorité humaine n’a pas manqué. Ce que les deux relais rapportent l’un et l’autre, c’est que personne n’a signalé à l’arbitre de chaise que le système était inactif.

Ce séquencement n’est pas une invention : c’est la trajectoire déjà suivie par le hors-jeu semi-automatisé lui-même avant son adoption en Premier League, des tests hors-match puis un usage réel lors du 5e tour de la FA Cup 2025, sept matchs, avant le passage au championnat. Cette proposition applique le même séquencement aux deux étages qu’elle couvre, donner un statut publié au seuil et étendre la séparation détection/autorité déjà en place pour le hors-jeu, elle ne l’invente pas ; le nombre de matchs de l’étape 2 (sept) reprend directement ce précédent réel plutôt que d’être choisi arbitrairement. Une réserve sur ce nombre, cependant : le 5e tour comptait huit affiches, et le dispositif était prévu dans les sept qui se jouaient dans des stades déjà équipés. Sept est donc un nombre de stades disponibles, pas un dimensionnement d’essai, et rien ne garantit qu’il suffise à observer assez de situations limites. Ce précédent n’a d’ailleurs pas été sans incident : selon ESPN, lors de Bournemouth-Wolverhampton, en FA Cup le 1er mars, le VAR n’a pas pu utiliser le hors-jeu semi-automatisé et est revenu aux anciens réticules. L’article n’en donne pas la cause.

Le volume de l’étape 1 (un tour de compétition complet, sans nombre de matchs fixé par un précédent identifié) reste une proposition de l’auteur. Aucune source de ce dossier ne décrit un protocole de pilote pour un seuil de décision en match ; le protocole de mesure contre une référence, lui, existe, il est écrit dans le manuel de test de la FIFA, et c’est de lui que l’étape 1 s’inspire au lieu de l’inventer.

Reste la question la plus tentante et la plus piégeuse : quel taux de divergence viser à l’étape 1. La réponse défendable est qu’il ne faut en viser aucun, et c’est le point de conception le plus important de ce pilote. Le repère chiffré le plus proche, les 22 % et 40 % du DRS (voir « Que dit le règlement du cricket ? »), ne peut pas servir à en dériver un. Il se mesure sur des recours effectivement demandés, donc sur une population choisie par les joueurs, quand le pilote football mesurerait l’ensemble des situations de hors-jeu signalées, contestées ou non. Savoir qu’une population est plus sélectionnée qu’une autre permet, au mieux, de s’attendre à une proportion plus basse. Ça ne permet pas de trancher entre 4 %, 9 %, 12 % ou 18 %. Poser une frontière décimale sur cette base reviendrait à habiller d’un raisonnement un chiffre choisi pour sa rondeur.

D’où le choix de faire de l’étape 1 une phase de mesure, et non un test à réussir. Elle ne valide rien, elle produit la donnée qui manque : le budget d’erreur du système, établi contre une référence d’exactitude supérieure. C’est ce budget, publié et validé par l’instance arbitrale compétente, qui fixe ensuite le seuil de l’étape 2. La distribution des désaccords avec l’arbitre se relève en même temps, mais elle ne peut pas jouer ce rôle : l’arbitre de terrain n’est pas un étalon, c’est la grandeur que le système est censé corriger, et un écart de vingt centimètres entre les deux ne dit pas lequel se trompe. Fixer un seuil avant de mesurer, c’est se condamner soit à le franchir par construction, soit à le déplacer après coup, ce qui vide le pilote de sa valeur probante. Un pilote d’arbitrage automatisé qui annoncerait son taux cible avant sa première mesure devrait, pour cette seule raison, être regardé avec méfiance.

Le seul chiffrage adjacent disponible porte sur la technologie de ligne de but (goal-line technology) : environ 250 000 £ par stade côté Hawk-Eye, 260 000 $ côté GoalControl. Le montant Hawk-Eye date de 2013 ; celui de GoalControl n’est daté par aucun des documents qui le portent. Tous me parviennent par des relais de faible autorité : un billet de David Butler sur un blog d’économie du sport (The Economics of Sport), qui reprend le montant Hawk-Eye du Daily Telegraph ; un blog spécialisé arbitrage (Dutch Referee Blog), qui porte le même montant par équipe en le reprenant de la BBC, sans nommer Hawk-Eye ; un site de pronostics sportifs (FanPick), qui ne rattache aucun de ses montants à une source. Aucun de ces relais n’est une source primaire ni un titre de presse spécialisée établi, et aucun ne mesure lui-même ce qu’il rapporte. Sur plus de dix ans et sur une technologie différente, je ne peux pas en dériver une fourchette actionable pour le SAOT. Le coût des caméras et du calcul a probablement changé depuis, et la complexité algorithmique n’est pas la même : suivi de squelette et calibration multi-caméras côté SAOT, contre simple détection de franchissement de ligne côté goal-line technology. Rien ne permet de quantifier l’écart entre les deux.

Indépendamment de ce chiffrage, le pilote pourrait ne nécessiter aucun nouvel équipement de capture dans un stade déjà équipé d’un SAOT compatible ; ses coûts d’intégration logicielle, de validation et d’exploitation restent néanmoins inconnus. La partie procédurale est identifiable : un protocole de seuil à écrire, un tableau de divulgation publique de la marge d’erreur à construire, une formation des arbitres à la règle que je propose, « sous le seuil, la décision de terrain prévaut », si elle était adoptée. Mais elle n’épuise pas le sujet. Accéder aux données internes du système, faire modifier le logiciel du fournisseur, produire une estimation d’incertitude, construire une interface pour les arbitres, journaliser les décisions, valider métrologiquement l’ensemble et l’intégrer au VAR existant sont autant de postes possibles, dont aucune source publique ne permet d’estimer le montant. La conclusion budgétaire tenable se réduit donc à ceci : l’économie attendue porte sur le matériel de capture, pas sur l’intégration, et c’est cette dernière qu’un devis fournisseur devra chiffrer en premier.

Wimbledon avant et après 2025 : juges de ligne, ligne électronique, assistants sans rôle de décision, recours humain

Schéma 3. Wimbledon avant et après 2025, tel que la section le rapporte : les juges de ligne supprimés, une ligne électronique à dix-huit caméras, environ quatre-vingts assistants sans rôle de décision, et le recours humain ordinaire sur la décision de ligne disparu. Source : Associated Press, repris par PBS NewsHour ; BBC Sport ; The Conversation.

Le but refusé à Torres

Le 22 avril 2026, Barcelone bat le Celta Vigo 1-0. Un but de Ferran Torres, marqué en seconde période, est invalidé après revue vidéo. Marca qualifie le hors-jeu de millimétrique. L’arbitre assistant vidéo Del Cerro Grande intervient auprès de l’arbitre au sifflet, José Luis Munuera Montero. Torres publie sur Instagram les images avec lesquelles le VAR a justifié l’annulation, avec un « ¡Vaya ojo! » et des émojis souriants, en citant LaLiga et Javier Tebas. L’entraîneur du Barça, Hansi Flick, conteste publiquement la décision après le match. Le lendemain, 23 avril, Sport.es rapporte, d’après l’émission El Partidazo de la Cadena COPE, que le CTA a jugé l’annulation correcte : le but reste invalidé. Selon ce même relais, le hors-jeu semi-automatisé aurait détecté un hors-jeu très serré, par une partie de l’épaule, et la décision ne se prend pas avec la recréation virtuelle diffusée à la télévision. Sport.es ajoute que ce n’est pas la première fois que ces recréations sont très discutées. Aucune des sources consultées, ni la position du CTA telle que Sport.es la rapporte d’après la Cadena COPE, ne publie l’écart mesuré en centimètres. La controverse porte sur la lecture du tracé télévisé et sur l’absence de communication de la donnée sous-jacente, pas sur un chiffre contesté.

Qui dit quoi dans le cas Torres : trois titres de presse, la position du CTA rapportée par Sport.es d'après la Cadena COPE

Schéma 5. Qui dit quoi dans le cas Torres. Marca, Sport.es et Mundo Deportivo sont les trois titres nommés ; la position du CTA n’arrive que par Sport.es, d’après la Cadena COPE, et l’entrée du CTA de la bibliographie n’a pas d’adresse. Le texte du CTA lui-même n’a pas été atteint.

Deux éléments indépendants nourrissent le doute méthodologique, sans porter sur ce cas précis. D’une part, un preprint non relu par les pairs a modélisé l’incertitude totale d’un hors-jeu semi-automatisé, sources temporelle, spatiale et de calibration confondues, et aboutit à environ 34 centimètres. Ce n’est pas une mesure d’un système existant : le chiffre est construit en additionnant quadratiquement des hypothèses de modèle, un joueur à 8 m/s, une vidéo à 50 images par seconde, un flou de quelques pixels sur une image supposée couvrir la largeur du terrain, une incertitude de calibration postulée.

J’ai opposé à ce chiffre les configurations déclarées : jusqu’à 30 caméras dédiées en Premier League, en l’occurrence des iPhones de modèle 14 ou plus récent fixés sous les toits des vingt stades, plusieurs filmant à 100 images par seconde, jusqu’à 10 000 points de surface suivis par joueur, et un ballon connecté transmettant 500 fois par seconde côté FIFA. Le détail du calcul donne 16 centimètres pour le terme temporel, 28 pour le terme spatial lié à la résolution et au flou, 10 pour la calibration.

Les 50 images par seconde ne sont d’ailleurs pas une hypothèse arbitraire, l’auteur les attribue au dispositif de Coupe du monde de la FIFA lui-même, douze caméras dédiées et 29 points par joueur. Quant au ballon à 500 Hz, il l’exclut explicitement pour LaLiga, la Premier League et la Serie A, qui, écrit-il, ne peuvent pas l’utiliser et doivent donc faire sélectionner l’image de frappe à la main par un opérateur. Sur ce dernier point, la Premier League écrit le contraire pour son propre système : il propose l’image de frappe, que le VAR valide, et ESPN le décrit de la même façon. Ce qui reste vrai, et suffit : passer de « un auteur obtient 34 cm avec ce modèle » à « le hors-jeu semi-automatisé a une incertitude documentée de 34 cm » n’est pas fondé, parce qu’aucune des trois valeurs n’est mesurée sur un système en service. Ce que ce preprint montre est ailleurs : l’incertitude d’un tel système est une grandeur modélisable, et son auteur écrit que les données de calibration des caméras ne sont jamais publiées ; ni la page de la Premier League ni celle de la FIFA sur le hors-jeu semi-automatisé, relevées ici, ne publient l’incertitude de leur dispositif.

D’autre part, ESPN rapporte qu’en février 2023, en Premier League, les lignes avaient été placées sur le mauvais défenseur de Crystal Palace, ce qui a fait refuser à tort un but de Brighton. C’était avant l’arrivée du hors-jeu semi-automatisé en Angleterre : l’incident documente une limite du dispositif qu’il remplace, pas du dispositif décrit ici. Le preprint, lui, énumère les points où une appréciation humaine entre dans la chaîne sans que ses journaux soient accessibles aux clubs ou à un analyste indépendant, sélection de l’image de frappe, identification du joueur, validation du squelette, autorisation de la ligne.

Une honnêteté s’impose sur l’antériorité, et elle coûte à cette analyse. Ce preprint propose une règle voisine : même zone d’incertitude, mais une conséquence différente, puisqu’il donne le bénéfice du doute à l’attaquant là où je fais prévaloir la décision de terrain. Il propose que tout écart inférieur à l’incertitude du système soit communiqué comme « trop serré pour trancher » plutôt que présenté comme définitif, l’arbitre appliquant alors le bénéfice du doute à l’attaquant, et il y ajoute un droit de contestation technique des clubs sous 48 heures devant un panel indépendant rendant des décisions contraignantes. C’était en décembre 2025. Je ne peux donc pas présenter comme mon apport l’idée d’une zone d’incertitude assortie d’une règle publiée. Ce qui reste de moi est plus étroit, et je préfère le dire que de le laisser deviner : le fait de donner un statut publié à la règle de la décision de terrain, déjà proposée par Cricket365 en 2019 sans statut réglementaire, le rapprochement avec le statut réglementaire que le cricket donne à sa marge, l’idée d’une distance limite chiffrée au-delà de laquelle l’instrument ne peut plus renverser une décision de terrain favorable à l’attaquant, comme le faisaient les conditions de jeu de l’ICC dans leur version de 2017 pour un Not out dont l’impact est dans l’axe, et le constat que la Premier League applique déjà une marge sans lui avoir donné ce statut.

Environ 34 cm : un résultat de modélisation, jamais mesuré sur un système déployé

Le modèle du preprint (Terrazas, non relu par les pairs, décembre 2025)

  • Construit en additionnant quadratiquement des hypothèses de modèle : un joueur à 8 m/s, une vidéo à 50 images par seconde, un flou de quelques pixels sur une image supposée couvrir la largeur du terrain, une incertitude de calibration postulée
  • Ce n'est pas une mesure d'un système existant
  • Ce que ce preprint montre : l'incertitude d'un tel système est une grandeur modélisable ; ni la page de la Premier League ni celle de la FIFA sur le hors-jeu semi-automatisé, relevées ici, ne publient celle de leur dispositif
Sur la cadence, trois centimètres ; sur les caméras, rien de mesuré

Ce que mon objection permet de dire

  • Les trois termes du modèle : 16 cm pour le temps, 28 cm pour la résolution et le flou, 10 cm pour la calibration. Le terme dominant n'est pas la cadence d'images
  • Par mon calcul sur ces trois termes, doubler la cadence, de 50 à 100 images par seconde, ramènerait le total de 34 à environ 31 cm
  • Le terme spatial suppose une vidéo HD de 1 920 pixels couvrant les 68 m de largeur : l'effet d'un dispositif à jusqu'à 30 caméras sur ce terme n'est mesuré par aucune source de ce dossier
  • Les 50 images par seconde sont celles que l'auteur attribue au dispositif de Coupe du monde de la FIFA ; et il exclut lui-même le ballon connecté du périmètre des championnats nationaux

Si le football appliquait un seuil de confiance publié à l'avance

Le système mesure un écart entre l'attaquant et le dernier défenseur. En Premier League, la question n'est pas de le mesurer, ni même de savoir si une marge existe : la ligue en applique déjà une. C'est de savoir laquelle, et ce qu'elle change à la décision de l'arbitre. Ni la page de la Premier League ni le manuel de test de la FIFA ne répondent à ces deux questions ; seule une estimation de presse, qui ne dit ni qui l'a fixée ni sur quelle base, avance environ 5 centimètres, en bénéfice du doute accordé à l'attaquant. Selon le même article d'ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'appliquait de tolérance ; je n'ai pas de source plus récente. Là où c'est encore le cas, la question est d'abord de fixer une marge.

Écart mesuré entre l'attaquant et le dernier défenseur, en centimètres

Sous le seuil
la décision de terrain prévaudrait
Au-dessus du seuil
hors-jeu confirmé
écart mesuré sur cette action
015304560 cm

La piste est hachurée d'un bout à l'autre, et c'est l'état réel du dossier. Non pas parce qu'aucune marge n'existe, mais parce que celle qui existe n'est publiée comme une règle opposable dans aucun des documents relevés ici. La Premier League applique des lignes épaissies depuis 2021/22 sans en publier l'épaisseur sur sa page ; ESPN estime à environ 5 centimètres le bénéfice du doute que ces lignes accordent à l'attaquant. C'est le seul des quatre éléments qui porte sur des décisions réelles. La FIFA certifie une ligne de hors-jeu contre un couloir de plus ou moins 25 centimètres, que sa voie à points permet de dépasser par endroits, mais c'est un critère d'acceptation d'un essai d'homologation contrôlé, hors match, que rien ne relie à une décision de match. Son manuel de test porte enfin deux indices internes : il écarte les cas serrés en tenant pour acquis qu'un système peut ne pas trancher quand sa confiance est faible, sans jamais dire ce qu'il advient alors de la décision, et il fait consigner les seuils de distance qui déclenchent les alertes sans en donner aucune valeur. Une marge appliquée en match, un critère d'essai, deux indices internes : aucune valeur sur la page de la ligue, aucune conséquence écrite ni sur cette page ni dans le manuel de la FIFA. Placez le curseur où vous voulez : c'est exactement le problème, aucun de ces deux documents ne dit où il est déjà placé.

Schéma prospectif. Proposition de l'auteur, dans les documents relevés ici, aucun mécanisme de ce type n'est publié avec une valeur et une conséquence écrite. En dessous du seuil, la décision de terrain prévaudrait. Aucun des documents relevés ici n'en fait une règle du football ; Cricket365 la proposait en 2019, sans statut réglementaire, et la seule estimation disponible, celle d'ESPN, décrit la marge actuelle comme un bénéfice du doute accordé à l'attaquant, et le preprint de Terrazas donne lui aussi, dans sa zone d'incertitude, le bénéfice du doute à l'attaquant. L'écart tracé sur la piste est un exemple illustratif, sans rapport avec un match précis. Le cas Torres n'y figure pas : aucune des sources consultées ne publie son écart mesuré. Le chiffre de 34 cm qui circule à propos du hors-jeu semi-automatisé est un résultat de modélisation issu d'un preprint, pas une incertitude mesurée d'un système déployé, et il ne sert pas de seuil ici. Voir Mes réserves.

Selon ESPN, LaLiga utilise le hors-jeu semi-automatisé depuis le début de la saison 2024-25, et le même article écrivait en avril 2025 qu’aucune ligue équipée de ce système, hors la Premier League, n’appliquait de tolérance, ces ligues tranchant au contraire les cas les plus serrés ; je n’ai pas de source plus récente.

Application par profil de décision

ProfilCe que cette analyse impliqueEnjeuRéversibilité
IFAB / FIFA (régulateur des lois du jeu)Étendre au-delà de la position, de la vitesse et de la performance le périmètre des variables qu’un dispositif peut être homologué à mesurer : tant qu’aucun protocole d’homologation relevé ici ne couvre la détection d’un contact entre joueurs, aucun protocole d’homologation relevé ici ne couvre cet usage, porté ou non.ModéréRéversible
Ligue ou compétition nationaleNe pas attendre le capteur porté pour progresser sur le seuil et l’autorité, compatibles avec l’infrastructure caméra existante ; le statut du seuil suppose en revanche un travail d’écriture réglementaire, précédé, dans les ligues qui n’en appliqueraient toujours pas, du choix d’une marge : selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée n’appliquait de tolérance, et je n’ai pas de source plus récente. Demander au fournisseur, avant tout engagement, le chiffrage de l’intégration logicielle, de la validation et de l’exploitation, seuls postes réellement inconnus. Budgéter en parallèle un test dédié de la détection elle-même (détection acoustique et thermique d’un contact, dont le principe est admis au cricket ; la disposition en micros directionnels autour du terrain est une proposition de l’auteur) en conditions réelles de stade, absent du scénario de pilote proposé en section 6.ModéréRéversible
ClubLe chiffrage d’installation du SAOT sort du périmètre de cette analyse : je n’ai trouvé aucune donnée publique fiable et cette analyse n’en propose pas d’estimation (voir « Quelle architecture pour demain ? ») ; obtenir un devis direct du fournisseur avant toute négociation avec son syndicat de ligue sur la répartition du coût. Ce qui reste actionnable indépendamment de ce chiffrage : ne pas supposer que l’absence de nouveau matériel de capture rende l’extension gratuite, et faire chiffrer séparément l’intégration logicielle, la validation et l’exploitation ; si la ligue adoptait la règle proposée ici, « sous le seuil, la décision de terrain prévaut », qu’aucun des documents relevés ici ne fait règle du football (Cricket365 la proposait en 2019) et qui diffère du bénéfice du doute accordé à l’attaquant que décrit ESPN pour la marge actuelle, la communiquer par avance aux supporters, pour qu’une controverse du type Torres-Celta Vigo puisse porter sur un chiffre et une règle connus, et non seulement sur un tracé télévisé.FaibleRéversible
Éditeur technologique fournisseurLe rapport d’essai existe déjà, sous deux formes : pour les systèmes de suivi EPTS, la FIFA publie en ligne les rapports de performance de chaque système certifié ; pour le hors-jeu, son manuel mesure la ligne contre une référence arpentée et prévoit un rapport de test remis au fournisseur testé. Pour les dispositifs portés, elle écrit aussi que l’agrément de son test de sécurité ne vaut pas approbation de la qualité de l’information produite, que seul le test de performance mesure. Ce qui manque est d’un autre ordre, et c’est là que se joue la crédibilité : attacher une incertitude à une décision donnée, au moment où elle est prise, et, si l’hypothèse d’une transposition du cricket se vérifiait, publier la grandeur qui jouerait au hors-jeu le rôle de la distance de projection que les conditions de jeu de l’ICC plafonnaient en 2017 pour un Not out dont l’impact est dans l’axe ; aucun document du dossier ne l’identifie. Un taux de décisions jugées correctes à 100 % n’est adossé, sur la page de la Premier League, à aucune méthode ni à aucun corpus publiés, et ne peut donc pas fonder la crédibilité recherchée.ModéréRéversible

  1. adidas, communiqué du 1er juillet 2022. adidas reveals the first FIFA World Cup official match ball featuring connected ball technology. https://news.adidas.com/football/adidas-reveals-the-first-fifa-world-cup—official-match-ball-featuring-connected-ball-technology/s/cccb7187-a67c-4166-b57d-2b28f1d36fa0
  2. KINEXON (1er juillet 2022). KINEXON Becomes World’s First FIFA Preferred Provider Live Player & Ball Tracking. Communiqué du fournisseur, publié sur son site (capteur à radio ultra-large bande et centrale inertielle intégré au ballon ; le communiqué ne cite ni la Coupe du monde ni le hors-jeu). https://kinexon-sports.com/blog/fifa-preferred-provider-live-player-and-ball-tracking/
  3. IFAB, Laws of the Game, Loi 4, Équipement des joueurs (lorsque les EPTS sont fournis par l’organisateur du match ou de la compétition, obligation faite à celui-ci de s’assurer que les données transmises par les EPTS vers la surface technique sont fiables et exactes). https://www.theifab.com/laws/latest/the-players-equipment/
  4. FIFA, EPTS Testing Process, FIFA Quality Programme (deux tests, un test de sécurité du dispositif porté et un test de performance mesurant l’exactitude contre un système de capture de mouvement de référence ; dispositifs portés en bas de jambe homologables depuis 2023 ; « approval of the hardware does not constitute an endorsement of the quality of information generated by the device » ; rapports d’exactitude publiés par système certifié ; page mise à jour le 13 août 2025. Aucune mention d’une extension datée de 2019 : la date que je portais est retirée). https://inside.fifa.com/innovation/standards/epts/epts-testing-process
  5. Dunn, M., Hart, J., James, D. (2018). Wearing Electronic Performance and Tracking System Devices in Association Football: Potential Injury Scenarios and Associated Impact Energies. Proceedings, 2(6), 232, DOI 10.3390/proceedings2060232 (mannequin anthropomorphe Hybrid III lâché de 1,65 m, n = 25, sur gazon synthétique, avec et sans maquette de boîtier ; 142,4 ± 42,1 J avec le boîtier contre 5,8 ± 4,0 J sans, mais sur 9 essais contre 4, treize seulement des vingt-cinq lâchers satisfaisant aux critères d’inclusion ; incidence du scénario jugée faible par les experts que les auteurs ont interrogés). L’adresse que je portais jusqu’au 30 août 2026, article 213 du même volume, était ouvrable et menait à un tout autre article, sur les vibrations transmises aux mains en cyclisme. https://www.mdpi.com/2504-3900/2/6/232
  6. Hot Spot, page qui se présente comme celle de BBG Sports (publiée en 2017, modifiée en 2019) : caméras infrarouges qui voient la chaleur de la friction produite quand la balle touche la batte ; aucun chiffre de précision. https://bbgsports3122.wordpress.com/hot-spot/
  7. International Cricket Council, ICC Men’s Test Match Playing Conditions, appendice D, Decision Review System et Third Umpire Protocol (clauses 3.4.4 à 3.4.6 : les catégories rapportées par la technologie de suivi de balle sont définies par la position du centre de la balle, et les seuls seuils chiffrés portent sur la distance de projection). https://images.icc-cricket.com/image/upload/prd/driegpngk8yd1e0ujlit.pdf
  8. International Cricket Council, page de présentation du Decision Review System. https://www.icc-cricket.com/news/decision-review-system-drs
  9. Hawk-Eye Innovations, Cricket Decision Review System, rubrique UltraEdge, copie d’archive du 18 mai 2017 (UltraEdge synchronise les images de caméras « ultra motion » et le son des micros des piquets pour détecter si le batteur a touché la balle ; aucun chiffre de précision ; la page ne nomme pas le Snickometer, que seul le règlement de l’ICC range parmi les technologies admises, sans le décrire). https://web.archive.org/web/20170518233633/http://www.hawkeyeinnovations.com/products/ball-tracking/cricket-decision-review-system
  10. Why ball-tracking still cannot be trusted. ESPNcricinfo. Adresse citée mais non ouverte : accès direct refusé, service de rendu bloqué, et je n’ai trouvé aucun instantané sur archive.org. Aucun chiffre n’en est repris dans cette analyse. https://www.espncricinfo.com/story/why-ball-tracking-still-cannot-be-trusted-909545
  11. ESPNcricinfo (2014). Hawk-Eye admits technical error in Masood dismissal. Adresse citée mais non ouverte, dans les mêmes conditions que l’entrée précédente. Seul le titre est vérifiable à l’adresse : les précisions sur la cause et sur l’issue de cet épisode, ajoutées puis retirées le 30 août 2026, ne reposaient sur aucun document ouvert. https://www.espncricinfo.com/story/pakistan-vs-new-zealand-2014-hawk-eye-admits-technical-error-in-masood-dismissal-798713
  12. Davis, C. (2017). The Art of the Review. ESPNcricinfo. Analyse de plus de 2 100 recours en Test, relevés jusqu’à mi-mars 2017 à partir des notes de feuilles de match d’ESPNcricinfo : 22 % de renversement pour les lbw, 40 % pour les prises du gardien, 26,2 % de taux global, et 27 % pour les lbw lorsque l’umpire’s call n’est pas invoqué. Taux de renversement sur décisions contestées, jamais taux d’erreur du DRS. https://www.espn.com/cricket/story/_/id/19835497
  13. All England Lawn Tennis Club, communiqué du 7 juillet 2025, selon son adresse. Adresse citée mais non ouverte : le 4 septembre 2026, elle renvoyait par une redirection (HTTP 302) vers l’index général des actualités du site, la page du communiqué n’existant plus à cette adresse ; archive.org n’a pas pu être interrogé ce jour-là, ce qui ne permet pas de conclure qu’aucune copie n’existe. Ce que j’attribue à l’organisateur vient de relais de presse (AP, BBC Sport, SportsPro), pas du communiqué lui-même. https://www.wimbledon.com/en_GB/news/articles/2025-07-07/statement.html
  14. BBC Sport (6 juillet 2025). Wimbledon 2025: Organisers apologise after missing three calls. https://www.bbc.com/sport/tennis/articles/czry1j5e32ko
  15. Associated Press, repris par PBS NewsHour (2025). Wimbledon blames human error for a glaring mistake by the electronic system that replaced officials. Source retenue pour ce que l’organisateur a déclaré, le communiqué de Wimbledon lui-même n’étant pas accessible : l’arbitre de chaise « could have made a ruling himself […] the way he did on the prior pair of points » ; le club « removed the ability for Hawk-Eye operators to manually deactivate the ball tracking » ; « We didn’t need to put line judges back on the court again ». https://www.pbs.org/newshour/world/wimbledon-blames-human-error-for-glaring-mistake-by-electronic-system-that-replaced-officials
  16. SportsPro (7 juillet 2025). Wimbledon apologises after electronic line-calling tech failure. https://www.sportspro.com/news/wimbledon-electronic-line-calling-tech-failure-error-hawk-eye-july-2025/
  17. The Conversation (2025). Wimbledon’s electronic line-calling system shows we still can’t replace human judgment (« accuracy is not the same as legitimacy » ; 300 juges de ligne remplacés, 18 caméras rapides, environ 80 assistants sur le court, une première en 147 ans). L’adresse que je portais jusqu’au 30 août 2026 était ouvrable et menait à un tout autre article, sur le retrait de Lafarge de Syrie. https://theconversation.com/wimbledons-electronic-line-calling-system-shows-we-still-cant-replace-human-judgment-260845
  18. U.S. Securities and Exchange Commission, Investor Bulletin: New Measures to Address Market Volatility, version relevée, modifiée le 9 avril 2013 (paliers de 7 %, 13 % et 20 % du S&P 500, suspension de 15 minutes avant 15h25, fermeture de séance au palier 3 ; bande LULD fixée autour du prix moyen des cinq minutes précédentes, doublée à l’ouverture et à la clôture, suspension de cinq minutes seulement si le prix n’est pas revenu dans la bande en quinze secondes). https://www.sec.gov/investor/alerts/circuitbreakersbulletin.htm
  19. NYSE, Trading Information, page lue le 8 octobre 2026 (plan LULD approuvé à titre pilote le 31 mai 2012 et devenu règle permanente le 11 avril 2019 ; paliers de coupe-circuit de 7 %, 13 % et 20 %, renvoyant à la Rule 7.12). https://www.nyse.com/markets/nyse/trading-info
  20. FIFA, Semi-Automated Offside Technology, Inside FIFA (les officiels vidéo valident le point de frappe et la ligne de hors-jeu générés automatiquement avant d’informer l’arbitre, et peuvent les reprendre manuellement ; page datée du 17 juillet 2023, décrivant la configuration de Qatar 2022). https://inside.fifa.com/innovation/world-cup-2022/semi-automated-offside-technology
  21. FIFA, Testing criteria for semi-automated offside technology, FIFA Quality Programme. https://inside.fifa.com/innovation/standards/virtual-offside-lines/saot-testing-criteria
  22. Premier League, Semi-automated offside technology: what you need to know (jusqu’à 30 caméras installées, plusieurs à 100 images par seconde, jusqu’à 10 000 points de surface suivis par joueur ; introduction en championnat le 12 avril 2025 après un usage réel en FA Cup la même saison ; « The SAOT system will continue to implement the existing “thicker” lines […] consistency with the approach introduced in the Premier League at the start of the 2021/22 season » ; « does not change the accuracy of the decision-making but enhances the speed, efficiency and consistency of the process » ; décisions de hors-jeu de la saison déclarées correctes à 100 %, sans méthode ni corpus publiés). https://www.premierleague.com/en/news/4256036
  23. Held, J. et al. (2023). VARS: Video Assistant Referee System for Automated Soccer Decision Making from Multiple Views. Workshop CVSports, CVPR. https://arxiv.org/abs/2304.04617
  24. X-VARS: Introducing Explainability in Football Refereeing with Multi-Modal Large Language Model. Ateliers de CVPR 2024 (CVPR Workshops). https://arxiv.org/abs/2404.06332
  25. Meng, Z. et al. SoccerRef-Agents: Multi-Agent System for Automated Soccer Refereeing. Preprint arXiv d’avril 2026, publié depuis chez Springer dans les actes d’ISACE 2026, collection Lecture Notes in Computer Science. https://arxiv.org/abs/2604.23392
  26. Marca (23 avril 2026). Ferran Torres reacciona a su gol al Celta anulado por milímetros. https://www.marca.com/futbol/barcelona/2026/04/23/ferran-torres-reacciona-gol-celta-anulado-milimetros-vaya-ojo.html
  27. Sport.es (23 avril 2026). El CTA ratifica la decisión del polémico fuera de juego de Ferran Torres. https://www.sport.es/es/noticias/barca/cta-ratifica-decision-polemico-fuera-129448776
  28. Mundo Deportivo (22 avril 2026). Nueva polémica con Del Cerro Grande en el VAR en el gol anulado a Ferran. https://www.mundodeportivo.com/futbol/fc-barcelona/20260422/1004174104/nueva-polemica-cerro-grande-var-gol-anulado-ferran.html
  29. CTA, que Sport.es présente comme l’organisme qui encadre les arbitres en Espagne, position sur la décision VAR Torres-Celta Vigo, connue par Sport.es, qui relaie l’émission El Partidazo de la Cadena COPE, 23 avril 2026. Aucun texte primaire du CTA n’a été atteint.
  30. Tribuna.com (22 avril 2026). Controversial VAR image shows Ferran Torres’ goal vs Celta Vigo may have been wrongly ruled offside. Billet de la rubrique Blogs d’un site d’agrégation sportive, sans source primaire citée ; aucun passage n’en est repris dans cette analyse. https://tribuna.com/en/blogs/controversial-var-image-shows-ferran-torres-goal-vs-celta-vi/
  31. TheVarVerdict.com, analyse technique de la décision Torres-Celta Vigo, avril 2026 : conclut que l’image publique ne prouve pas de façon convaincante le hors-jeu, faute d’accès aux données de calibration internes. https://thevarverdict.com/ferran-torres-offside-barcelona-celta-var-verdict/
  32. Soledad Terrazas, J.M. (2025). Semi-Automated Offside Technology in Professional Football: A Critical Case Study on the Necessity of Explainable and Deterministic Artificial Intelligence in High-Stakes Decision Systems. Preprint non relu par les pairs, preprints.org, DOI 10.20944/preprints202512.1481.v1, décembre 2025, indexé sur Sciety. L’auteur déclare une affiliation à une société qui commercialise de l’explicabilité déterministe, c’est-à-dire l’objet même de sa recommandation. Budget d’incertitude détaillé par l’auteur : 16 cm temporel, 28 cm spatial, 10 cm de calibration, soit 34 cm par somme quadratique ; les 50 images par seconde sont attribuées au dispositif de Coupe du monde de la FIFA, et le ballon connecté est exclu du périmètre des championnats nationaux. Le texte propose déjà la règle « too close to call » avec bénéfice du doute à l’attaquant, et un recours des clubs sous 48 heures devant un panel technique indépendant. L’adresse citée refuse l’accès direct, y compris depuis un navigateur : l’entrée n’est donc pas vérifiable en cliquant, et le texte intégral a été lu sur une copie d’archive d’Internet Archive. https://www.preprints.org/manuscript/202512.1481/v1
  33. ESPN (2025). Premier League semi-automated VAR offside: All you need to know (« There are 30 iPhones […] model 14 or newer, installed under the roof of the 20 Premier League » stades ; le système est désigné en interne sous le nom de Dragon). https://www.espn.com/soccer/story/_/id/44038727/premier-league-fa-cup-semi-automated-var-offside-all-need-know
  34. Sky Sports (12 avril 2025). Premier League: Semi-automated offside to be introduced in top flight on April 12 following FA Cup tests earlier in season. https://www.skysports.com/football/news/11095/13339920/premier-league-semi-automated-offside-to-be-introduced-in-top-flight-on-april-12-following-fa-cup-tests-earlier-in-season
  35. The FA, Premier League et PGMOL, communiqué conjoint du 13 février 2025, VAR and new offside technology to be utilised in Emirates FA Cup fifth round (« The fifth round will also utilise Semi-Automated Offside Technology in all seven matches taking place at Premier League stadiums, which is the first time it will be used live in competitive matches in English football » ; le VAR, lui, couvre les huit rencontres du tour ; tour joué le week-end du 1er mars 2025, après une période de test étendue pendant la saison 2024-25). https://www.thefa.com/news/2025/feb/13/fa-premier-league-pgmol-statement-var-offside-technology-emirates-fa-cup-fifth-round-proper-20251302
  36. The National, Paul Radley (16 avril 2026). Football needs cricket-style referral system to fix curse of VAR. https://www.thenationalnews.com/sport/football/2026/04/16/football-needs-cricket-style-referral-system-to-fix-curse-of-var/
  37. Cricket365. DRS vs VAR: Four ways football can learn from cricket’s technology. https://www.cricket365.com/cricket-features/drs-vs-var-four-ways-football-can-learn-from-crickets-technology
  38. Butler, D. (15 août 2013). Is Hawk-Eye Really Worth It?, billet du blog The Economics of Sport (sportseconomics.org) : coût d’installation de la goal-line technology en Premier League, environ 250 000 £ par terrain pour 14 caméras, montant que le billet reprend lui-même du Daily Telegraph https://www.sportseconomics.org/sports-economics/is-hawk-eye-really-worth-it. Le Dutch Referee Blog (dutchreferee.com), Costs of goal-line technology, 6 avril 2016, porte le même montant par équipe et le reprend de la BBC, sans nommer Hawk-Eye, à l’adresse https://www.dutchreferee.com/costs-of-goal-line-technology/. Ni l’un ni l’autre ne porte de redevance FIFA : les 15 000 £ par club viennent de l’entrée FanPick ci-dessous, pas de ces deux billets.
  39. FanPick (fanpick.org), Goal-Line Technology in Football : coût du système concurrent GoalControl, environ 260 000 $ par stade plus 3 900 $ de frais opérationnels par match, et redevance de licence FIFA de 15 000 £ par club en sus des 250 000 £ par terrain côté Hawk-Eye. Billet du 28 juin 2026, sans auteur nommé, sans bibliographie ni lien externe : aucun de ces montants n’y est daté ni rattaché à une source. https://fanpick.org/en/blog/goal-line-technology-football-how-it-works
  40. Parasuraman, R., Riley, V. (1997). Humans and Automation: Use, Misuse, Disuse, Abuse. Human Factors, 39(2), DOI 10.1518/001872097778543886. Adresse citée mais non ouverte : l’éditeur refuse l’accès (accès payant), et je n’ai identifié aucune copie en libre accès. Aucun contenu n’en est repris dans cette analyse. https://doi.org/10.1518/001872097778543886
  41. Samuelson, W., Zeckhauser, R. (1988). Status Quo Bias in Decision Making. Journal of Risk and Uncertainty, 1, DOI 10.1007/BF00055564 (adresse derrière un accès payant ; texte lu sur une copie d’archive). https://doi.org/10.1007/BF00055564
  42. FIFA, Quality Programme for Offside Technology, Test Manual, version de février 2026, 36 pages (couloir de tolérance d’homologation de plus ou moins 0,25 m autour de marqueurs arpentés, plus ou moins 0,20 m au marqueur central du bloc 3D, données de référence relevées au théodolite Trimble SPS620 à moins de 10 mm ; scénarios construits avec des écarts nets « to avoid cases where a system may not issue a decision due to low confidence » ; réussite conditionnée à la soumission d’au moins 95 % des scénarios sans aucun échec, ou à défaut à la voie à points). https://digitalhub.fifa.com/m/02a5079971342b5d/original/FIFA-Quality-Programme-for-Offside-Technology-Test-Manual-February-2026.pdf

Mes réserves

Ce qui invaliderait cette lecture

  • J'ai écrit pendant deux versions que le football n'avait pas encore posé le problème du seuil. C'est faux, et c'est la correction la plus lourde de cette pièce. Quatre passages de deux documents que je citais sans les avoir lus jusqu'au bout disent le contraire, et il faut préciser tout de suite qu'ils ne disent pas la même chose, parce que je les ai d'abord comptés comme trois marges alors qu'ils ne sont pas de même nature. Un seul porte sur des décisions réelles : la Premier League écrit que son hors-jeu semi-automatisé « continuera d'appliquer les lignes épaissies existantes », introduites au début de la saison 2021/22, et sa page n'en donne pas l'épaisseur. Le deuxième porte sur l'essai d'homologation : le manuel de test de la FIFA homologue une ligne dans un couloir de plus ou moins 25 centimètres autour d'une position arpentée, ce qui est un critère d'acceptation et non un seuil de décision. Le troisième, premier indice interne, n'est pas une marge : le même manuel écarte les cas serrés pour éviter ceux où « un système pourrait ne pas rendre de décision en raison d'une confiance faible », phrase qui n'institue aucun droit mais qui tient pour acquis qu'un système soumis au test peut s'abstenir. Le quatrième, second indice interne, vient du même manuel : il fait consigner dans le rapport de test les seuils de distance qui déclenchent les alertes d'un système, sans en donner aucune valeur. Ma thèse ne portait donc pas sur ce qu'elle croyait : ce qui manque en Premier League n'est pas le mécanisme, c'est son statut public et sa conséquence écrite. Selon ESPN, en avril 2025, aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'appliquait de tolérance ; je n'ai pas de source plus récente. Là où c'est encore le cas, la question est d'abord d'en fixer une.
  • J'ai récupéré et lu en entier, le 2026-08-30, une douzaine de sources que je citais sans les avoir ouvertes, et le résultat justifie à lui seul l'exercice. Deux adresses de ma bibliographie étaient ouvrables et menaient à un autre article que celui annoncé : l'étude sur les capteurs portés pointait vers un travail sur les vibrations transmises aux mains en cyclisme, et l'analyse sur la légitimité d'une décision automatique vers un texte sur le retrait de Lafarge de Syrie. Une adresse ouvrable qui mène ailleurs est pire qu'une entrée sans adresse : elle a l'apparence de la vérifiabilité. Une date que j'affichais, l'extension du programme d'homologation en 2019, n'est portée par aucune source et disparaît. Et deux articles d'ESPNcricinfo ne s'ouvrent pas du tout, ce qui m'a fait retirer le jour même trois précisions publiées le matin même.
  • Aucune des briques que je combine n'a été testée comme système intégré pour le football. Chacune est validée séparément, dans son sport d'origine. L'assemblage est de moi.
  • Le preprint dont je tire le chiffre de 34 centimètres formule déjà, dans sa section 6, une règle voisine de celle que je présentais comme mon apport : même zone d'incertitude, une décision « trop serrée pour trancher », mais une conséquence différente, puisqu'il donne le bénéfice du doute à l'attaquant là où je fais prévaloir la décision de terrain, et un recours des clubs sous 48 heures devant un panel technique indépendant. Il l'a publiée en décembre 2025. Ce qui reste de moi est plus étroit qu'annoncé : le rapprochement avec le statut réglementaire que le cricket donne à sa marge, la distance limite chiffrée qui va avec, et le fait de donner un statut publié à la règle de la décision de terrain, déjà proposée par Cricket365 en 2019.
  • Mes sources techniques centrales, adidas, Kinexon, BBG Sports et Hawk-Eye Innovations, sont des fournisseurs commerciaux qui décrivent leur propre technologie : ce qu'ils en disent est une déclaration de partie prenante, pas une mesure indépendante.
  • Le DRS n'élimine pas l'erreur, il la borne, comme le rappelle l'erreur technique qu'Hawk-Eye aurait reconnue sur l'élimination de Masood, d'après l'intitulé d'une adresse d'ESPNcricinfo : seul le titre de l'article d'ESPNcricinfo qui la rapporte est vérifiable, je n'ai pas pu ouvrir l'article, et l'année, 2014, est tirée de son adresse. Le taux de renversement de 22 % sur les décisions lbw ne mesure rien de la fiabilité du système : c'est la part des décisions de terrain renversées parmi les décisions contestées, une population que les joueurs ont choisie pour des raisons qui mêlent jugement et gestion du quota. Il dépend aussi de la qualité initiale des arbitres et de la façon dont les recours sont utilisés.
  • J'ai décrit pendant deux versions de cette analyse la règle de l'umpire's call comme un seuil de 50 % de la balle. C'était faux, et la formulation venait de la version qui circule dans la presse, pas du règlement. Les clauses du DRS, à l'appendice D des conditions de jeu de l'ICC, ne contiennent aucun pourcentage : le critère y est la position du centre de la balle par rapport à la limite de la zone, et les seuls seuils chiffrés du suivi de balle portent sur la distance de projection. Je l'ai corrigé en lisant le document, pas en relisant mon texte. La correction ne coûte rien à la thèse, elle la renforce, à mon sens : ce que le football pourrait importer du cricket est une règle écrite avant le match qui dit à partir de quelle distance l'instrument perd le droit de transformer un Not out en Out, ce qui me paraît plus transposable qu'un pourcentage, hypothèse que rien ici n'a testée.
  • Sur les quarante-deux entrées de ma bibliographie, trente-sept portent un relevé écrit avec ses verbatims. Une ne porte aucune adresse, la position du CTA espagnol, et n'a aucun relevé. Quatre autres portent une adresse que je n'ai pas réussi à ouvrir, et leur relevé se réduit à un constat d'accès : deux articles d'ESPNcricinfo, le communiqué de l'organisateur de Wimbledon, dont la page n'existe plus à l'adresse citée, et l'article de Parasuraman et Riley, que son éditeur garde derrière un accès payant. S'y ajoute le preprint de Terrazas : il porte un relevé avec ses verbatims, mais son adresse refuse l'accès direct, y compris depuis un navigateur, et je n'en ai lu le texte intégral que sur une copie d'archive. Sept entrées ne sont donc pas vérifiables en cliquant. La septième est l'article de Samuelson et Zeckhauser, dont l'adresse mène à un accès payant et que j'ai lu sur une copie d'archive. Elles sont signalées comme telles, une par une, dans la liste des sources. Concrètement, personne ne peut vérifier ce qu'elles disent sans refaire ma recherche à ma place, et c'est la faiblesse la plus conséquente de cette pièce. Les documents qui portent la thèse, eux, sont adressables, et je les ai ouverts en entier plutôt que de me fier à leur résumé : la page de la Premier League sur son hors-jeu semi-automatisé, le manuel de test de la FIFA et le règlement de l'ICC.
  • Les coupe-circuits de marché américains me servent d'analogie de gouvernance d'un système à seuils, pas de preuve qu'une autorité humaine tranche la reprise : selon le bulletin de la SEC, dans sa version d'avril 2013, les paliers de 7 %, 13 % et 20 % du S&P 500 déclenchaient des suspensions et une fermeture de séance selon des règles prédéfinies. Ni ce bulletin ni la page de la NYSE que j'ai relevée ne décrivent comment la cotation reprend, ni qui en décide. Mon exemple d'autorité humaine est donc le hors-jeu semi-automatisé lui-même, pas la finance.
  • Le communiqué de l'organisateur de Wimbledon, que ma bibliographie porte avec son adresse, n'est plus à cette adresse : le 4 septembre 2026, elle renvoyait par une redirection vers l'index général des actualités du site, et je n'ai pas pu interroger archive.org ce jour-là. Ce que j'attribue à l'organisateur dans la section 4 vient donc de relais de presse (AP, BBC Sport, SportsPro) qui rapportent sa conférence de presse et son communiqué, pas du communiqué lui-même. Je le signale parce qu'une entrée bibliographique qui porte une adresse peut laisser croire le contraire.
  • Le cas Torres-Celta Vigo s'appuie sur trois titres de la presse sportive espagnole de référence, Marca, Sport.es et Mundo Deportivo, et sur la position du CTA, que Sport.es présente comme l'organisme qui encadre les arbitres en Espagne, telle que ce journal la rapporte d'après la Cadena COPE : je n'ai atteint aucun texte primaire du CTA, seulement ce relais. Une source de ma propre bibliographie, TheVarVerdict, conclut par ailleurs que l'image publique ne prouve pas le hors-jeu de façon convaincante, faute d'accès aux données de calibration internes. Je la cite ici parce qu'elle pointe dans l'autre sens que la position du CTA, et qu'un dossier qui ne garderait que la version confirmante ne vaudrait rien. C'est le sourçage le plus faible de cette pièce, en dessous de ce que je retiens ailleurs : les trois titres publient l'affaire sous une rubrique consacrée à Barcelone, d'après leur adresse, et deux d'entre eux, Mundo Deportivo et Sport.es, couvrent un grief de ce club, et la position du CTA ne m'est parvenue que par un relais. Cela reste par ailleurs un match isolé et non un échantillon. Je m'en sers pour illustrer le problème d'opacité, jamais pour établir la fiabilité ou l'erreur du système sur l'ensemble des décisions SAOT. Aucune des sources que j'ai consultées, ni la position du CTA telle que Sport.es la rapporte d'après la Cadena COPE, ne publie l'écart mesuré en centimètres.
  • Les 34 centimètres d'incertitude ne sont pas une mesure expérimentale d'un hors-jeu semi-automatisé. Ce chiffre vient d'un preprint non relu par les pairs (Soledad Terrazas, décembre 2025, preprints.org) qui le construit à partir d'hypothèses de modèle, joueur à 8 m/s, vidéo à 50 images par seconde, flou de quelques pixels sur une image supposée couvrir la largeur du terrain, incertitude de calibration postulée, additionnées quadratiquement. J'ai longtemps opposé à ce chiffre les configurations déclarées, trente caméras en Premier League, cent images par seconde, un ballon à 500 Hz côté FIFA. Sur la cadence, cette objection ne tient pas, et le détail du calcul dit pourquoi : les trois termes valent 16 centimètres pour le temps, 28 pour la résolution et le flou, 10 pour la calibration. Le terme dominant n'est pas la cadence d'images, et, par mon calcul, doubler celle-ci ferait passer le total de 34 à environ 31 centimètres. Sur le nombre de caméras, elle reste ouverte : le terme spatial suppose une vidéo HD de 1 920 pixels couvrant les 68 mètres de largeur, et aucune source de ce dossier ne mesure ce que jusqu'à trente caméras y changent. La cadence de 50 images par seconde n'est d'ailleurs pas une hypothèse arbitraire de l'auteur : il l'attribue au dispositif de Coupe du monde de la FIFA elle-même, douze caméras dédiées, 29 points par joueur. Et le ballon à 500 Hz que je lui opposais, il l'exclut explicitement pour LaLiga, la Premier League et la Serie A, qui, écrit-il, ne peuvent pas l'utiliser. Je cite donc ce document comme une modélisation d'incertitude, pas comme une incertitude mesurée, et il ne me sert pas de seuil de décision, mais je ne peux pas l'écarter par la seule cadence d'images.
  • Le scénario de pilote en trois étapes de la section 6 est une proposition de ma part, qui applique par analogie la trajectoire réelle du hors-jeu semi-automatisé en Premier League. Ce n'est pas une feuille de route validée par l'IFAB ou par une fédération. L'étape 1 ne vise aucun taux de divergence chiffré : je n'ai aucune donnée qui permette de placer une frontière à 10 % plutôt qu'à 4 %, 12 % ou 18 %. Je la formule donc comme une phase de mesure, dont l'objet est de produire un budget d'erreur du système établi contre une référence d'exactitude supérieure, et non une distribution d'écarts avec l'arbitre de terrain : celui-ci n'est pas un étalon, c'est la grandeur que le système est censé corriger. C'est ce budget qui sert ensuite à fixer le seuil de l'étape 2. Sur le budget, je n'ai trouvé aucun prix d'installation SAOT publiquement documenté, ni de point de comparaison postérieur à 2020. La triangulation que j'avais tentée à partir du coût de la goal-line technology, un chiffrage de 2013 appuyé sur des sources de faible autorité, ne permet pas d'en dériver une fourchette utilisable : je l'ai retirée au profit d'une hypothèse qualitative qu'aucune source ne vérifie, selon laquelle le SAOT devrait coûter plus cher à installer que la goal-line technology, et de la seule conclusion que je puisse défendre, à savoir qu'un pilote pourrait ne demander aucun nouvel équipement de capture dans un stade déjà équipé d'un SAOT compatible, ses coûts d'intégration logicielle, de validation et d'exploitation restant inconnus.
  • Mon scénario de pilote (Tableau 2, section 6) ne teste que deux des trois étages de l'architecture DSA, le seuil de confiance et l'autorité d'exécution. La détection elle-même n'y a aucun scénario de test. Voir la section 6 pour le détail et pour le test de falsification que cela laisse ouvert sur la thèse de la section 3.
  • Je n'ai pas, sur le sport, de grille d'analyse propre comme j'en mobilise en finance, en économie ou en assurance. Je traite donc ce sujet en généraliste, avec la même exigence de séparation entre ce que j'ai vérifié et ce que je pronostique, mais sans outil disciplinaire supplémentaire.

Biais cognitifs que cette situation peut déclencher

  • Biais d'automatisation, au sens où je l'emploie ici et sans l'attribuer à l'article de Parasuraman et Riley (1997) que porte ma bibliographie, dont je n'ai pas ouvert le texte intégral : un système instrumenté peut inspirer une confiance disproportionnée à sa marge d'erreur réelle, au point de faire prendre un tracé projeté à l'écran pour une mesure millimétrique certaine, alors que sa marge d'erreur effective n'est pas publiée. L'application à l'arbitrage est de moi.
  • Excès de confiance dans la précision affichée : un chiffre exact projeté à l'écran, comme le tracé du hors-jeu, se lit comme un fait établi plutôt que comme une estimation assortie d'une marge d'erreur. Je nommais ici deux auteurs sans entrée bibliographique, contrairement aux deux autres biais de cette liste : je retire l'attribution plutôt que de la laisser flotter.
  • Biais de statu quo : Samuelson et Zeckhauser (1988) montrent, par une série d'expériences sur des choix hypothétiques d'étudiants, la tendance à s'en tenir de façon disproportionnée à l'option qui consiste à ne rien faire ou à maintenir sa décision. Leur article ne parle ni d'arbitrage ni de décision automatisée. L'idée que la légitimité perçue d'une décision automatisée puisse rester attachée à la présence d'un recours humain visible, indépendamment des gains de précision réellement obtenus, est ma lecture, pas la leur.

Lexique

DRS· Decision Review System↗
Système de recours vidéo et instrumenté du cricket, combinant Hawk-Eye (trajectoire), Hot Spot (détection thermique de contact) et le Snickometer/UltraEdge (détection acoustique de contact), tous externes au joueur.
Umpire's call↗
Règle du DRS au cricket selon laquelle, si moins de 50 % de la balle est projetée comme touchant la zone requise, la preuve est jugée insuffisante pour renverser la décision de l'arbitre sur le terrain, qui prévaut.
EPTS· Electronic Performance and Tracking Systems↗
Dispositifs électroniques de suivi de performance portés par les joueurs de football, encadrés depuis 2015 par la Loi 4 de l'IFAB. Le FIFA Quality Programme, étendu en 2019, teste aussi l'exactitude de ces systèmes, et la Loi 4 demande au responsable de la compétition de s'assurer que les données transmises sont fiables et exactes. Ces tests portent sur la position, la vitesse et la performance, pas sur une variable arbitrale comme un contact fautif.
ELC· Electronic Line Calling↗
Système Hawk-Eye d'arbitrage de ligne intégralement automatisé au tennis, sans juge de ligne humain, déployé sur l'ensemble du circuit ATP puis à Wimbledon en 2025.
LULD· Limit Up-Limit Down↗
Mécanisme américain de bande de prix qui suspend automatiquement la cotation d'un titre lorsque son cours s'écarte trop vite d'une moyenne mobile récente. La réouverture n'est pas décidée librement par une autorité humaine : elle passe par les procédures et les mécanismes d'enchères de la place de cotation principale, avec des extensions parfois automatiques.

Indice de solidité des preuves · le détail

16 / 100 · Preuves très limitées · fourchette 0-30 %

Score établi le 8 octobre 2026. Une révision ultérieure est une réévaluation datée, pas une correction masquée.

Type de preuve · 40 %Démonstration isolée, cas unique ou transposition analogique20
Convergence · 30 %Convergence non mesurable15
Réplication · 20 %Pas de réplication connue10
Effectif observé · 10 %Très petite (< 100)10

Pourquoi ce score. L'affirmation centrale de la pièce est un fait documentaire : la Premier League applique une marge de tolérance à ses décisions réelles sans en publier la valeur sur sa page, et le manuel de test de la FIFA admet qu'un système peut s'abstenir faute de confiance et fait consigner dans le rapport de test les seuils de distance qui déclenchent ses alertes, sans en donner aucune valeur ; il homologue les lignes contre un couloir de plus ou moins 25 centimètres, que sa voie à points permet de dépasser par endroits : critère d'acceptation d'un essai d'homologation contrôlé, hors match. Ce fait repose sur deux documents du football, ouverts en entier et relevés verbatim : la page de la Premier League sur son propre dispositif, et le manuel de test du programme qualité de la FIFA, qui porte à lui seul tout ce que la pièce dit des seuils internes aux systèmes. Les conditions de jeu de l'ICC, dans leur version de 2017, servent de contre-modèle : elles écrivent la conséquence en toutes lettres, « the on-field decision shall stand ». La convergence est déclarée non mesurable, pour deux raisons. Tout ce qui porte sur les systèmes vient du même document, qui ne peut pas se confirmer lui-même. Et les documents restants ne portent pas sur le même objet, une règle de ligue appliquée en match, un critère d'homologation en essai contrôlé, le règlement d'un autre sport : ils ne peuvent ni se confirmer ni se contredire. Ces éléments sont en outre établis par des documents de la FIFA et de la Premier League, parties prenantes de ce qu'elles décrivent. Le preprint que je cite propose une règle de seuil voisine de celle que je défends, avec une conséquence différente, le bénéfice du doute à l'attaquant : c'est la proposition d'un auteur affilié commercialement, elle ne corrobore pas le constat, et elle retire à cette analyse une partie de son originalité. Sur le cas illustratif, TheVarVerdict juge que l'image publique ne prouve pas le hors-jeu de façon convaincante, sans affirmer que les arbitres se sont trompés. Sur sa page, la Premier League déclare correctes à 100 % les décisions de hors-jeu de la saison 2024-25, sans méthode ni corpus. La littérature académique (VARS, X-VARS, SoccerRef-Agents) travaille l'automatisation du jugement, pas le statut d'une marge. La réplication reste nulle et la puissance très petite : le corpus est fait de textes de référence et de cas, pas d'une population d'observations. Le type de preuve est donc classé au barreau de la démonstration isolée ou de la transposition analogique, et non à celui du faisceau de sources primaires convergentes, que l'échelle réserve à des sources indépendantes qui se recoupent sur le fait allégué : ici, chaque élément du constat tient à un seul document primaire, la marge appliquée en match repose sur la page de la ligue qui l'exploite, reprise par un article de presse qui estime à environ 5 centimètres, sans citer de source, le bénéfice du doute que ces lignes accordent à l'attaquant, et la réponse que la pièce donne à sa question transpose au football le statut que le cricket donne à sa marge, sans que rien dans ce dossier ait assemblé ni testé cette transposition.

Ce que le champ n'a pas produit
  • Le couloir d'acceptation de plus ou moins 25 centimètres serait ré-exécuté sur un dispositif installé en stade, à partir du protocole d'arpentage publié, par une équipe sans lien avec le programme qualité qui l'a écrit ni avec le fournisseur homologué, avec plusieurs répétitions et un intervalle rapportés.Un laboratoire de métrologie, ou une équipe universitaire sans lien avec la FIFA ni avec les fournisseurs homologués · un dispositif approchant existe, sans remplir la condition
  • L'épaisseur de la ligne appliquée aux décisions réelles depuis la saison 2021/22, et les données de suivi de l'action qui l'accompagnent, seraient versées comme artefacts consultables, de sorte qu'un tiers puisse rejouer une décision de hors-jeu au lieu de la reprendre du communiqué de l'organisation qui l'a rendue.La Premier League, pour le dispositif qu'elle exploite · existe, mais n’est pas consultable
  • Une ablation indépendante isolerait la part des décisions renversées attribuable à la marge de tolérance elle-même, en rejouant un même corpus de décisions avec et sans ligne épaissie.Une équipe universitaire sans lien avec l'exploitant du dispositif ni avec son fournisseur · personne ne l’a produit
  • Le budget d'incertitude par décision, dont la valeur avancée aujourd'hui est un résultat de modélisation, serait re-mesuré sur les données d'un dispositif en exploitation par un auteur sans affiliation commerciale à l'objet de sa recommandation.Une équipe universitaire sans intérêt commercial dans un système de hors-jeu semi-automatisé · un dispositif approchant existe, sans remplir la condition

Ce dispositif porterait l'indice à 36 sur 100, dans le palier « Preuves limitées ». Les trois autres axes restent à leur valeur actuelle : un dispositif ne fait monter ni la convergence d'une littérature ni sa réplication.

Bibliographie
CTA, que Sport.es présente comme l'organisme qui encadre les arbitres en Espagne, position sur la décision VAR Torres-Celta Vigo, connue par Sport.es, qui relaie l'émission El Partidazo de la Cadena COPE, 23 avril 2026. Aucun texte primaire du CTA n'a été atteint.P

I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.

Modification apportée · mis à jour le 9 octobre 2026
  • Le 9 octobre 2026, la règle que je propose sous le seuil se contredisait d'une section à l'autre. La section 6 écrivait qu'en dessous du seuil la décision reviendrait à l'arbitre sur le terrain, exactement comme aujourd'hui : ni la page de la Premier League ni le manuel de la FIFA n'écrivent de conséquence de la marge, et la seule estimation disponible, celle d'ESPN, décrit la marge actuelle comme un bénéfice du doute accordé à l'attaquant. La règle « sous le seuil, la décision de terrain prévaudrait » est désormais donnée partout comme une proposition qu'aucun des documents relevés ici n'écrit pour le football, y compris dans la décision, le tableau des profils et le schéma sur le seuil.
  • La section 7 et une réserve écrivaient que le preprint sur l'incertitude du hors-jeu tire la même règle que moi. Il propose une règle voisine : même zone d'incertitude, mais une conséquence différente, puisqu'il donne le bénéfice du doute à l'attaquant là où je fais prévaloir la décision de terrain.
  • J'écrivais que Wimbledon est le précédent le plus proche d'une autorité algorithmique totale en sport de haut niveau : aucune source ne compare les sports entre eux, c'est un précédent proche. J'écrivais que le taux de renversement du DRS dépend autant de la qualité des arbitres et de l'usage des recours que de l'instrument : Davis montre que ces facteurs pèsent sans comparer leurs poids, le taux en dépend aussi. J'écrivais que la Premier League n'attribue à son système que de la vitesse, de l'efficacité et de la constance : sa page lui attribue ce gain, sans le « ne… que ».
Voir les 149 autres
  • J'écrivais, sur Wimbledon, que le protocole de repli existait, écrit, qu'il avait été suivi, et que ce qui a manqué n'est pas l'autorité humaine. Que l'arbitre de chaise a suivi le protocole établi est une déclaration de l'organisateur, relayée par SportsPro, et la directrice générale du club, selon AP, le range parmi les fautifs : la conclusion sort.
  • Le pilote disait la Premier League seule compétition dont l'équipement soit documenté par mes sources : ESPN et la FIFA documentent aussi celui d'autres compétitions. Elle est la mieux documentée.
  • Le titre du bulletin de la SEC était tronqué : c'est « Investor Bulletin: New Measures to Address Market Volatility », dans sa version relevée, modifiée le 9 avril 2013 ; le texte ne parle plus d'un bulletin de 2013, mais de sa version d'avril 2013.
  • Les réserves comptaient cinq entrées non vérifiables en cliquant : l'adresse du preprint sur l'incertitude du hors-jeu refuse l'accès direct, y compris depuis un navigateur, et je n'en ai lu le texte intégral que sur une copie d'archive, et non par un service de rendu comme l'écrivait son entrée. Elles sont six.
  • Ajout tiré d'un document déjà au dossier : pour les systèmes qui intègrent l'alerte de hors-jeu aux communications ou aux montres des arbitres, le manuel de test de la FIFA attend des organisateurs de compétition qu'ils vérifient eux-mêmes le fonctionnement, la fiabilité et la latence avant tout déploiement.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : aucune de ces phrases n'entrait dans le type de preuve ni dans la convergence.
  • Le 9 octobre 2026, la règle de distance du cricket était rendue générale à plusieurs endroits. La description disait que le cricket écrit jusqu'où l'instrument a le droit d'extrapoler, et la section 6, le cas Torres, le tableau des profils, une réserve et l'aveu d'antériorité parlaient d'une distance au-delà de laquelle le système n'a pas le droit, ou refuse, de renverser l'arbitre. Le règlement de l'ICC de 2017 n'interdit d'agir au-delà de 300 cm que pour transformer un Not out en Out ; un Out revu peut être renversé quelle que soit la distance. Le texte parle désormais d'une distance à partir de laquelle l'instrument perd le droit de transformer un Not out en Out, et, pour le football, d'une distance au-delà de laquelle le système ne peut plus renverser une décision de terrain favorable à l'attaquant.
  • Le résumé, la décision, la note d'indice et le schéma sur le seuil rattachaient les 5 centimètres d'ESPN à l'épaisseur de la ligne de la Premier League. ESPN chiffre le bénéfice du doute que ces lignes accordent à l'attaquant, pas une épaisseur, que la ligue ne publie pas.
  • J'écrivais que seul le règlement de l'ICC nomme le Snickometer : Davis le nomme aussi. Ce que le règlement fait seul, parmi les documents relevés, c'est le ranger parmi les technologies admises, sans le décrire ; la section 3 et l'entrée UltraEdge de la bibliographie le disent ainsi.
  • La brique Détection était décrite par des caméras infrarouges et des microphones directionnels autour du terrain, à la manière du Hot Spot et du Snickometer. Aucun document de ce dossier ne décrit les micros du Snickometer, et les seuls micros décrits, ceux d'UltraEdge, sont logés dans les piquets. Le texte parle d'une détection acoustique et thermique d'un contact, dont le principe est admis au cricket (Hot Spot, UltraEdge), et donne la disposition en microphones directionnels autour du terrain pour ce qu'elle est, une proposition de ma part.
  • J'écrivais que l'article de Samuelson et Zeckhauser ne parle pas de technologie : il parle de recherche technologique des entreprises. Il ne parle ni d'arbitrage ni de décision automatisée.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : aucune de ces phrases n'entrait dans le type de preuve ni dans la convergence.
  • Le 9 octobre 2026, une même formule présentait comme actuel un constat daté. Le sous-titre, le résumé, les réserves, la décision, l'ouverture, la synthèse, l'exergue de la section 6, la description de l'architecture, le tableau des profils et le schéma sur le seuil écrivaient qu'ailleurs qu'en Premier League la question est d'abord de fixer une marge, ou que la marge y reste à fixer. ESPN écrivait en avril 2025 qu'aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'appliquait de tolérance, et je n'ai pas de source plus récente : le texte le dit maintenant, et ne pose la question que là où c'est encore le cas.
  • J'écrivais en ouverture que le problème n'est pas technique, alors que la décision le dit d'abord réglementaire et que la section 6 nomme une condition de mesure qui invaliderait la thèse du seuil : il n'est pas d'abord technique.
  • J'écrivais que, selon le preprint sur l'incertitude du hors-jeu, une appréciation humaine entre dans la chaîne sans être journalisée, et qu'il faut journaliser ce que fait l'humain. Le preprint écrit que ces journaux existent mais restent inaccessibles aux clubs et aux analystes indépendants : ce qui manque est leur accès.
  • L'encadré et la section 5 décrivaient au présent les paliers de 7 %, 13 % et 20 % et les suspensions de cotation, alors qu'ils viennent du bulletin de la SEC, dans sa version d'avril 2013 : ils passent à l'imparfait, comme le reste de la section.
  • La première entrée de la bibliographie annonçait des communiqués d'adidas et de la FIFA pour Qatar 2022 et pour la Coupe du monde 2026. Le seul document relevé est le communiqué d'adidas du 1er juillet 2022, où la FIFA n'est que citée, et rien dans ce dossier n'établit qu'un communiqué de 2026 existe : l'entrée ne nomme plus que lui.
  • Une phrase sur un accord commercial que j'aurais identifié sur le marché du hors-jeu semi-automatisé, sans en connaître les conditions financières, n'était portée par aucune source de ce dossier : elle sort.
  • L'entrée de Tribuna.com porte désormais son adresse, celle de son relevé, et les réserves comptent trente-sept entrées relevées et cinq non vérifiables en cliquant, au lieu de trente-six et six. L'entrée et la réserve sur le communiqué de l'organisateur de Wimbledon décrivent l'état constaté le 4 septembre 2026 : une redirection vers l'index des actualités du site, la page n'existant plus à cette adresse.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : aucune de ces phrases n'entrait dans le type de preuve ni dans la convergence.
  • Le 9 octobre 2026, une même phrase passait de la Premier League au football tout entier. Le titre, le sous-titre, la description, le résumé, l'ouverture, la synthèse, la décision, l'exergue de la section 6, le cas Torres, le tableau des profils, les réserves et le schéma sur le seuil écrivaient que le football applique déjà une marge, ou que ce qui lui manque est seulement le statut de cette marge. La seule marge appliquée en match que ce dossier documente est celle de la Premier League, et ESPN écrivait en avril 2025 qu'aucune autre ligue équipée du hors-jeu semi-automatisé n'appliquait de tolérance, alors que LaLiga, où se joue le cas Torres, en était équipée selon le même article. Le texte dit désormais que la Premier League applique déjà une marge, et qu'ESPN n'en relevait aucune ailleurs en avril 2025.
  • La décision écrivait que cette marge n'a de conséquence écrite dans aucun des documents relevés ici, alors qu'ESPN la décrit comme un bénéfice du doute accordé à l'attaquant. Ce qui manque, dans les documents relevés ici, est une conséquence écrite par la ligue qui l'applique ; l'article d'ESPN est une estimation de presse, et c'est le seul document relevé ici qui en dise la conséquence.
  • Le passage sur l'assurance paramétrique décrivait un mécanisme et son risque de base, alors qu'aucune source de ce dossier ne porte sur l'assurance : il sort, avec la ligne du tableau 1 et le terme du glossaire qui l'accompagnaient, et la section 5 ne parle plus que de la finance.
  • J'attribuais aux experts interrogés par les auteurs de l'étude sur les capteurs portés la remarque sur la stratégie de chute : elle est des auteurs, qui l'écrivent comme probable. À Wimbledon, les quelque quatre-vingts personnes présentes sur le court sont des assistants sans rôle de décision, pas des officiels. Les 22 % et 40 % du DRS n'étaient pas le seul repère chiffré du dossier. Les montants de la goal-line technology ne sont pas établis par les relais qui me les donnent : David Butler reprend le sien du Daily Telegraph, le Dutch Referee Blog de la BBC, et FanPick ne cite aucune source. Le règlement de l'ICC contient d'autres seuils chiffrés que la distance de projection, comme un quota de deux recours infructueux : seuls ceux du suivi de balle portent sur cette distance, et le deuxième schéma le dit.
  • Les réserves comptaient encore vingt relevés écrits, un chiffre du 30 août, et cinq entrées non vérifiables en cliquant. Sur quarante-deux entrées, trente-six portent un relevé avec ses verbatims, quatre un simple constat d'accès faute d'avoir pu ouvrir le document, dont l'article de Parasuraman et Riley, que son éditeur refuse d'afficher, et deux n'en ont aucun : six entrées ne sont donc pas vérifiables en cliquant. L'entrée de Parasuraman et Riley le signale désormais, et celle de Tribuna.com ne prétend plus qu'aucune adresse n'en a été identifiée.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : aucune de ces phrases n'entrait dans le type de preuve ni dans la convergence, qui reposaient déjà sur la seule page de la Premier League pour la marge appliquée en match.
  • Le 9 octobre 2026, d'autres phrases disaient encore plus que leurs documents. Le texte alternatif du premier schéma et sa description pour lecteur d'écran parlaient des marges de tolérance que le football applique déjà, et de ce qui manque à chacune pour valoir règle : un seul des quatre éléments est une marge appliquée en match. Ils reprennent désormais le titre visible du schéma.
  • Dans le passage sur l'assurance, j'écrivais qu'un écart mesuré à quelques centimètres près n'est pas nécessairement le hors-jeu que l'arbitre aurait sanctionné à l'œil, ce qui faisait de l'œil de l'arbitre la réalité, alors que la section 6 écrit qu'il n'est pas un étalon. Aucune source de ce dossier ne porte sur l'assurance : la précision le dit maintenant avant l'image, et non après.
  • J'attribuais aux auteurs de l'étude sur les capteurs portés le jugement d'une incidence faible : ce sont les experts qu'ils ont interrogés. Selon adidas, le ballon de 2022 renseignait sur l'instant où un joueur touche le ballon, pas sur le point de contact du pied. J'écrivais que les conditions de jeu de l'ICC ne contiennent aucun pourcentage : le document en contient un, hors des clauses du DRS, qui n'en contiennent aucun. Le règlement prévoit aussi le rétablissement d'un recours infructueux quand la technologie a fait défaut, que j'omettais. Le test avec des joueurs réels qui n'a pas encore de critère est le test de placement en trois dimensions, pas tout test avec des joueurs.
  • J'écrivais que la détection par caméras et micros n'avait jamais été testée à l'échelle du football, qu'il n'existe aucune copie archivée de deux articles d'ESPNcricinfo, et que le cas Wimbledon suggère fortement que la légitimité dépend autant du recours que de la précision : aucune source de ce dossier ne documente un tel test, je n'ai trouvé aucune copie, et un incident est seulement compatible avec cette idée. Côté finance, selon le bulletin de la SEC, dans sa version d'avril 2013, seul le mécanisme LULD ouvrait un délai d'observation ; les paliers de baisse du marché suspendaient directement la cotation. Une incise sur un débat public qu'aucune source ne décrit sort, et la croissance de l'erreur sur la trajectoire projetée du cricket est donnée comme ma lecture. Dans les réserves, l'erreur reconnue par Hawk-Eye sur l'élimination de Masood porte désormais la même limite que dans le corps.
  • Le billet sur le coût de la goal-line technology était attribué à « Sports Economics » : il est signé David Butler, sur le site The Economics of Sport. L'entrée Kinexon était dite sans adresse : le communiqué du 1er juillet 2022 est relevé avec son adresse, et il ne cite ni la Coupe du monde ni le hors-jeu. Le sigle du CTA était développé en un nom qu'aucune source relevée n'écrit ; il est présenté comme Sport.es le présente. L'intertitre de la section 3 disait que le cricket ne pose rien sur le joueur ; ses documents ne mentionnent aucun équipement porté, ce qui est plus étroit.
  • Ajouts tirés de documents déjà au dossier : le standard de confiance que le règlement de l'ICC de 2017 impose au troisième arbitre, et la phrase des auteurs de VARS selon laquelle leur système pourrait appuyer ou remplacer le VAR actuel.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : ces phrases n'en modifiaient ni le type de preuve ni la convergence.
  • Le 9 octobre 2026, une nouvelle série de phrases disait plus que leurs documents. La décision écrivait que le seuil n'attend pas un capteur et qu'il est déjà là, la section 6 qu'il n'est pas à créer mais à écrire, alors que l'étape 1 du pilote dit qu'aucun seuil n'est encore fixé. Ce qui existe, ce sont une marge appliquée en match et des seuils internes aux systèmes, sans valeur publiée par l'organisme qui les applique ni conséquence écrite ; la valeur d'un seuil opposable reste à établir par une mesure. Le titre, le sous-titre, la description, le résumé et l'exergue de la section 6 s'alignent sur ce constat.
  • Je décrivais Hot Spot par deux caméras infrarouges fixes de part et d'autre du terrain et le Snickometer par un microphone logé dans les piquets, sur deux entrées sans adresse, et j'en tirais une fonction que des projets de protège-tibia connecté chercheraient à obtenir. Aucun document de ce dossier ne parle de tels projets, ni du nombre ou de l'emplacement des caméras de Hot Spot, ni du fonctionnement du Snickometer. La description repose désormais sur les pages des fournisseurs, BBG Sports pour Hot Spot et Hawk-Eye Innovations pour UltraEdge, qui entrent dans la bibliographie avec leur adresse ; le Snickometer n'est plus que nommé, comme dans le règlement de l'ICC, qui le range parmi les technologies admises sans le décrire.
  • J'écrivais qu'après un coupe-circuit de marché la cotation reprend au bout de quinze minutes selon des règles écrites, que la réouverture passe par les procédures et les enchères de la place de cotation, et qu'aucun humain ne reprend la main. Le bulletin de la SEC, dans sa version d'avril 2013, ne décrit pas la reprise ; la page de la NYSE ne décrit ni réouverture ni enchères, et aucun des deux ne dit qui décide.
  • Sur le cas Torres, j'écrivais que le CTA avait ratifié la décision par communiqué et précisé lui-même que la validation ne s'appuie pas sur la recréation virtuelle, sur un hors-jeu d'une largeur d'épaule, et que Torres interpellait la ligue et son président. Sa position n'est connue que par Sport.es, qui relaie la Cadena COPE et parle d'une partie de l'épaule ; Marca cite LaLiga et Javier Tebas sans lui donner de fonction.
  • J'écrivais que les championnats nationaux doivent sélectionner l'image de frappe à la main : c'est ce qu'écrit l'auteur du preprint, et la Premier League écrit le contraire pour son propre système. J'avais retiré faute de source une erreur de placement des lignes en Premier League en 2023 : ESPN la rapporte, en février 2023, et elle revient.
  • D'autres détails dépassaient leurs documents : une calibration par iPhones qu'ESPN ne mentionne pas, un calendrier match par match que Sky Sports ne retrace pas, une trajectoire de la recherche qui s'éloignerait de l'humain alors que les auteurs de SoccerRef-Agents jugent un arbitre entièrement autonome hors d'atteinte, un atelier CVSports en 2024 pour X-VARS, un numéro de volume pour les actes d'ISACE 2026 qu'aucun registre ne porte, un centre de contrôle vidéo allemand sans source, la date de l'article de la BBC, le mois de l'erreur reconnue sur l'élimination de Masood, une transposition de l'assurance à tout système à seuil, une absence d'étude affirmée au-delà de ce dossier, un intertitre qui parlait d'autorité totale, et deux applications de biais cognitifs prêtées à des auteurs qui n'en parlent pas.
  • Ajouts tirés de documents déjà au dossier : la condition de la Loi 4, qui ne vise que les EPTS fournis par l'organisateur ; le financement par la FIFA de l'étude sur les capteurs portés ; le repli sur les réticules lors d'un match de FA Cup du 1er mars, que mon étape 2 prend pour modèle ; la mesure du score de X-VARS par ChatGPT-3.5 ; les dates du plan LULD sur la page de la NYSE.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : ces phrases n'en modifiaient ni le type de preuve ni la convergence.
  • Le 9 octobre 2026, six passages disaient plus que leurs documents. Le titre écrivait que le seuil n'a pas de statut : le constat porte sur la page de la Premier League et sur le manuel de test de la FIFA, qui ne lui en donnent pas de publié, et ESPN décrit pour la ligne épaissie un bénéfice du doute d'environ 5 centimètres accordé à l'attaquant.
  • Le texte s'ouvrait sur un débat qui porterait sur un arbitrage entièrement piloté par la donnée, capteurs de choc, signatures radio et tissus connectés, et qui tiendrait presque toujours la question du seuil pour non posée. Aucune source de ce dossier ne décrit ce débat ni ne mesure ce qu'il suppose : les deux phrases sortent.
  • J'écrivais qu'un joueur ne dépense un recours au cricket que sur ce qu'il juge déjà serré, et que l'immense majorité des décisions non contestées échappe au taux de renversement. Davis décrit des recours lbw plus spéculatifs et un usage qui croît quand les équipes anticipent la remise à zéro de leur compteur, et aucune source de ce dossier ne donne la part des décisions contestées dans l'ensemble. La section 3, la section 6 et la réserve qui disaient cette population pré-filtrée vers les cas serrés s'en tiennent à une population choisie par les joueurs.
  • L'exergue de la section 6 et sa suite disaient le statut du seuil laissé aux fournisseurs. La ligne épaissie relève d'une approche de la Premier League, et aucune source n'attribue ce statut aux fournisseurs.
  • Le tableau des profils disait le seuil et l'autorité compatibles avec la réglementation actuelle, alors que la décision parle d'un travail d'écriture réglementaire et que le pilote prévoit une ratification par l'IFAB. Il disait aussi qu'un taux de 100 % sans méthode publiée produit l'effet inverse de celui recherché, effet qu'aucune source ne mesure.
  • Le schéma sur l'umpire's call donnait les deux seuils de distance du règlement de l'ICC sans dire qu'ils ne valent que pour la revue d'une décision Not out, et sa légende faisait de la position du centre de la balle le critère de tout renversement, alors qu'il ne vaut que sur l'impact et le guichet. L'erreur reconnue par Hawk-Eye sur l'élimination de Masood était datée de décembre 2014 : aucun document ouvert ne porte le mois, seule l'année reste.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : ces phrases n'en modifiaient ni le type de preuve ni la convergence.
  • Le 8 octobre 2026, la pièce comptait de trois façons différentes les passages qui portent la thèse : deux documents en trois passages dans l'ouverture, qui en énumérait pourtant quatre, une marge, un critère et un seul indice dans le premier schéma, une marge et deux indices ailleurs. Ils sont nommés partout de la même façon : une marge appliquée en match, un critère d'essai, deux indices internes, l'abstention faute de confiance et les seuils de distance d'alerte que le manuel de la FIFA fait consigner sans valeur. Le premier schéma et le premier tableau gagnent la ligne qui leur manquait.
  • Le schéma sur le seuil écrivait qu'aucun des documents du football relevés ici ne dit quelle marge s'applique ni ce qu'elle change, alors qu'il cite lui-même ESPN, qui l'estime à environ 5 centimètres accordés à l'attaquant au bénéfice du doute. Le constat porte sur la page de la Premier League et sur le manuel de la FIFA.
  • J'écrivais qu'à Wimbledon un repli sans signalement de la panne ne sert pas, alors que l'arbitre de chaise, sans savoir le système hors service, a tranché deux des trois points. Il ne suffit pas, ce qui est plus étroit.
  • La figure 1 disait l'effectif total des décisions lbw publié nulle part, et que l'ICC ne publie pas ces données. Aucune source de ce dossier ne donne cet effectif, et ce dossier ne permet aucun constat sur ce que l'ICC publie : la phrase sur l'ICC sort.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : ces phrases n'en modifiaient ni le type de preuve ni la convergence.
  • Le 8 octobre 2026, quatre passages disaient encore plus que leurs documents. La décision et la section 6 écrivaient que seul le couloir d'essai de la FIFA porte une valeur publiée, alors que le résumé cite pour la ligne épaissie l'estimation d'ESPN, environ 5 centimètres, sans source citée : ce qui manque est une valeur publiée par la ligue qui l'applique.
  • L'encadré de la section 5 écrivait que ce qui se passe pendant la pause d'un marché, et non une décision humaine, détermine si la cotation reprend. Le bulletin de la SEC, dans sa version d'avril 2013, donne les seuils, les durées de suspension et la fermeture de séance ; il ne décrit pas la reprise de la cotation, ni qui la décide. L'encadré s'en tient à ce qu'il décrit.
  • J'écrivais que le preprint sur l'incertitude du hors-jeu établit qu'aucun exploitant ne publie la sienne. Il ne mesure pas ce que publient les exploitants : le constat porte sur la page de la Premier League et sur celle de la FIFA relevées ici.
  • La note d'indice comptait l'estimation de presse dans le fait central tout en disant ce fait porté par deux documents, et disait la marge appliquée en match portée par la seule page de la ligue, que reprend pourtant ESPN. L'estimation sort du fait central, et cette reprise est dite.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : ces phrases n'en modifiaient ni le type de preuve ni la convergence.
  • Le 8 octobre 2026, plusieurs phrases étendaient encore leur constat au-delà de leurs documents. Le sous-titre, le résumé, la décision, le premier tableau et la synthèse écrivaient qu'aucun des éléments relevés au football n'a de conséquence écrite ou de statut : le constat ne porte que sur la page de la Premier League et sur le manuel de test de la FIFA, et ESPN décrit la ligne épaissie comme un bénéfice du doute accordé à l'attaquant. La description disait le seuil « jamais » publié comme une règle opposable : le constat porte sur les documents relevés ici.
  • Le résumé et la section 2 passaient du contact entre le pied et le ballon, dont le manuel de la FIFA mesure l'instant, au contact en général. Parmi les contacts, seul l'instant de frappe du ballon a un protocole de mesure dans ces documents d'homologation ; ni la détection d'un contact entre joueurs ni son caractère fautif n'en ont.
  • Sur le cas Torres, j'écrivais qu'un statut de la marge n'aurait rien changé à la décision, une phrase après avoir écrit qu'on ne savait pas ce qu'il aurait changé. Aucune des sources consultées ne publie l'écart mesuré : on ne peut pas le dire.
  • Le critère de réussite du manuel de la FIFA était donné, dans la liste des sources, comme une part de scénarios réussis : c'est une part de scénarios soumis, au moins 95 %, sans aucun échec, ou à défaut une voie à points. Le couloir de plus ou moins 0,20 m y figurait deux fois.
  • J'écrivais que Wimbledon ne montrait pas qu'un canal de contestation manquait, puisqu'il existait : ce qui existait, et que l'organisateur dit avoir été suivi, c'est le repli sur l'arbitre de chaise, et la contestation par les joueurs, elle, avait été supprimée.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : ces phrases n'en modifiaient ni le type de preuve ni la convergence.
  • Le 8 octobre 2026, cinq passages attribuaient ou étendaient plus que leurs documents. J'attribuais à Cricket365 un temps de contestation limité et un nombre de recours plafonné : ni l'un ni l'autre n'y figure, le recours limité vient de The National, et Cricket365 propose surtout l'umpire's call pour les hors-jeu serrés, ce qui pose déjà le principe d'une zone trop serrée pour la technologie, alors que j'écrivais qu'aucun des deux textes ne traitait cette question.
  • Le chiffre de 2,2 mm sur les mesures de Hawk-Eye venait d'un article que je n'ai pas ouvert, et aucun autre document de ce dossier ne le rapporte : il sort.
  • J'écrivais que la détection du cricket porte sur un contact entre deux personnes ; elle porte sur un contact entre la balle et la batte ou le batteur.
  • J'écrivais que les trois éléments relevés au football manquent tous d'une valeur publiée ; le couloir de la FIFA en a une, d'essai. Ce qui leur manque à tous, c'est une conséquence écrite et une distance limite écrite.
  • Je prêtais à l'homologation du hors-jeu des rapports publiés, qui sont ceux des systèmes de suivi EPTS, et j'étendais à toute la certification une réserve que la FIFA écrit pour son seul test de sécurité.
  • L'indice de solidité de la preuve ne change pas : aucune de ces phrases ne portait le constat central.
  • Le 8 octobre 2026, une troisième série de phrases se contredisait d'une section à l'autre. J'écrivais qu'un capteur externe au joueur ne sait pas qualifier un contact entre deux joueurs, et que la faute n'a aucun protocole de test publié, alors que les trois travaux académiques que je cite classent des fautes à partir de vidéo sur leurs propres bancs : ce qui manque, dans les documents relevés ici, est un protocole d'homologation.
  • J'écrivais que le second taux de Davis, 27 %, portait sur les seuls recours où l'umpire's call n'est pas intervenu, et que son écart avec 22 % venait du dénominateur. Sa phrase ne fixe pas ce dénominateur : je n'en tire plus aucune lecture, et la figure 1 ne l'affirme plus.
  • J'écrivais qu'aucune de mes sources ne couvre les autres tournois passés à l'appel électronique des lignes. La BBC cite l'US Open et l'Open d'Australie, que j'avais retirés à tort ; je n'en ai pas relevé les dates.
  • La détection par caméras et micros n'était pas « jamais testée » au football : aucun test à cette échelle n'est documenté dans les sources de cette analyse, ce qui est un constat plus étroit.
  • L'indice de solidité de la preuve passe de 28 à 16. Le barreau du faisceau de sources primaires convergentes demande des sources indépendantes qui se recoupent sur le fait allégué ; ici, chaque élément tient à un seul document, la marge appliquée en match repose sur la seule page de la ligue qui l'exploite, et la réponse de la pièce est une transposition jamais assemblée. Le barreau qui correspond est celui de la démonstration isolée ou de la transposition analogique.
  • Le 8 octobre 2026, une seconde série de phrases disait plus que ses documents. Le sous-titre, la description, le résumé, la décision, la note d'indice et le titre du premier schéma présentaient le couloir de plus ou moins 25 centimètres comme la preuve d'un seuil interne aux systèmes : c'est un critère d'acceptation d'un essai d'homologation contrôlé, hors match. Ce qui porte un seuil dans les systèmes, c'est la phrase du manuel sur l'abstention faute de confiance et les seuils de distance d'alerte qu'il fait consigner dans le rapport de test sans en donner la valeur.
  • J'écrivais que la Premier League ne dit jamais de combien sa ligne est épaissie : le constat ne porte que sur sa page.
  • La description s'ouvrait sur un débat public qui tiendrait le problème du seuil pour non posé. Aucune source ne mesure ce débat, et deux de celles que je cite, Cricket365 en 2019 et le preprint de décembre 2025, proposent déjà une règle : la phrase sort.
  • Le résumé disait que Wimbledon montre ce que devient la légitimité d'une décision ; un incident l'illustre, il ne le montre pas.
  • La décision faisait de l'incertitude par décision le point qui tranche la faisabilité. Aucune source ne compare les postes de coût : la proposition sort.
  • Mon objection au chiffre de 34 centimètres ne tombe que pour la cadence d'images. Sur le nombre de caméras, elle reste ouverte : le terme spatial repose sur une vidéo supposée couvrir toute la largeur du terrain, et aucune source ne mesure ce qu'un dispositif à jusqu'à trente caméras y change.
  • Trois étiquettes de niveau de preuve chapeautaient un communiqué, une tribune et un bulletin, pas des données : elles deviennent « Ce que le rapport écrit ».
  • Je n'ai pas atteint le texte du CTA : le constat sur l'écart du but de Torres porte désormais sur les sources consultées et sur sa position telle que Sport.es la rapporte, et non plus sur le CTA lui-même.
  • Le 8 octobre 2026, plusieurs phrases disaient plus que leurs documents. Le résumé niait que le manuel de test de la FIFA porte sur l'instant de frappe, alors qu'il le définit et le mesure. J'écrivais que personne ne sait de combien la ligne épaissie de la Premier League élargit le hors-jeu : la ligue n'en publie pas la valeur, mais ESPN estime à environ 5 centimètres le bénéfice du doute que ces lignes accordent à l'attaquant. Le critère de 95 % du manuel est une part de scénarios soumis à l'analyse, sans échec admis, et non une part de scénarios réussis ; une seconde voie, à points, tolère des lignes hors du couloir.
  • La règle de distance du cricket ne vaut que pour la revue d'un Not out, dans la version de 2017 du règlement de l'ICC ; je l'étendais à toute décision de l'instrument. Le constat d'absence porte sur la page de la Premier League et le manuel de la FIFA, pas sur tout le football. À Wimbledon, l'arbitre de chaise restait en repli : ce qui a disparu, c'est le recours des joueurs et les juges de ligne, pas tout recours humain. Le même règlement de l'ICC liste Hot Spot et le Snickometer parmi les technologies admises, contrairement à ce que j'écrivais. Les coupe-circuits de marché décrits par le bulletin de la SEC, dans sa version d'avril 2013, ne suspendaient pas automatiquement la cotation : ils déclenchaient une pause ou une suspension selon des règles écrites.
  • Huit entrées portaient leur adresse dans la liste des citations mais pas dans la bibliographie du corps : alignées. Il reste cinq entrées sans adresse et trois adresses non ouvertes, huit au total et non dix-neuf. Un accord commercial nommé dans les réserves sans source versée en sort, et l'écart de coût entre hors-jeu semi-automatisé et goal-line technology redevient une hypothèse.
  • L'indice de solidité de la preuve passe de 41 à 28. La convergence était notée modérée alors que deux des trois éléments de la thèse viennent du même document, le manuel de test de la FIFA, et que les autres ne portent pas sur le même objet : elle est déclarée non mesurable. Le preprint qui propose une règle voisine ne corrobore pas le constat, et l'analyse indépendante du cas Torres juge seulement que l'image publique ne prouve pas le hors-jeu.
  • Huit des seize entrées de bibliographie sans adresse en ont retrouvé une, vérifiée en ouvrant chaque page : le communiqué d'adidas de 2022 sur le ballon connecté, deux articles sur la panne du système de ligne électronique à Wimbledon en juillet 2025, trois articles espagnols sur le but refusé à Ferran Torres contre le Celta de Vigo en avril 2026, l'analyse indépendante qui conteste la preuve publique de ce hors-jeu, et un comparatif entre le DRS du cricket et le VAR du football. Les huit autres, dont Kinexon, la description technique de Hot Spot et du Snickometer, et la déclaration du comité arbitral espagnol, n'ont pas d'adresse retrouvée avec une certitude suffisante et restent sans URL. La phrase qui présentait deux entrées de bibliographie comme également sans adresse sur le point du Mondial 2026 est corrigée : une seule des deux, Kinexon, l'est encore.
  • Où en sont les deux notes après tout ça. L'indice de solidité de la preuve reste à 41, et c'est la règle de l'échelle qui l'impose, pas ma prudence : l'axe du type de preuve plafonne au barreau médian dès que l'affirmation centrale repose sur des documents de parties prenantes, et la marge appliquée comme le couloir d'homologation sont établis par la Premier League et par la FIFA sur leurs propres dispositifs. L'échelle ajoute que le seul moyen de repasser au-dessus est d'aller chercher un dispositif tiers, pas d'ouvrir davantage de documents de fournisseurs. J'en ai ouvert douze de plus aujourd'hui : ça ne pouvait pas faire monter cet axe, et ça ne l'a pas fait. Seule la note qui justifie ce score a changé, parce qu'elle était fausse.
  • Ma note de qualité reste à 74. Deux lectures de contrôle isolées ont mesuré 75 puis 74 sur deux états antérieurs, et toutes deux ont recalé la pièce sur l'exactitude factuelle, qui n'est pas compensable. Les défauts qu'elles ont nommés sont corrigés, et je les ai chacun revérifiés au document. Mais aucune lecture n'a mesuré l'état actuel, et je ne remonte pas une note par auto-évaluation : 74 est la dernière valeur mesurée, elle reste affichée telle quelle, et la pièce reste sans validation.
  • Une seconde lecture de contrôle a confirmé que les deux corrections précédentes tenaient, et a trouvé trois défauts que j'avais laissés. Le pire était dans l'indice de solidité de la preuve, que j'avais oublié en reformulant la thèse : il comptait encore trois marges, et il affirmait qu'aucun des quatre textes primaires n'écrit de conséquence sur la décision de terrain, alors que le règlement de l'ICC l'écrit et que c'est justement de là que vient tout l'argument.
  • Je me trompais sur l'économie de recours du cricket. J'écrivais qu'un recours maintenant la décision de terrain n'était pas décompté ; le règlement dit l'inverse, tout maintien compte comme infructueux, sauf le seul recours en lbw maintenu uniquement sur la base d'un umpire's call. Deux recours infructueux par manche et par équipe.
  • Le manuel de test de la FIFA porte les deux affirmations les plus neuves de cette pièce et son adresse ne menait pas à lui. Elle mène désormais au document lui-même, dont le texte est conservé dans le dépôt comme celui des autres pièces portantes. Ses valeurs sont rendues complètes : deux tolérances, et un critère de réussite fondé sur 95 % de scénarios soumis sans échec.
  • Retirés faute de source dans ce dossier : un second élargissement de la zone des piquets, la configuration du ballon du Mondial 2026, une erreur de tracé en Premier League en 2023, l'attribution nominative d'un biais cognitif, et l'explication de la position de Roland-Garros par la trace sur la terre battue, qui redevient ma lecture.
  • Deux entrées de bibliographie étaient muettes sans le dire, ce qui rendait faux mon propre engagement à signaler chaque entrée sans adresse. Corrigé.
  • La description de Hot Spot et du Snickometer s'appuie sur deux entrées sans adresse ouvrable. La brique Détection est donc la seule des trois dont je ne peux produire aucun document, et la section 3 le dit maintenant.
  • Une lecture de contrôle isolée a noté cette version 75 sur 100 et l'a recalée sur le critère d'exactitude factuelle, qui n'est pas compensable. Elle avait raison sur les trois points, et je les corrige ici.
  • Je retirais ce matin une citation attribuée nominativement à la direction de Roland-Garros, avec une date et des guillemets, en écrivant dans ce même journal qu'elle était retrouvée et signée. Aucune entrée de ma bibliographie ne la porte et je ne l'ai pas retrouvée. Sur un site dont le sujet est la traçabilité, une citation sans source se retire, elle ne se reformule pas.
  • La panne de Wimbledon a duré trois points, pas un jeu entier, et la source que je cite le dit en toutes lettres. Corrigé dans le texte et dans la frise. La localisation « sur une partie du court » n'était portée par aucune source : retirée.
  • Le compte de « trois marges » qui portait la thèse était un amalgame. Un seul de ces trois éléments porte sur des décisions réelles, la ligne épaissie de la Premier League. Le deuxième est un critère d'acceptation d'un essai d'homologation contrôlé, hors match, ce que j'écrivais tout en le comptant quand même. Le troisième n'est pas une marge : c'est une phrase de conception de protocole, qui n'institue aucun droit mais tient pour acquis qu'un système soumis au test peut s'abstenir. Les mots « droit », « inscrit » et « reconnaît » sortent de toutes les surfaces, y compris du schéma, qui circule seul.
  • Le titre annonçait une leçon de la finance que la section 5 lui avait retirée. Il change.
  • Mes propres comptages de bibliographie étaient périmés : quarante-deux entrées, seize sans adresse, trois de plus dont l'adresse ne s'ouvre pas.
  • Deuxième passe du 30 août, consacrée aux sources que je citais sans les avoir ouvertes. Une douzaine récupérées et lues en entier, et deux défauts qui ne pardonnent pas : deux adresses de ma bibliographie étaient ouvrables et menaient à un tout autre article que celui annoncé, l'étude sur les capteurs portés vers un travail sur les vibrations en cyclisme, l'analyse sur la légitimité vers un texte sur le retrait de Lafarge de Syrie. Les deux sont corrigées.
  • Je retire trois précisions que j'avais publiées le matin même sur l'erreur de projection de 2014 : elles venaient d'un article d'ESPNcricinfo que je n'avais pas ouvert, qui ne s'ouvre pas depuis chez moi et dont je n'ai trouvé aucune copie archivée. Le chiffre de 2,2 mm venait du même éditeur et se trouvait dans le même cas.
  • Je retire la date de 2019 que j'attribuais à l'extension du programme d'homologation EPTS. La page de la FIFA ne la porte pas, et aucune autre source de ce dossier ne l'établit. À la place, ce que la page dit vraiment, y compris cette phrase qui sert mon propos mieux que la mienne : l'agrément du matériel ne vaut pas approbation de la qualité de l'information produite.
  • L'étude sur les capteurs portés est décrite avec ses effectifs réels : 142 joules avec le boîtier contre 6 sans, mais sur neuf essais contre quatre, treize seulement des vingt-cinq lâchers ayant satisfait aux critères d'inclusion.
  • Les trois travaux académiques sont désormais lus en texte intégral et non par leur résumé. Le constat est net : « threshold » et « uncertainty » y ont zéro occurrence, dans les trois. Et dans le plus récent, celui qui tranche s'appelle le Chief Referee Agent, sans arbitre humain dans la chaîne.
  • Détail vérifié qui vaut d'être dit : les trente caméras du dispositif anglais sont des iPhones de modèle 14 ou plus récent, fixés sous les toits des vingt stades.
  • Vingt entrées de bibliographie sur quarante-deux portent maintenant un relevé écrit avec ses verbatims, contre neuf la veille.
  • Je reprends la thèse, et c'est la révision la plus lourde depuis la publication. J'écrivais que le football n'avait pas encore posé le problème du seuil de confiance. Ses propres documents disent le contraire, et je les citais déjà sans les avoir lus jusqu'au bout : la Premier League reconduit des lignes épaissies introduites en 2021/22, le manuel de test de la FIFA homologue une ligne de hors-jeu contre un couloir de plus ou moins 25 centimètres, que sa voie à points permet de dépasser par endroits, arpenté au théodolite, et ce même manuel écarte les cas serrés pour éviter qu'un système ne rende pas de décision faute de confiance suffisante. La thèse devient donc celle-ci : les marges existent, c'est leur statut qui manque.
  • Ce que le cricket apporte est requalifié en conséquence. Ce n'est pas l'idée d'une marge, c'est le couple que son règlement lui attache : une conséquence écrite sur la décision de terrain, et une distance limite chiffrée au-delà de laquelle l'instrument ne peut plus renverser une décision de terrain favorable au batteur, un Not out.
  • Le preprint dont je tire les 34 centimètres propose déjà, depuis décembre 2025, une règle voisine de celle que je présentais comme mon apport : « trop serré pour trancher », bénéfice du doute à l'attaquant, recours des clubs sous 48 heures devant un panel indépendant. Je le dis là où ça se voit plutôt que de le laisser découvrir.
  • Mon objection à ce même chiffre était fausse. Le détail du calcul donne 16 centimètres de terme temporel, 28 de terme spatial, 10 de calibration : le terme dominant n'est pas la cadence d'images, et doubler celle-ci ramènerait le total à environ 31 centimètres. Les 50 images par seconde sont celles que l'auteur attribue au dispositif de la FIFA, et il exclut lui-même le ballon connecté du périmètre des championnats nationaux.
  • L'étape 1 du pilote appelait « calibration » une comparaison à la décision de l'arbitre. Ce n'en est pas une : l'arbitre n'est pas un étalon, c'est la grandeur que le système est censé corriger. L'étape produit désormais deux jeux distincts, un budget d'erreur mesuré contre une référence d'exactitude supérieure, sur le modèle du protocole de la FIFA, et une distribution des désaccords qui documente l'usage sans pouvoir fonder un seuil.
  • Le sous-titre disait « transposables au football dès aujourd'hui » quand les réserves disaient « jamais testé comme système intégré » et que l'indice de preuve annonçait une réplication nulle. Les trois surfaces sont remises d'accord.
  • Le sourçage du cas Torres était présenté comme mon niveau habituel. C'est le plus faible de la pièce : deux des trois titres, Mundo Deportivo et Sport.es, couvrent un grief du club lésé, et le communiqué du comité des arbitres ne m'est parvenu que par ses relais.
  • Quatre relevés de source s'ajoutent au dossier, dont trois documents que je citais sans les avoir ouverts. Le communiqué de l'organisateur de Wimbledon, lui, ne s'ouvre pas depuis chez moi : ce que je lui attribue vient d'une dépêche d'agence, et l'entrée bibliographique le dit maintenant.
  • Wimbledon a corrigé dans l'autre sens que ce que je recommandais : l'organisateur a retiré aux opérateurs la possibilité de désactiver le suivi de balle et a écarté le retour des juges de ligne. Je le verse au dossier parce que ça contrarie ma conclusion.
  • Précisions ajoutées, chacune tirée d'une source déjà citée : la zone des piquets a été élargie deux fois et s'accompagne d'un budget de recours limité ; l'erreur de projection de 2014 venait d'une saisie d'opérateur et n'aurait pas changé l'issue ; les sept matchs du précédent anglais sont un nombre de stades équipés, pas un dimensionnement d'essai ; les points de validation humaine sont aussi un endroit où une appréciation entre sans que ses journaux soient accessibles aux clubs ou à un analyste indépendant ; la Premier League écrit elle-même que sa technologie ne change pas l'exactitude des décisions.
  • L'indice de solidité de la preuve passe de 19 à 41. L'axe du type de preuve monte parce que l'affirmation centrale a changé de nature : elle ne repose plus sur un assemblage jamais monté, mais sur quatre textes primaires indépendants qui se recoupent sur un constat d'absence. Il plafonne à ce niveau parce que deux des trois marges sont établies par des documents de parties prenantes.
  • Ma note de qualité reste à 74 et la pièce reste sans validation. La note de 74 avait été mesurée par une lecture de contrôle isolée ; aucune n'a été refaite sur cette version, et je ne remonte pas une note par auto-évaluation, ce serait exactement le défaut que ce site prétend traquer.
  • Un troisième schéma est ajouté : une marge appliquée en match, un critère d'essai, deux indices internes, et ce qui manque à chacun.
  • Une lecture de mes sources en entier a montré que six phrases publiées le 30 août étaient fausses ou non soutenues, et je les corrige le jour même. La principale est de moi : j'avais écrit que l'auteur de l'analyse des recours DRS ne publiait pas l'effectif permettant de trancher entre deux lectures d'un chiffre, alors qu'il le donne une phrase plus haut.
  • La FIFA publie bien une tolérance chiffrée, un couloir de plus ou moins 25 centimètres pour homologuer un système de hors-jeu. J'écrivais qu'aucune mesure publiée n'existait. C'est un critère d'homologation et non un seuil de décision en match, mais ma formulation était fausse.
  • L'étude sur les capteurs portés est un essai sur mannequin de choc, pas une mesure sur des joueurs. Le protocole est maintenant décrit.
  • À Wimbledon, l'arbitre de chaise pouvait trancher et l'avait fait sur les deux points précédents ; le protocole de repli existait et, selon l'organisateur, a été suivi. J'en tirais l'inverse. L'arbitre en question est un homme, et je l'écrivais au féminin.
  • La déclaration de Roland-Garros sur la fiabilité du système, que j'annonçais retrouvée et datée, ne l'était pas : aucune entrée de la bibliographie ne la porte. Elle est retirée le 2026-08-30.
  • L'auteur du preprint sur l'incertitude déclare une affiliation commerciale sur l'objet même de sa recommandation. Sa source passe en partie prenante.
  • Reste ouvert, et je le dis plutôt que de le taire : la même lecture montre qu'un seuil de confiance existe déjà à l'intérieur des systèmes certifiés, que la Premier League applique des lignes épaissies depuis 2021-2022, et que le preprint que je cite proposait déjà en décembre 2025 une règle de seuil voisine de celle que je présente comme mon apport. Ma thèse d'un problème que le football n'aurait pas posé ne tient pas telle quelle. Je la reprends, et cette pièce restera en dessous de sa barre de publication tant que ce ne sera pas fait.
  • Ma description de la règle de l'umpire's call était fausse. Le règlement de l'ICC ne pose aucun seuil de 50 % de la balle : le critère y est la position du centre de la balle par rapport à la limite de la zone, le pitching ne connaît pas d'umpire's call, et les seuls seuils chiffrés du dispositif portent sur la distance de projection (300 cm, ou 250 à 300 cm avec un rebond à moins de 40 cm). La brique importée du cricket est reformulée sur ces bases.
  • J'ajoute le second taux que porte la même source, 27 % de renversements parmi les seuls recours où l'umpire's call n'est pas intervenu, contre 22 % sur l'ensemble. Je l'avais d'abord présenté comme la mesure de l'effet du seuil : les deux taux ne portent pas sur la même population et l'écart peut venir du seul dénominateur, donc je ne l'affirme plus.
  • Mes sources portent désormais leur adresse et leur degré d'indépendance. Dix-sept entrées sur quarante et une restent sans adresse ouvrable, et elles sont signalées une par une.
  • « La FIFA impose » devient « la FIFA décrit », et le périmètre est ramené aux compétitions FIFA. L'obligation de fiabilité de la Loi 4 est rendue à son périmètre exact, les données transmises vers la surface technique.
  • J'ajoute la limite que je passais sous silence sur l'étage autorité : sur les situations de hors-jeu nettes, le système envoie aussi une alerte sonore automatique directement au terrain. La chaîne n'est donc pas uniformément mesure, validation, décision, et généraliser cet étage demande plus de travail que je ne le laissais entendre.
  • La finance sort de la liste des briques recombinées. La section 5 lui avait déjà retiré ce qu'on lui prête d'ordinaire, et ce qu'il en reste, le cricket le fournit mieux : la garder au rang de brique était une incohérence avec ma propre section.
  • Je ne présente plus l'architecture comme réutilisable pour tout sport : rien ici ne l'éprouve ailleurs qu'au football.
  • Les affirmations qu'aucune source de ce dossier ne portait sont retirées ou ramenées à la première personne : projet SAAD, bascules de l'Open d'Australie et de l'US Open, coupure électrique à Wimbledon, accord commercial nommé, Bundesliga et Ligue 1, obstacles réglementaires au capteur porté.
  • L'incident de tracé de 2023 en Premier League est explicitement daté d'avant l'arrivée du hors-jeu semi-automatisé : il documente une limite du dispositif remplacé, pas du dispositif décrit.
  • La brique assurance n'est adossée à aucune source de ce dossier. Elle redevient une analogie de raisonnement et sort de la liste des briques recombinées.
  • Ma note de qualité descend de 92 à 74, et la pièce perd donc son statut de validation. Ce n'est pas une dévaluation cosmétique : une lecture de contrôle a mesuré 74 après correction, et publier 92 reviendrait à afficher une note que rien ne soutient. Le sujet reste, à mes yeux, assez utile pour rester en ligne pendant que je le reprends.
  • Les trois figures sont refaites. Celle du seuil football portait encore « seuil proposé : 34 cm, incertitude documentée du SAOT », une lecture que le texte avait retirée en août : elle devient un schéma sans valeur de seuil, que le lecteur peut déplacer lui-même.
  • La littérature académique sur l'arbitrage automatisé qui me manquait est intégrée (VARS 2023, X-VARS 2024, SoccerRef-Agents 2026). L'apport de l'architecture DSA porte désormais sur la gouvernance d'une mesure incertaine, pas sur l'automatisation du jugement.
  • Ma description des coupe-circuits de marché américains était fausse : la reprise obéit à des règles prédéfinies et aux procédures de la place de cotation, pas à une autorité humaine libre de décider. Mon exemple d'autorité humaine est maintenant pris dans le hors-jeu semi-automatisé lui-même.
  • Les 34 cm d'incertitude sont un résultat de modélisation issu d'un preprint. Ils ne servent plus de seuil de décision.
  • Les taux de renversement DRS de 22 % et 40 % sont mesurés sur une population de recours pré-filtrée. Ce ne sont pas des taux d'erreur du système.
  • L'étape 1 du pilote devient une phase de calibration qui produit la distribution des écarts, à la place d'un seuil de divergence « à un chiffre » que rien ne fondait.
  • L'homologation EPTS est décrite à jour : extension du FIFA Quality Programme aux tests de performance en 2019, exigence de fiabilité de la Loi 4.
  • Ma conclusion budgétaire est affaiblie : aucun nouvel équipement de capture dans un stade déjà équipé, mais coûts d'intégration, de validation et d'exploitation inconnus.
  • La détection distante de contact du cricket redevient une preuve de concept, dont la transférabilité au football reste à établir.
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Axel Morel

Axel Morel · Fondateur & analyste, Probans

Développe une méthode d'analyse destinée à distinguer ce que les preuves établissent, ce qu'elles suggèrent et ce qu'elles ne permettent pas de conclure, puis à traduire cette distinction en décisions professionnelles.

Choix du sujet, direction de la rédaction, validation ou modification des sources, validation et retravail du texte et des illustrations : Axel Morel. Rédaction, choix des sources initiales et plan de rédaction initial : assistance IA.

Responsabilité éditoriale : Axel Morel. Recherche et rédaction assistées par IA selon la méthodologie Probans, sources vérifiées avant publication. Charte éditoriale.

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