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Dossier · Intelligence artificielle

La confiance d'un pays dans l'IA dit-elle quelque chose de sa gouvernance de l'IA ?

Ces deux enquêtes ne permettent pas de le dire : l'étude KPMG-Melbourne publie bien, pour chacun de ses 47 pays et juridictions, la part de personnes jugeant la régulation actuelle suffisante (Figure 25), mais c'est un jugement déclaré, pas une mesure de la gouvernance, et le baromètre Edelman, dans les passages relevés, ne publie pas ce croisement. Elles ne mesurent pas la même chose : KPMG et l'université de Melbourne interrogent 48 340 personnes dans 47 pays et juridictions entre novembre 2024 et la mi-janvier 2025, Edelman publie un classement de confiance dans l'IA sur 28 marchés. Ce dossier examine ce que chacune établit et ce qu'une entreprise multi-pays peut en tirer.

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Confiance dans l'IA : 58 % et 46 % ne répondent pas à la même question
L'étude Trust in AI de l'Université de Melbourne et KPMG mesure la confiance par deux échelles distinctes, administrées dans le même questionnaire : l'une juge les systèmes d'IA, l'autre demande de s'y fier. L'étude publie entre elles une association forte, r = .79.
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Bibliographie et lexique

Bibliographie

I source primaire indépendante · S secondaire spécialisée · P partie prenante ayant un intérêt commercial sur le sujet traité.

Lexique

Trust in AI (KPMG/Université de Melbourne)↗
Étude mondiale conçue par l'Université de Melbourne et publiée avec KPMG en 2025, qui mesure la confiance, les attitudes et l'usage de l'intelligence artificielle auprès de 48 340 répondants dans 47 pays, collecte novembre 2024 à mi-janvier 2025.
Modification apportée · mis à jour le 1 octobre 2026

Correction du 1er octobre 2026. J'écrivais qu'aucune ventilation par pays n'existait chez KPMG. C'était faux : la Figure 25 du rapport, au folio 50, donne pour chacun des 47 pays et juridictions la part de personnes jugeant la régulation et les lois actuelles suffisantes, de 23 % en Finlande, au Japon et en Nouvelle-Zélande à 73 % en Inde, avec les Émirats arabes unis à 68 %. Le folio 48 donne aussi 37 % contre 55 % pour les économies avancées et émergentes, et une corrélation de r = .67 avec la confiance, sans que le rapport dise à quel niveau elle est calculée. Le chapô, la réponse, la synthèse, la description et la note d'indice le disent maintenant. Pour le baromètre Edelman, je n'écris que ce que j'ai relevé : dans les passages lus, il ne publie pas ce croisement. Correction du 24 septembre 2026. Plusieurs phrases affirmaient une absence plus large que ce que j'ai lu : qu'aucune enquête disponible ne croise un pays avec un jugement sur sa régulation, que ce croisement n'est mesuré nulle part, qu'un résultat est le seul de l'étude KPMG à toucher la régulation. Chaque absence est désormais bornée aux passages de ces deux rapports relevés pour ce dossier. J'écrivais aussi que l'étude KPMG publie l'effet agrégé d'une question de suffisance de la régulation, et que les répondants font confiance « aux acteurs qui développent l'IA » : le coefficient publié porte sur un facteur institutionnel qui combine la conviction que la régulation suffit et la confiance dans une série d'acteurs pour développer l'IA dans l'intérêt public, et la page le dit maintenant sur toutes ses surfaces. « Surtout » est devenu « une grande partie », qui est ce que l'étude écrit. Edelman retient les quatre degrés les plus élevés d'une échelle en neuf points, pas les quatre premiers rangs. La cinquième réserve disait que l'édition 2022 plaçait « déjà » l'Inde en tête : ce « déjà » raccordait deux enquêtes que la page déclare non comparables, ou contredisait la valeur de 79 au Nigeria qu'elle cite pour 2025. La quatrième réserve parlait d'une série que la page n'utilise pas. J'ai retiré « la lecture courante », dont je n'ai aucune trace. J'ai ajouté ce que les sources portent et que la page taisait : le contrôle de l'âge et du niveau d'études qui borne la réserve de représentativité, le titre de la planche Edelman sur l'écart entre pays en développement et développés, les coefficients de 0,17 et 0,62, et le fait que 17 et 29 font 46 pour 47 pays et juridictions. L'indice ne change pas. Correction du 23 septembre 2026 : le premier point de la synthèse disait de ce croisement qu'il était « le plus cité ». Je n'ai aucune mesure de ce qui est cité : la phrase dit maintenant seulement qu'il n'est mesuré nulle part. Reprise du 18 septembre 2026, sur les relevés des enquêtes que cette page cite. L'affirmation centrale de cette page, répétée au chapô, dans la réponse de décision et dans la description, était que l'Inde et les Émirats arabes unis, parmi les pays les plus confiants dans l'IA, jugent aussi leur régulation suffisante. Ce croisement existe dans la Figure 25 de l'étude KPMG-Melbourne, que je n'avais pas retrouvée alors ; la page dit désormais ce que les deux documents portent réellement. Le couple de 39 % contre 57 % est un écart de disposition à faire confiance aux systèmes d'IA entre économies avancées et émergentes au sens de la classification du Fonds monétaire international, pas un jugement sur la suffisance d'une régulation. Les deux valeurs et leur objet exact figurent maintenant à la place de l'ancien couple. J'ai publié ce que les relevés portaient et que la page laissait dormir : le classement Edelman sur ses 28 marchés, avec ses valeurs hautes et basses, ce qui permet enfin d'attester par une source ce que la page affirmait du rang de l'Inde et des Émirats arabes unis ; l'assiette complète de l'enquête KPMG, terrain et effectif par pays ; les valeurs par pays de sa figure 13, de 79 au Nigeria à 25 en Finlande ; le résultat de son modèle sur la voie institutionnelle, avec la précision qu'il s'agit d'une association entre deux déclarations d'un même répondant ; et la réserve de surreprésentation universitaire dans les échantillons des économies émergentes, que l'étude écrit elle-même. La quatrième source, le millésime 2026 du baromètre, ne portait rien dans la page alors qu'elle y figurait comme l'édition croisée avec l'enquête KPMG. Elle sert désormais à ce qu'elle établit vraiment : il n'existe pas, à cette date, de série de confiance dans les entreprises de technologie pour ce millésime, donc pas de mesure postérieure au règlement européen sur cette grandeur. Une section de réserves a été ajoutée, la page n'en portait aucune, et cette page reçoit pour la première fois un indice de solidité de la preuve. La cinquième réserve opposait deux vagues d'enquête sans dire ce qui les sépare sur le fond. L'étude publie cette comparaison sur les dix-sept pays communs, et elle va dans un seul sens : la page la porte désormais. Deux formulations dépassaient ce que les documents portent. Le résumé écrivait que l'Inde et les Émirats arabes unis ne figuraient pas dans les valeurs par pays de l'étude : c'est le relevé de cette page qui n'en avait transcrit que huit sur quarante-sept, et le rapport couvre bien ces deux pays. Le résumé publie à la place ce que l'étude écrit de sa propre figure, 12 des 17 économies émergentes au-dessus de la moitié et 25 des 29 économies avancées en dessous. La qualification des deux producteurs, elle, est ramenée à ce que les documents établissent : la place du responsable « Trusted AI » dans le comité consultatif et les contacts du rapport, et la marque qui porte le baromètre, et non un modèle d'affaires qu'aucune source d'ici ne décrit. La note d'indice dit aussi que le barreau retenu est appliqué par analogie, l'échelle bornant sa règle aux enquêtes auprès de décideurs quand ces deux-là interrogent la population générale. Le titre pose désormais la question à laquelle la page répond, et le chapô y répond dès sa première phrase. La balise de référencement est inchangée. Ma première réserve et l'entrée de bibliographie correspondante écrivaient que le rapport est « signé » côté cabinet par le responsable mondial de la transformation « Trusted AI » de KPMG International. Le rapport a un bloc d'auteurs distinct, qui ne le nomme pas. Ce qu'il écrit vraiment est plus fort et plus vérifiable : ce responsable siège dans le comité consultatif du rapport et figure parmi ses contacts principaux, aux côtés du responsable mondial de l'intelligence artificielle du même cabinet. Les trois surfaces qui portaient le mot « signé » disent maintenant cela, comme la note d'indice le faisait déjà.

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