# Corpus B2B de l'Ehrenberg-Bass : huit effectifs, aucun groupe d'achat

> L'institut qui produit le cadre de distinctivité de marque liste neuf rapports B2B en accès libre, de mai 2021 à novembre 2025. Huit servent leur texte en entier, le neuvième ne sert qu'une préface signée par LinkedIn. J'ai relevé les huit et chaque effectif qu'ils publient : tous comptent des individus, aucun ne compte un groupe d'achat. Le mot committee y apparaît une fois, dans un cadre dont les questions n'interrogent qu'un décideur.

- Source : https://probans.org/marketing/contenu-ia-actifs-distinctifs-marque/distinctivite-b2b-neuf-effectifs-aucun-groupe-dachat
- Catégorie : Marketing
- Auteur : Axel Morel
- Publié le : 2026-08-10
- Mis à jour le : 2026-08-31
- Indice de solidité de la preuve (ISP-M) : 35/100 (31-55 %, Preuves limitées), score établi le 2026-08-31

## En résumé

- <strong class="text-ink">Neuf rapports listés en accès libre, huit servis en entier.</strong> De mai 2021 à novembre 2025 sur le site de l'Ehrenberg-Bass Institute ; le neuvième ne sert qu'une préface de huit cent dix mots, signée par l'équipe du B2B Institute de LinkedIn et non par les chercheurs de l'institut.
- <strong class="text-ink">Tous les effectifs publiés comptent des individus.</strong> Sept effectifs fermes plus une borne inférieure, et aucune mesure n'a pour dénominateur un groupe d'achat ; aucun de ces rapports ne déclare combien de personnes d'une même entreprise ont été interrogées.
- <strong class="text-ink">Le mot committee apparaît une seule fois dans ce corpus.</strong> Dans le seul rapport de juillet 2022, où les trois questions d'enquête proposées n'interrogent qu'une personne sur ce qu'elle sait des autres ; douze termes voisins de la décision collective en sont absents.

L'institut qui produit le cadre de distinctivité de marque liste neuf rapports sur le B2B, consultables sans abonnement. Je les ai comptés, et ce qu'ils mesurent n'est pas ce que la littérature commerciale décrit.

1. Neuf rapports B2B sont listés en accès libre sur le site de l'institut, de mai 2021 à novembre 2025. Huit servent leur texte en entier dans la page, sans mur payant, dont le plus récent, celui de novembre 2025. Le neuvième ne sert qu'une préface de huit cent dix mots, signée par l'équipe du B2B Institute de LinkedIn et non par les chercheurs de l'institut.
2. Tous les effectifs publiés dans ces rapports comptent des individus. Aucune mesure n'a pour dénominateur un groupe d'achat.
3. Le mot *committee* apparaît une fois dans les vingt-six mille sept cent quatre-vingt-quinze mots de ce corpus. Douze autres termes de la décision collective en sont absents.

## Ce que l'institut a publié, et ce qu'il garde

L'Ehrenberg-Bass Institute publie sous un intertitre « B2B Reports » neuf rapports en accès libre, chacun daté et signé : *Easy to Find: Being Where B2B Buying Happens* de novembre 2025, *Buyer says no? The rejection of Generative AI brands in B2B* d'août 2025, *How B2B Brands Grow* de novembre 2023, *Why you need to advertise: the best product doesn't win* de février 2023, *Category Entry Points in a Business-to-Business (B2B) World* de juillet 2022, puis quatre rapports de mai 2021, dont *The Double Jeopardy Law in B2B shows the way to grow* et *Brand Rejection in B2B*.

Le texte entier est servi dans la page pour huit d'entre eux, sans abonnement ni téléchargement conditionné. Le neuvième, *How B2B Brands Grow* de novembre 2023, fait exception : la page ne sert qu'une préface de huit cent dix mots, signée « An introduction to the How B2B Brands Grow report from the LinkedIn B2B Institute Team », et le rapport lui-même n'est pas à cette adresse. Tous les comptages qui suivent portent donc sur les huit rapports servis en entier, et sur cette préface pour ce qu'elle vaut.

Cela ne veut pas dire que tout est ouvert. L'institut écrit lui-même que ses sponsors ont un accès exclusif à « hundreds of reports like this », et il présente la mise en accès libre comme une exception : « Occasionally the Ehrenberg-Bass Institute will provide public access to a research report. » Ce corpus fermé existe, son contenu m'est inconnu, et rien de ce qui suit ne prétend dire ce qu'il contient.

## Neuf effectifs, neuf comptes de personnes

**En clair.** Une enquête interroge des personnes, une par une. Ce qu'elle compte au dénominateur est donc un nombre de répondants, jamais un nombre d'entreprises ni d'équipes. La mémoire d'un acheteur peut se mesurer ainsi ; la façon dont plusieurs collègues s'accordent sur un fournisseur, elle, reste hors du champ de l'instrument.

*Ce que les données établissent.* J'ai relevé le texte des huit rapports servis en entier et tous les effectifs qu'ils publient en prose, avec l'unité que chacun déclare. Quatre d'entre eux n'en publient aucun, la préface du neuvième non plus. Les autres en donnent sept fermes, plus une borne inférieure.

Le rapport de juillet 2022 en publie trois : six cent six « Business Insurance customers in the USA », six cent neuf « business customers surveyed », et trois cent onze « online advertising decision-makers in the United States » pour une enquête menée pour LinkedIn Marketing Solutions. Celui de mai 2021 sur le rejet de marque en publie deux : six cent neuf « buyers of business banking in the UK » et six cent seize « buyers of business insurance in the USA ». Celui d'août 2025 en publie un, deux mille huit cent trente-cinq « professional users of Generative AI in 13 countries ». Et celui de novembre 2025 donne un échantillon de quatre cent quinze utilisateurs de canaux de vente. S'y ajoute une borne inférieure, et non un effectif : « over 500 B2B marketers in the USA and UK », qui compte des marketeurs de marques et non des acheteurs.

Un effectif de plus existe, et je ne peux pas le citer. Le rapport de novembre 2025 donne pour un même tableau trois valeurs qui ne s'accordent pas : « six cent vingt-quatre » dans le titre du tableau, « over 400 B2B category buyers » dans le corps du texte, et une ligne de source qui répète l'échantillon de quatre cent quinze du tableau précédent. Les trois figurent dans la page, rien ne permet de trancher, et je n'en retiens aucune.

![Figure 1. Les sept effectifs fermes donnés en prose dans le corpus B2B en accès libre de l'Ehrenberg-Bass Institute, chacun avec l'unité que sa source déclare avoir comptée. Longueurs à l'échelle de la racine carrée de l'effectif : ces enquêtes portent sur des catégories, des pays et des protocoles différents, elles ne forment pas une série et ne s'additionnent pas. La ligne des groupes d'achat est vide parce qu'aucun de ces rapports ne publie de mesure dont le dénominateur serait un groupe. La dernière ligne porte un effectif que je ne cite pas : le rapport de novembre 2025 le donne sous trois valeurs qui ne s'accordent pas dans la même page. Sources : les neuf rapports cités en bibliographie, relevés le 31 août 2026.](/images/articles/figure2_effectifs_publies_b2b.svg)

*Ce que la méthode interprète.* ==Huit dénominateurs fermes, huit comptes d'individus, aucun compte de groupes d'achat.== Le mode de recrutement, quand il est donné, est un panel en ligne, qui recrute des personnes. Et aucun de ces rapports ne déclare combien de personnes d'une même entreprise ont été interrogées, ni s'il y en a eu plusieurs ou une seule. Le protocole n'est pas déclaré, dans un sens ni dans l'autre.

Les métriques le montrent par leur construction, et il faut être précis sur ce qu'elles montrent. Le rapport de juillet 2022 définit trois indicateurs de disponibilité mentale par formule. Deux ont un dénominateur qui compte des personnes : la pénétration mentale est le nombre d'acheteurs ayant au moins un lien avec la marque divisé par la taille totale de l'échantillon, soit quatre cent soixante-douze sur six cent neuf pour Barclays, 78 %, et trois cent vingt et un sur six cent neuf pour RBS, 53 % ; la taille de réseau divise les liens d'une marque par ses acheteurs. Le troisième, la part de marché mentale, ne compte pas des personnes du tout : il divise les liens d'une marque par le total des liens de toutes les marques, trois mille sept cent trente-deux sur trente-sept mille neuf cent quarante-huit. Son dénominateur n'est ni un individu ni un groupe.

*Limite de mesure* : ces chiffres portent sur des personnes interrogées, pas sur des entreprises clientes. Écrire que 78 % des entreprises clientes associent Barclays à un point d'entrée changerait l'unité et fausserait la mesure.

## Le comité apparaît une fois, et il apparaît dans une tête

*Ce que les données établissent.* Le corps des huit rapports servis en entier, plus la préface du neuvième, fait vingt-deux mille quatre cent quatre-vingt-treize mots. Le mot *committee* y apparaît une seule fois, dans le seul rapport de juillet 2022. Douze termes voisins n'y apparaissent pas du tout : *buying group*, *buying centre*, *buying center*, *consensus*, *group decision*, *collective*, *decision unit*, *DMU*, *stakeholder*, *unanimity*, *sign-off*, *veto*.

![Figure 2. Occurrences de quatre familles de termes dans le corpus B2B en accès libre de l'institut, comptage insensible à la casse sur le corps de chaque rapport, 22 493 mots au total, occurrences distinctes. La ligne de novembre 2023 est une préface de huit cent dix mots signée par l'équipe du B2B Institute de LinkedIn : ses zéros valent pour cette préface, pas pour le rapport, qui n'est pas servi à cette adresse. Le comptage ne porte pas sur le corpus réservé aux sponsors, dont le contenu est inconnu. Sources : les neuf rapports cités en bibliographie, relevés le 31 août 2026.](/images/articles/figure1_corpus_b2b_vocabulaire.svg)

Cette occasion unique n'est pas un aparté. Elle est l'un des sept axes du cadre que le rapport propose pour faire produire des points d'entrée de catégorie, celui qu'il nomme *with/for Whom* : « With whom is especially important in B2B, where the complex nature of buying committees heavily influences the buying situation. » Suivent quatre catégories de personnes à considérer, la direction, les pairs, les équipes juniors et les clients de l'entreprise.

*Ce que la méthode interprète.* Le statut de ce passage est ce qui compte, et il se lit dans ses verbes. La direction est quelque chose que le décideur « can have in mind ». La réaction des équipes juniors « can shape decision-makers thoughts about suppliers ». Et les trois questions d'enquête proposées à la suite interrogent une personne sur ce qu'elle sait des autres : « Are senior management involved in the process of buying &lt;insert category/service&gt;? If so, how? » ==Le comité est là, et il y est comme un indice qui entre dans la mémoire d'un décideur, jamais comme une unité qu'on observe.== Ces trois questions n'en interrogent qu'une, sur ce qu'elle sait des autres ; ce que le rapport a fait des autres membres, il ne le dit pas.

Le même rapport pose d'ailleurs sa convention en toutes lettres, dès son résumé : « For consistency the term 'decision-maker' will be used to describe the buyer whose memory we want to influence. » C'est un usage de vocabulaire, déclaré pour la commodité, pas une thèse sur la nature de la décision. Mais il dit l'objet de la mesure : une mémoire, au singulier. Le corpus compte vingt-quatre occurrences de *decision-maker* pour une de *committee*.

Le cadre décline même chaque axe selon deux perspectives, que le rapport appelle *The Business* et *The Professional*. Les deux ont le même sujet grammatical : le décideur. La première désigne les objectifs de l'entreprise que le décideur a en tête, pas la position d'autres personnes recueillie auprès d'elles.

## Ce que l'institut a bien fait, et qu'il faut dire avant le reste

*Ce que les données établissent.* L'institut pose la question du transfert, et il la pose deux fois. Le rapport de juillet 2022 l'énonce en prémisse : « While the specific CEPs may change, buyers in B2C or B2B environments go through similar memory processes, because all buyers draw on the same brain. » Le rapport de mai 2021 sur la double pénalité la reçoit comme une objection et la nomme : « We've been asked many times over the years, "Surely B2B is different to consumer marketing, will your empirical laws like Double Jeopardy hold up there?" », puis déclare avoir constitué la liste des différences supposées en interrogeant des marketeurs.

Il produit aussi des données B2B, et une comparaison chiffrée avec le B2C. Sur le rejet de marque, il mesure 11 % en banque professionnelle britannique et 7 % en assurance professionnelle américaine, qu'il rapproche d'une médiane de 9 % relevée en B2C sur cinq cent trente-cinq marques et vingt-quatre catégories. Ce corpus B2C de comparaison n'est ni référencé ni décrit dans le rapport, et je ne peux donc pas le remonter.

Il a recommencé en 2025, sur un terrain plus large : deux mille huit cent trente-cinq utilisateurs professionnels d'IA générative dans treize pays, vingt entreprises testées, un taux de rejet moyen de 6 %, un maximum de 15 %, et la méconnaissance comme première cause de rejet à 22 %.

*Ce que la méthode interprète.* Il serait donc faux d'écrire que l'institut n'a pas testé son cadre en B2B, ou qu'il ne pose pas la question du transfert. Il fait les deux, publiquement, et il faut le lire avant ma lecture.

Ce que je relève est plus étroit. La liste des raisons pour lesquelles le B2B pourrait différer, celle que l'institut a recueillie auprès de marketeurs et entrepris de traiter, ne contient pas le comité d'achat. Elle contient la valeur d'achat, le cycle structuré, les motivations d'acheteurs professionnels, les contrats longs, les coûts de changement. Pas la décision à plusieurs. Elle n'y est pas écartée : elle n'y est pas posée.

Et l'argument avancé pour le transfert, celui du cerveau commun, a la forme d'une prémisse, pas d'un résultat. Le mot qui le porte est *because*. Aucune donnée n'est convoquée à cet endroit, et aucune comparaison B2C contre B2B n'y est menée sur un même protocole.

## Le corpus ouvert parle des actifs distinctifs sans en mesurer aucun

*Ce que les données établissent.* Le terme *distinctive asset* apparaît six fois dans le corpus, toutes dans le seul rapport de novembre 2025. Un comptage brut sur la page en rend sept, parce que le site y sert deux fois le même bloc de texte. Les mots par lesquels ces actifs se mesurent, eux, sont absents du corpus entier : *recognition*, *attribution*, *fame* et *uniqueness* sont à zéro occurrence sur les vingt-six mille sept cent quatre-vingt-quinze mots.

Le rapport de novembre 2025, dont deux des enquêtes portent la mention « Survey conducted for Linkedin », les range sous le nom d'« owned prominence », par opposition à la notoriété qu'on loue : « These are the Distinctive Assets that work as branding devices in sales environments. » Et il pose un constat sur l'équipement des marques B2B : « while every B2B brand has a logo, there is often not much else to boost branding effects. This means B2B brands are often ill-equipped to cut through environmental, mental, or competitive clutter. »

*Ce que la méthode interprète.* Ces deux phrases sont sans effectif, sans échantillon et sans période. Elles disent ce qu'il faut faire, elles ne rapportent pas ce qui a été mesuré. Les seuls actifs que le rapport montre le sont dans un jeu, « Prominence Challenge: Which brands do these assets belong to? », dont aucun résultat n'est publié et où personne n'est interrogé. ==Un seul des rapports du corpus ouvert parle des actifs distinctifs en B2B, il les recommande, et il n'en publie aucune mesure.==

Je ne peux pas en conclure que ces actifs n'ont jamais été mesurés en B2B. Deux ensembles échappent à mon comptage. Le corpus réservé aux sponsors, d'abord. Ensuite une étude conduite avec le prestataire Distinctive BAT par Peter Weinberg et Jon Lombardo, alors au B2B Institute de LinkedIn : plus de trois cents actifs de marque sur cinquante-neuf marques et six catégories B2B. Je ne connais ce périmètre que par un billet de praticien qui le rapporte, et ses résultats me sont restés fermés.

## Deux autres instruments, deux autres unités, toujours pas le groupe

**En clair.** Trois dispositifs peuvent porter sur le même sujet sans observer la même chose. Noter un actif de marque revient à juger un objet ; interroger un acheteur revient à sonder une mémoire ; décrire un achat en entreprise revient à suivre un enchaînement de tâches. Rapprocher leurs résultats suppose une passerelle que rien ici ne fournit.

*Ce que les données établissent.* L'audit de l'agence STFO, signé Louis Grenier, qui note cent entreprises B2B SaaS et IA, le fait sur huit actifs distinctifs, chacun noté de 0 à 3, pour un total maximal de vingt-quatre, sur une échelle que son auteur déclare « built on Jenni Romaniuk's work at the Ehrenberg-Bass Institute ». Dans ce protocole, aucun acheteur n'est interrogé, et son auteur le décrit lui-même : l'échantillon a été choisi par un modèle de langage, les actifs notés par un dispositif automatisé, et chaque score relu à la main par lui. Aucune enquête, aucun panel, aucune question posée à un client.

Ce même audit n'aborde ni le comité d'achat, ni la comparaison au B2C, ni le processus de décision : *committee*, *B2C* et *decision* sont à zéro occurrence dans son texte intégral. Il applique un cadre, il ne le discute pas, et ce silence d'application n'est pas une prise de position sur la transposabilité.

Du côté de la description de l'achat, Gartner, qui produit ces données et vend le conseil qu'elles justifient, décrit une décision qui n'est ni linéaire ni individuelle, et nomme la création du consensus comme l'une des six tâches d'achat, « we need to get everyone on board ».

*Ce que la méthode interprète.* Trois instruments, trois unités d'observation. L'audit note un actif jugé par un évaluateur. Le corpus de l'institut mesure la mémoire d'un acheteur, un par un. Le cabinet, lui, décrit un processus de groupe. ==L'objet décrit est collectif, les objets mesurés sont un actif et une mémoire individuelle, et rien dans ce dossier ne mesure ce qui se passe entre les deux.==

Un score d'audit ne peut donc rien établir sur la façon dont un décideur, seul ou en groupe, reconnaît une marque : aucun acheteur ne voit ces actifs dans ce protocole.

*Limite de mesure* : le cabinet qui décrit la décision de groupe ne chiffre aucun effectif de comité sur la page relevée, et je n'en cite donc aucun. Ce qui est établi est la nature collective de la décision, pas son nombre de participants.

## Ce que ce comptage ne permet pas de conclure

*Extrapolation prudente.* Ce comptage porte sur neuf rapports en accès libre, pas sur la production de l'institut. Le corpus réservé aux sponsors existe, l'institut le chiffre lui-même en centaines de rapports, et je ne peux dire ni qu'il traite la décision collective ni qu'il l'ignore. La formulation exacte est celle-ci, et elle suffit : dans le corpus B2B ouvert de l'institut, la décision collective n'est pas l'unité mesurée.

*Test de falsification.* Un rapport publiant une mesure dont le dénominateur serait un groupe d'achat, plusieurs membres d'une même organisation interrogés séparément puis rapprochés, suffirait à retirer ce constat. Rien dans ce que j'ai relevé ne s'en approche : aucun tableau, aucune figure ne rapproche les réponses de plusieurs membres d'une même organisation.

## Mes réserves

**Périmètre.** Mon comptage porte sur les neuf rapports en accès libre, dont j'ai relevé le texte intégral et dont les neuf adresses sont en bibliographie. Il ne porte pas sur la production de l'institut : celui-ci chiffre son corpus réservé aux sponsors en centaines de rapports, et je n'y ai pas accès. Une mesure de groupe d'achat peut s'y trouver.

**Aucune de mes sources ne dit vraiment où elle s'arrête.** Aucun de ces rapports ne comporte de section de limites. Le seul énoncé de portée que j'y trouve est méthodologique et adressé au lecteur qui voudrait refaire le travail : « There is no one single sample size recommendation ». La borne de leur validité, je l'établis à partir de la méthode qu'ils déclarent, je ne la cite pas depuis eux.

**Les tableaux et figures de ces rapports sont des images.** Tout ce que je rapporte vient donc de la prose courante. Un chiffre présent dans une figure et absent du texte m'a échappé.

**Deux effectifs incompatibles pour un même objet.** L'assurance professionnelle américaine est portée à six cent six personnes dans le rapport de juillet 2022 et à six cent seize dans celui de mai 2021, avec dix-sept unités d'assurance de part et d'autre, mais nommées produits dans l'un et marques dans l'autre. Aucun des deux rapports ne renvoie à l'autre, aucun ne donne de date de terrain. Je ne peux dire ni que c'est la même enquête, ni que ce sont deux enquêtes distinctes.

**Une incohérence interne que je ne répercute pas.** Le rapport de juillet 2022 donne deux valeurs différentes pour le même effectif de liens, trois mille sept cent trente-deux à un endroit et trois mille sept cent quarante-deux à un autre. Les six métriques se recalculent par ailleurs sur les chiffres publiés.

**Une source du dossier ne dit rien de ce sujet.** La page « Answering critics », par laquelle Byron Sharp répond aux contradicteurs de l'institut, ne traite pas du B2B. Elle n'établit ni qu'il a répondu à l'objection de la décision collective, ni qu'il ne l'a pas fait, et je ne la cite dans aucun des deux sens.

**Un argument qu'on prête souvent au camp du transfert direct ne le porte pas.** Le billet de Paul Bailey, directeur de stratégie de marque en agence, soutient que l'achat B2B est aussi émotionnel, mais sur d'autres émotions que le B2C, ce qui affirme une différence et non une identité. Sa formule sur les entreprises devenues « Business to People » est au conditionnel, en dernière ligne.

## Sources

- [Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science. Open-access reports. Page de listage : neuf rapports B2B en accès libre sous l'intertitre « B2B Reports », chacun daté et signé, plus quatre traductions chinoises. L'institut y déclare que ses sponsors ont un accès exclusif à « hundreds of reports like this ».](https://marketingscience.info/open-access-knowledge/open-access-reports)
- [Romaniuk, J., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (juillet 2022). Category Entry Points in a Business-to-Business (B2B) World. Texte intégral en accès libre. Porte l'unique occurrence de « committee » du corpus, dans le W « with/for Whom » du cadre ; la convention « the term 'decision-maker' will be used to describe the buyer whose memory we want to influence » ; l'argument « all buyers draw on the same brain » ; et trois échantillons, n=606 clients d'assurance professionnelle aux États-Unis, n=609 clients de banque professionnelle au Royaume-Uni, n=311 décideurs de publicité en ligne aux États-Unis.](https://marketingscience.info/news-and-insights/category-entry-points-in-a-business-to-business-b2b-world)
- [Romaniuk, J., Dawes, J. & Faghidno, S., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (mai 2021). The Double Jeopardy Law in B2B shows the way to grow. Texte intégral en accès libre. Pose la question du transfert sous la forme d'une objection recueillie auprès de marketeurs, dont la liste des huit différences supposées ne contient pas le comité d'achat, et y répond par l'argument du cerveau commun.](https://marketingscience.info/news-and-insights/the-double-jeopardy-law-in-b2b-shows-the-way-to-grow)
- [Romaniuk, J., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (mai 2021). Brand Rejection in B2B: Incidence, Reasons and Implications. Texte intégral en accès libre. 609 acheteurs de banque professionnelle au Royaume-Uni et 616 acheteurs d'assurance professionnelle aux États-Unis, par panel en ligne, sur 22 et 17 marques : rejet moyen de 11 % et 7 %, comparé à une médiane de 9 % relevée en B2C sur 535 marques et 24 catégories.](https://marketingscience.info/news-and-insights/brand-rejection-in-b2b-indidence-reasons-and-implications)
- [Nenycz-Thiel, M. & Romaniuk, J., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (novembre 2025). Easy to Find: Being Where B2B Buying Happens. Texte intégral en accès libre, contrairement à ce que cette page indiquait auparavant. Porte les six occurrences distinctes de « distinctive asset » du corpus, sous le nom d'« owned prominence » et en registre prescriptif, ainsi qu'un échantillon de n=415 et une borne inférieure de plus de 500 marketeurs B2B. Un même tableau y reçoit trois effectifs qui ne s'accordent pas, et aucun n'est citable.](https://marketingscience.info/news-and-insights/easy-to-find-being-where-b2b-buying-happens)
- [Romaniuk, J. & Stocchi, L., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (août 2025). Buyer says no? The rejection of Generative AI brands in B2B. Texte intégral en accès libre. 2 835 utilisateurs professionnels d'IA générative dans 13 pays, 20 entreprises testées, taux de rejet moyen de 6 %, maximum de 15 %, méconnaissance première cause de rejet à 22 %.](https://marketingscience.info/news-and-insights/buyer-says-no-the-rejection-of-generative-ai-brands-in-b2b)
- [Romaniuk, J., Sharp, B., Dawes, J. & Faghidno, S., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (novembre 2023). How B2B Brands Grow. La page sert une introduction de 810 mots signée « the LinkedIn B2B Institute Team », pas le rapport lui-même. Aucune occurrence de committee, decision-maker, distinctive asset ni des treize termes de la décision collective.](https://marketingscience.info/news-and-insights/how-b2b-brands-grow)
- [Dawes, J., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (février 2023). Why you need to advertise: the best product doesn't win. Texte intégral en accès libre, 1 546 mots. Aucune occurrence de committee, decision-maker, distinctive asset ni des treize termes de la décision collective, et aucun effectif publié en prose.](https://marketingscience.info/news-and-insights/why-you-need-to-advertise-the-best-product-doesnt-win)
- [Dawes, J., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (mai 2021). Advertising effectiveness and the 95-5 rule: most B2B buyers are not in the market right now. Texte intégral en accès libre, 1 444 mots. Aucune occurrence de committee, decision-maker, distinctive asset ni des treize termes de la décision collective, et aucun effectif publié en prose.](https://marketingscience.info/news-and-insights/advertising-effectiveness-and-the-95-5-rule-most-b2b-buyers-are-not-in-the-market-right-now)
- [Romaniuk, J., Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science (mai 2021). How do B2B brands compete? Texte intégral en accès libre, 1 755 mots. Applique la loi de duplication d'achat au B2B. Aucune occurrence de committee, decision-maker, distinctive asset ni des treize termes de la décision collective, et aucun effectif publié en prose.](https://marketingscience.info/news-and-insights/how-do-b2b-brands-compete)
- [Gartner. The B2B Buying Journey: Key Stages and How to Optimize Them. Adresse d'origine en erreur 403 ; relevé fait sur la copie archivée du 25 août 2026. Décrit une décision collective et non linéaire, dont la création du consensus est l'une des six tâches d'achat nommées. La page ne chiffre aucune taille de groupe d'achat.](https://www.gartner.com/en/sales/insights/b2b-buying-journey)
- [Grenier, L., STFO (10 juin 2026). The State of B2B Brand Distinctiveness 2026 : 100 entreprises B2B SaaS et IA notées de 0 à 3 sur huit actifs distinctifs, sur une échelle déclarée « built on Jenni Romaniuk's work ». Aucun acheteur n'est interrogé : les mots respondent, survey, asked, interview et panel y sont à zéro occurrence.](https://www.stfo.io/research/b2b-brand-distinctiveness-2026/)
- [Bailey, P., Branding Strategy Insider (27 janvier 2025). The Value Of Distinctive Brand Assets In B2B And B2C. Billet d'opinion rapportant l'existence d'une étude menée par le B2B Institute de LinkedIn avec Distinctive BAT sur plus de 300 actifs, 59 marques et six catégories B2B, périmètre confirmé sur un article signé de ses deux auteurs dont les résultats restent inaccessibles.](https://brandingstrategyinsider.com/2025/01/the-value-of-distinctive-brand-assets-in-b2b-and-b2c/)
- [Ehrenberg-Bass Institute for Marketing Science. Answering critics. Billet signé Byron Sharp, sans date absolue affichée. Aucune occurrence de B2B sur ses 13 087 caractères : ne peut être cité ni dans un sens ni dans l'autre sur la question du transfert.](https://marketingscience.info/answering-critics)

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